David Lammy lors d'une visite à Beyrouth, le 12 janvier 2024. Photo Reuters/Mohamed Azakir
Le Premier ministre libanais sortant Nagib Mikati a reçu samedi un appel du nouveau ministre britannique des Affaires étrangères David Lammy, qui a souligné qu'une « aggravation » des tensions le long de la frontière sud du Liban, où des combats opposent depuis neuf mois le Hezbollah à Israël, « n'est dans l'intérêt de personne » et mis en garde contre le risque d'une « erreur de calcul ».
Selon un communiqué du bureau de presse de M. Mikati, le secrétaire au Foreign Office a insisté, lors de l'échange téléphonique, sur le fait qu'il fallait « chercher à résoudre les situations tendues dans le sud du Liban et à Gaza, et travailler ensemble pour la paix et la sécurité au Moyen-Orient », notant qu'il se rendrait bientôt au Liban.
Dans un message posté sur X, M. Lammy a également affirmé qu'il s'était fait un « plaisir d'échanger avec Nagib Mikati sur l'amitié de longue date entre le Royaume-Uni et le Liban et sur la collaboration en faveur de la paix et de la sécurité au Moyen-Orient ». Et d'ajouter : « J'ai fait part de mes préoccupations concernant l'escalade des tensions à la frontière entre le Liban et Israël et le risque croissant d'une erreur de calcul ». « L'aggravation du conflit n'est dans l'intérêt de personne. Le Royaume-Uni souhaite qu'il soit résolu pacifiquement par le biais de négociations », a-t-il poursuivi.
Depuis le 8 octobre dernier, dans le sillage de la guerre à Gaza, Israël et le Hezbollah s'affrontent quasi-quotidiennement à la frontière du Liban-Sud. Le chef du parti chiite, Hassan Nasrallah, a pour sa part affirmé que le front de « soutien » à Gaza cessera une fois un cessez-le-feu déclaré à Gaza. Les échanges de tirs n'ont jusqu'à présent mené qu'à des escalades limitées, mais les craintes d'une expansion du conflit qui engloberait tout le Liban persistent.
En février dernier, le prédécesseur de M. Lammy, David Cameron, s'était rendu au Liban durant quelques heures dans le cadre d’une tournée au Moyen-Orient et avait rencontré M. Mikati, le président du Parlement, Nabih Berry, et le commandant de l’armée, le général Joseph Aoun. Lors des réunions tenues à cette occasion, M. Cameron avait insisté sur la nécessité d’un cessez-le-feu et de la mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies de 2006, qui appelle à une cessation complète des hostilités entre Israël et le Hezbollah, au retrait des forces israéliennes du Liban et leur remplacement par les forces armées libanaises et les Casques bleus de l'ONU.


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21 h 29, le 13 juillet 2024