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Politique - Liban-Sud

Macron : Paris n'acceptera pas que la mission de la Finul soit entravée ou anesthésiée

La France et ses partenaires veulent s'assurer « qu'aucune puissance, d'elle-même ou par ses supplétifs, ne déclenche l'embrasement redouté » au Proche-Orient.


Macron : Paris n'acceptera pas que la mission de la Finul soit entravée ou anesthésiée

Le président français Emmanuel Macron s'adressant aux forces militaires françaises à Paris, le 13 juillet 2024. Photo AFP/STÉPHANIE LECOCQ

Le président français Emmanuel Macron a appelé samedi soir, dans son discours aux troupes qui défileront le 14 juillet pour la fête nationale, à garantir la sécurité des Libanais face au « risque d'embrasement » au Proche-Orient, affirmant que Paris n'acceptera pas que « la mission de la Finul soit entravée ». 

La France a 700 militaires engagés au sein de la Force intérimaire de l'ONU au Liban, a rappelé le président français depuis l'Hôtel de Brienne, devant de nombreux militaires. « Leur mission est essentielle et se réalise dans des conditions dont je mesure la complexité », a-t-il ajouté, alors que les patrouilles des Casques bleus se font depuis plus de neuf mois sous le feu croisé quotidien des échanges de tirs entre le Hezbollah et Israël. « La France n'acceptera pas que la mission de la Finul soit entravée ou anesthésiée », a poursuivi M. Macron, à quelques semaines du renouvellement annuel du mandat de la force onusienne, fin août.

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Paris est le « porte-plume du Liban dans ce dossier » à l'ONU. Et si jusqu'à présent aucun pays n’a demandé à apporter des modifications au texte de la résolution ou à élargir les prérogatives de la Force internationale, une revendication généralement portée par Washington et Tel-Aviv pour renforcer le rôle de la force face au Hezbollah, certaines sources ont exprimé la crainte qu’une demande en ce sens ne soit soumise ultérieurement. Le cas échéant, il sera plus difficile de prendre une décision et la séance du Conseil de sécurité pourrait se compliquer. L'année dernière, le renouvellement avait été reporté, faute d'accord sur le texte concernant notamment la liberté de circuler ou non des Casques bleus dans un Liban-Sud sous forte influence du tandem chiite Hezbollah-Amal.


Pleine application de la résolution 1701

« La Résolution 1701 doit être pleinement appliquée. Notre détermination est à cet égard entière », a encore affirmé le chef de l’État français samedi soir. La mise en application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité est au centre des efforts internationaux, notamment américains, pour un retour au calme à la frontière. Ce texte prévoit notamment un retrait au nord du fleuve Litani des armes du Hezbollah.

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Concernant les tractations internationales en cours pour apaiser la situation, M. Macron a souligné que face aux « bouleversements historiques » que connaît le Proche-Orient, et au « risque d'embrasement » qui pèse notamment sur le « Liban-ami », la France et ses alliés et partenaires dans la région veulent s'assurer « qu'aucune puissance, d'elle-même ou par ses supplétifs ne déclenche l'embrasement redouté ».

Dans le cadre des efforts internationaux pour une résolution au Liban-Sud, l'émissaire du président français pour le Liban, l'ancien chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian, avait reçu le 3 juillet à Paris l'émissaire américain Amos Hochstein. La Maison Blanche avait ensuite annoncé que Paris et Washington « partagent l'objectif commun de résoudre le conflit de part et d'autre de la Ligne bleue par les moyens diplomatiques ». Cet objectif se base sur une feuille de route commune avec Washington, Paris s'appuyant sur son expérience de la résolution 1701 qui avait mis fin à la guerre de juillet 2006 entre le Hezbollah et Israël, et l'accord d'avril 1996 qui visait à stabiliser la frontière au lendemain de l’opération israélienne « Raisins de la colère ».

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Plus tôt dans la journée de samedi, le Premier ministre libanais sortant Nagib Mikati avait reçu un appel du nouveau ministre britannique des Affaires étrangères David Lammy, qui avait souligné qu'une « aggravation » des tensions le long de la frontière « n'est dans l'intérêt de personne » et mis en garde contre le risque d'une « erreur de calcul ».

Le président français Emmanuel Macron a appelé samedi soir, dans son discours aux troupes qui défileront le 14 juillet pour la fête nationale, à garantir la sécurité des Libanais face au « risque d'embrasement » au Proche-Orient, affirmant que Paris n'acceptera pas que « la mission de la Finul soit entravée ». La France a 700 militaires engagés au sein de la Force intérimaire de l'ONU au Liban, a rappelé le président français depuis l'Hôtel de Brienne, devant de nombreux militaires. « Leur mission est essentielle et se réalise dans des conditions dont je mesure la complexité », a-t-il ajouté, alors que les patrouilles des Casques bleus se font depuis plus de neuf mois sous le feu croisé quotidien des échanges de tirs entre le Hezbollah et Israël. « La France n'acceptera...
commentaires (1)

"Paris n'acceptera pas que la mission de la Finul soit entravée ou anesthésiée". Ok Mr Macron , et quelle est la suite ???

KHL V.

12 h 00, le 15 juillet 2024

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Commentaires (1)

  • "Paris n'acceptera pas que la mission de la Finul soit entravée ou anesthésiée". Ok Mr Macron , et quelle est la suite ???

    KHL V.

    12 h 00, le 15 juillet 2024

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