Dar el-Fatwa, plus haute autorité sunnite du Liban, a estimé que « l’élection d’un président de la République nécessitait un dialogue entre toutes les composantes politiques et les groupes parlementaires du pays, afin d’en finir avec la spirale des blocages et des accusations de part et d’autre ». Elle a estimé important « de poursuivre les efforts sur les plans local et international, pour sortir le Liban de l’impasse dans laquelle il se trouve ».
A l’issue d’une réunion présidée par le mufti de la République, le cheikh Abdellatif Deriane, à son siège à Beyrouth, l’institution a déploré dans un communiqué que le Liban « ne soit toujours pas parvenu à élire un chef de l’État malgré les initiatives et les efforts internes, arabes et internationaux ».
Le Liban traverse une période de vacance présidentielle depuis le fin du mandat du président Michel Aoun, le 31 octobre 2022.
Dar el-Fatwa a rappelé que « l'élection d'un président est une affaire nationale », appelant les députés « à assumer leurs responsabilités nationales », afin que cette échéance permette au Liban de se redresser.
Sur un autre plan, l’institution sunnite a dénoncé « l’ampleur de l’agression israélienne au Liban-Sud », dénonçant « des crimes contre l’humanité encouragés par le silence de la communauté internationale ».
Dar el-Fatwa a enfin réclamé « la mise en œuvre des mesures judiciaires émises par la Cour internationale de Justice (CIJ) » à l’encontre d’Israël, notamment « les mandats d’arrêts contre les responsables politiques, militaires et administratifs sionistes, responsables de génocide et et de crimes contre l’humanité à Gaza ».