Ibrahim Moussaoui et Christiane Amanpour lors de l’entretien. Capture d’écran
Fait assez rare pour être souligné, un député du Hezbollah, Ibrahim Moussaoui, est intervenu mercredi sur le plateau de CNN dans le cadre d’une interview menée par l’une des figures de la chaîne, Christiane Amanpour.
En avril dernier, le numéro deux du parti chiite, Naïm Kassem, avait été interrogé par la chaîne américaine NBC. Le fait que le Hezbollah, qui a lancé un « front de soutien » à Gaza le 8 octobre dernier, accorde deux interviews à des chaînes américaines en quelques mois donne un aperçu de la dimension qu’a prise le parti et de sa volonté de faire passer des messages aux États-Unis, malgré le fait que la puissance américaine est souvent la cible de la surenchère verbale du Hezb.
Interrogé sur les risques d’une guerre totale alors que l’escalade se poursuit à la frontière entre le Liban et Israël, M. Moussaoui a écarté cette probabilité que ni le Hezbollah ni les Israéliens ne souhaitent, encore moins les puissances régionales.
« Je dirais que Benjamin Natanyahu (Premier ministre israélien) est tenté par l’expansion de la guerre pour pousser les États-Unis à s’engager directement dans le conflit. Mais il n’est dans l’intérêt de personne de s’aventurer sur un tel terrain », a-t-il indiqué. Prié d’interpréter les propos du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui a mis en garde contre l’élargissement de la guerre qui, selon lui, serait alors « sans retenue, sans règle ni limite aucune », le député a répondu qu’il s’agit effectivement d’une menace. « Ce sera une réaction à une hostilité. C’est pour cela d’ailleurs que depuis le début du conflit, nous faisons payer aux Israéliens un lourd tribut pour précisément les dissuader de prendre le risque de déclarer une guerre globale. »
Le parlementaire chiite a tenu par la même occasion à rappeler que le Hezbollah n’est pas favorable à la guerre. « Nous détestons la guerre. Nous savons qu’elle va entraîner des morts et d’énormes destructions. En même temps, nous avons vu le génocide qui a eu lieu à Gaza », a-t-il dit.
À la question de savoir si le Hezbollah est libanais ou iranien, il a répondu : « Nous sommes libanais et fiers de l’être. Nous ne sommes pas iraniens et ne travaillons pas pour le compte de l’Iran. Nous faisons partie d’un axe de résistance contre l’occupant (israélien) qui nous cible en tant qu’Arabes, chrétiens et musulmans (…). La France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et les États-Unis soutiennent Israël, qui est une force d’occupation. Par conséquent, les peuples de la région ont le droit de constituer un front pour faire face à ce défi qui est une véritable force de colonisation. »


Croire au dire du Hezbollah, me rappelle l`histoire du loup et du scorpion qui doivent traverser un fleuve... Le scorpion finit par pique le loup en pleine traversé... Le HA nous a toujours menti avec ses voltes faces Terroristes.
21 h 07, le 13 juillet 2024