L’économie libanaise peut-elle vraiment se passer du FMI ?
Alors que les réformes exigées par le Fonds ne sont toujours pas mises en œuvre, « L’OLJ » a demandé à plusieurs experts quels seraient les risques d’une absence totale de programme d’aide.
Le logo du FMI à l’entrée du siège du Fonds à Washington. Photo d’archives AFP
Depuis la signature de l’accord préliminaire avec le Fonds monétaire international (FMI) en avril 2022, la plupart des réformes exigées dans ce cadre, et en particulier celles concernant le secteur bancaire, restent toujours lettre morte. Si l’une des raisons majeures à ce blocage reste la question de la répartition des pertes entre les différentes parties (BDL, banques, État et déposants), ses conséquences économiques et sociales vont bien au-delà pour un pays qui, plus de quatre ans après le déclenchement de la crise, est encore confronté à une activité atone, une très forte inflation, une pauvreté et une émigration de masse, sans oublier des infrastructures de plus en plus défaillantes. Et l’aggravation de ces différentes dimensions de la crise ne devrait pas être le seul risque qui se profile : l’absence de réformes pour endiguer...
Depuis la signature de l’accord préliminaire avec le Fonds monétaire international (FMI) en avril 2022, la plupart des réformes exigées dans ce cadre, et en particulier celles concernant le secteur bancaire, restent toujours lettre morte. Si l’une des raisons majeures à ce blocage reste la question de la répartition des pertes entre les différentes parties (BDL, banques, État et déposants), ses conséquences économiques et sociales vont bien au-delà pour un pays qui, plus de quatre ans après le déclenchement de la crise, est encore confronté à une activité atone, une très forte inflation, une pauvreté et une émigration de masse, sans oublier des infrastructures de plus en plus défaillantes. Et l’aggravation de ces différentes dimensions de la crise ne devrait pas être le seul risque qui se profile :...
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La modernisation de l’administration de l’état est la clef de voûte de la solution.
Digitalisation des transactions=baisse de la corruption et baisse des coûts = 5 milliards de plus par an pour l’ETAT.
Qui n’en veut pas ?
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La modernisation de l’administration de l’état est la clef de voûte de la solution.
Digitalisation des transactions=baisse de la corruption et baisse des coûts = 5 milliards de plus par an pour l’ETAT.
Qui n’en veut pas ?
Sam
10 h 40, le 12 juin 2024
"Mais je t'assure, tout va mieux : les restaurants à Beyrouth sont remplis !..."
Merci au toujours très juste Saadé Chami de mettre les choses en perspective et de nous rappeler que la plupart des signes de "reprise" ne sont en réalité que le reflet de disparités économiques de plus en plus grandes.
papazulu
13 h 00, le 07 juin 2024
A ne pas oublier: le gouvernement libanais c'est lui qui a fait recours au FMI et non pas l'inverse. En outre, il avait recours à Lazard pour mettre un plan des réformes mais il était refusé au Parlement, et Alvarez & Marcel pour le Forensic Audit mais la BDL refusait de se coopérer et donner tous les documents nécéssaires.
Ihab Ammoury
06 h 31, le 07 juin 2024
La canaille de la BDL et les crapules bancaires ne lacheront le morceau que s'ils obtiennent l'effacement toral des depots sequestres. Au detriment de centaine de milliers de Libanais.
Pour les mafieux corrompus du pouvoir politique et financier, il s'agit de "legaliser" une fois pour toutes le hold-up du siecle estime a plus de 70 milliards de $ subtilises aux epargnants pour soutenir le regime de Damas et remplir les poches d'une poignee de fripouilles.
Ils se sont assures pour cela du soutien d'une bonne partie de la magistrature.
La modernisation de l’administration de l’état est la clef de voûte de la solution. Digitalisation des transactions=baisse de la corruption et baisse des coûts = 5 milliards de plus par an pour l’ETAT. Qui n’en veut pas ?
10 h 40, le 12 juin 2024