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Politique - Crise Politique Au Liban

Audi appelle à des législatives anticipées

Le numéro 2 du Vatican a insisté sur « l’importance pour le Liban d’élire un nouveau président », espérant que la « composante chrétienne joue un rôle actif sur ce plan ».

Audi appelle à des législatives anticipées

L’archevêque grec-orthodoxe de Beyrouth, Élias Audi. Photo d'archives AFP

Le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Élias Audi, a appelé dimanche les députés libanais à « céder leurs places » s’ils demeurent « incapables » d’élire un nouveau président de la République, plus de 18 mois après l’expiration du mandat de Michel Aoun en octobre 2022.

« Les députés devaient élire un nouveau chef de l’État avant la fin du sexennat de l’ancien président. Mais ils n’ont toujours pas accompli ce devoir », a-t-il déploré, avant de poursuivre : « S’ils sont incapables de remplir cette tâche, ou sont arrivés à une impasse, leur responsabilité politique et nationale ne devrait-elle pas les pousser à confier à ceux qui les ont chargés de cette responsabilité, que la Chambre actuelle est incapable d’élire un nouveau président et céder leurs places » à d’autres parlementaires « par les moyens démocratiques prévus par la Constitution ? » dans une référence aux élections législatives anticipées.

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Les appels à la tenue d’un tel scrutin se font de plus en plus récurrents, notamment de la part du vice-président de la Chambre, Élias Bou Saab, lui aussi grec-orthodoxe, qui met fréquemment en garde contre l’incapacité du Parlement actuel à élire un président. Plus récemment, Achraf Rifi, député de l’opposition, avait lancé un appel allant dans ce sens.

Parolin insiste sur l’importance de la présidentielle

De son côté, le chef de l’Église maronite Béchara Raï a à nouveau appelé à mettre un terme à la vacance présidentielle au Liban. « Nous vivons une véritable crise au Liban », a déploré le patriarche Raï lors dans son homélie dominicale, selon des propos rapportés par des médias locaux. « Nous devons donc revenir (sur cette crise) afin que le Parlement élise un président conformément à la Constitution », a-t-il plaidé.

Samedi, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, a lui aussi insisté sur « l’importance pour le Liban d’élire un nouveau président de la République », espérant que la « composante chrétienne joue un rôle actif sur ce plan ». Lors de la cérémonie de remise du Prix littéraire aux ambassadeurs accrédités auprès du Saint-Siège, le numéro 2 du Vatican a souligné la nécessité de poursuivre l’activité diplomatique pour parvenir à la paix. Il a rappelé que « la responsabilité en incombe à tous ».

De retour d’une visite au Liban, Mgr Parolin a estimé que la première solution à la situation du Liban réside dans «l’élection d’un président de la République pour mettre fin à la crise institutionnelle qui porte atteinte à l’ensemble du pays». « La solution ne sera pas magique, mais le Liban ne peut pas affronter les problèmes avec des postes vacants », a-t-il ajouté.

Le responsable du Vatican a confirmé dans ce cadre « le rôle actif du patriarche maronite Béchara Raï dans son engagement à unir les chrétiens ». « Il semble qu’il y ait un désir de la part des partis chrétiens d’unir leurs efforts et de proposer un ou plusieurs candidats qui font l’objet d’un consensus », a-t-il noté, précisant par ailleurs, en réponse à une question sur le Hezbollah, que « la solution passe par un candidat qui a l’approbation de tous les partis libanais ».

Plus d’un an après la dernière séance parlementaire consacrée à l’élection d’un président de la République, les députés libanais peinent toujours à se rallier autour d’un candidat consensuel, comme c’est l’usage au Liban. Samedi, Dar el-Fatwa, la plus haute autorité sunnite du Liban, a appelé à mettre fin à la « spirale des blocages », estimant que l’élection d’un président « nécessitait un dialogue entre tous les composantes politiques et groupes parlementaires du pays ». 

Le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Élias Audi, a appelé dimanche les députés libanais à « céder leurs places » s’ils demeurent « incapables » d’élire un nouveau président de la République, plus de 18 mois après l’expiration du mandat de Michel Aoun en octobre 2022. « Les députés devaient élire un nouveau chef de l’État avant la fin du sexennat de l’ancien président. Mais ils n’ont toujours pas accompli ce devoir », a-t-il déploré, avant de poursuivre : « S’ils sont incapables de remplir cette tâche, ou sont arrivés à une impasse, leur responsabilité politique et nationale ne devrait-elle pas les pousser à confier à ceux qui les ont chargés de cette responsabilité, que la Chambre actuelle est incapable d’élire un nouveau président et céder leurs places » à d’autres...
commentaires (1)

Enfin quelqu’un de censé. Comment les libanais peuvent ils accepter que des incompétents a tout point de vue continuent d’occuper leurs postes de ministres, députés, président de la chambre etc… puissent rester en place alors que le pays est paralysé et livré à des milices payés par un pays étranger pour le saccager. Les libanais devraient exiger le départ de tous ces impotents pour les remplacer par des patriotes qui se soucient de leur dignité et de leur bien être. Comment cela n’a pas été fait après deux ans de paralysie, on se le demande

Sissi zayyat

11 h 00, le 08 juillet 2024

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Commentaires (1)

  • Enfin quelqu’un de censé. Comment les libanais peuvent ils accepter que des incompétents a tout point de vue continuent d’occuper leurs postes de ministres, députés, président de la chambre etc… puissent rester en place alors que le pays est paralysé et livré à des milices payés par un pays étranger pour le saccager. Les libanais devraient exiger le départ de tous ces impotents pour les remplacer par des patriotes qui se soucient de leur dignité et de leur bien être. Comment cela n’a pas été fait après deux ans de paralysie, on se le demande

    Sissi zayyat

    11 h 00, le 08 juillet 2024

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