Nous vous remercions d'avoir suivi notre couverture en direct de la guerre entre le Hamas et Israël.
Nous poursuivrons notre couverture du conflit dès demain matin.
Le porte-parole de l'armée israélienne, Daniel Hagari, a déclaré que les "terroristes" qui sont entrés dans la zone tampon contrôlée par Israël près de la frontière Israël-Gaza et qui ont été tués par des tirs de l'armée plus tôt jeudi, sont sortis d'un tunnel à environ 200 mètres de la frontière Gaza-Israël, rapporte le Haaretz. M. Hagari a déclaré que le groupe tentait d'entrer en Israël depuis Rafah, avec des membres armés de lance-roquettes RPG et de fusils Kalachnikov.
"À 4 heures du matin, sous un épais brouillard, le groupe a été repéré par des observateurs militaires qui ont appelé le bataillon de patrouille bédouin," a déclaré M. Hagari, ajoutant que le bataillon a géré l'échange de tirs à courte portée. Trois membres du groupe sont morts sous les tirs de drones et de chars en moins de cinq minutes, et le quatrième s'est échappé vers Rafah, selon le porte-parole.
⚡ Un haut responsable du Hamas a déclaré jeudi que le plan présenté par Joe Biden la semaine dernière ne constituait pas une "nouvelle proposition" en vue d'un accord avec Israël pour un cessez-le-feu dans la bande de Gaza et la libération d'otages, rapporte l’AFP.
"La vérité, c'est qu'il n'y a aucune nouvelle proposition présentée au Hamas", a déclaré à l'AFP Oussama Hamdan, un haut responsable du mouvement islamiste palestinien basé à Beyrouth et joint par téléphone à partir de la bande de Gaza.
"Il n'y a pas de proposition, ce ne sont que des mots prononcés par (Joe) Biden dans un discours", a estimé M. Hamdan. Selon lui, le président démocrate a "essayé de dissimuler le rejet israélien" d'un autre accord présenté au début du mois de mai qui avait été accepté par le Hamas.
Dans sa première réponse à la proposition de trêve présentée par le président américain Joe Biden, le chef du Hamas à Gaza, Yahya Sinwar, a, lui déclaré aux médiateurs qu'il n'accepterait l'accord que si Israël s'engageait à respecter un cessez-le-feu permanent, selon le Wall Street Journal.
Les États-Unis ont appelé jeudi Israël à être "pleinement transparent" après la frappe meurtrière contre une école de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) à Gaza.
"Le gouvernement israélien a indiqué qu'il allait publier davantage d'informations sur cette frappe, y compris les noms des personnes qui y ont trouvé la mort. Nous attendons d'eux qu'ils soient pleinement transparents en rendant ces informations publiques", a déclaré à la presse le porte-parole du département d'État, Matthew Miller.
Nouvelle mise à jour sur la situation au Liban-Sud :
• Vers 19h, le Hezbollah a annoncé dans un communiqué avoir ciblé la caserne israélienne de Zebdine, dans les fermes contestées de Chebaa. Le parti chiite a précisé avoir lancé cette attaque en représailles aux attaques israéliennes répétées sur des villages du Liban-Sud.
• Dans un autre communiqué publié un peu plus tard, le Hezbollah a rapporté avoir ciblé le position israélien d’al Baghdadi, en face du village libanais de Meïs el-Jabal (caza de Marjeyoun). Le parti chiite a lancé un missile Burkan et été lancé en représailles au bombardement israélien de ce matin sur Aïtaroun (Bint Jbeil).
Un peu plus tôt, le Hezbollah a annoncé avoir "lancé des missiles sol-air en direction d'avions de guerre israéliens qui ont violé l'espace aérien libanais”.
Contacté par L’Orient-Le Jour, le bureau de presse du parti chiite a indiqué qu’il s’agissait de la première fois que les combattants du parti lancent des missiles contre des avions de guerre israélien.
Le Hezbollah a déjà utilisé des missiles sol-air en direction de drones israéliens. "La distance des avions de guerre, leur taille et rapidité est différente que celle des drones. Alors évidemment il s’agit aussi de différents missiles que ceux lancés contre des drones“, s’est contentée de dire la porte-parole du parti.
L'administration américaine a mis en garde Israël ces dernières semaines contre l'idée d'une « guerre limitée » au Liban qui pourrait pousser l'Iran à intervenir, rapporte jeudi le site d’information Axios citant deux responsables américains et un israélien, tous anonymes.
Le secrétaire général des Nations Antonio Guterres a condamné la frappe israélienne meurtrière contre une école de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) à Gaza, dénonçant un "nouvel exemple terrifiant du prix payé par les civils", selon son porte-parole.
"C'est un nouvel exemple terrifiant du prix payé par les civils, les hommes, femmes et enfants palestiniens qui tentent juste de survivre, forcés de se déplacer dans une sorte de cercle de la mort à travers Gaza pour tenter de se mettre à l'abri", a déclaré Stéphane Dujarric à la presse, soulignant qu'il faudrait que des comptes soient rendus "pour tout ce qui se passe à Gaza".
Le ministre irakien des Affaires étrangères Fouad Hussein (à droite) et le Premier ministre de l'Autorité palestinienne Muhammad Mustafa (à gauche) lors d'une conférence de presse à Bagdad, le 6 juin 2024. Photo AHMAD AL-RUBAYE / AFP
Le Premier ministre palestinien Mohammad Mustafa a déclaré que l'Autorité palestinienne basée en Cisjordanie occupée était prête à rétablir une direction palestinienne "unifiée” après la guerre à Gaza.
"Nous sommes prêts, en tant que Palestiniens, à assumer nos responsabilités dès le lendemain (de la guerre à Gaza) afin d'aider (...) à restaurer l'unité du peuple et la direction palestiniens", a déclaré M. Mustafa. "Il faut également bien se préparer à la création d'un Etat (palestinien) et aux responsabilités qui en découlent", a-t-il ajouté.
M. Mustafa s’exprimait depuis Bagdad, lors d'une conférence de presse aux côtés du ministre irakien des Affaires étrangères.
Depuis des affrontements fratricides en 2007, le leadership palestinien est divisé entre l'Autorité palestinienne, menée par le Fateh de Mahmoud Abbas, qui exerce un pouvoir limité en Cisjordanie, et le Hamas qui contrôle la bande de Gaza.
« L'armée a besoin de plus de soldats, vous verrez que l'on peut être un soldat de combat ultra-orthodoxe », a déclaré le chef de l'armée israélienne Herzl Halevi, rapporte Haaretz. Le commandant s’adressait aux soldats du bataillon ultra-orthodoxe Netzah Yehuda, basé en Cisjordanie, et leur a dit que « l'armée israélienne a besoin de plus de combattants aujourd'hui ».
Le service militaire est obligatoire en Israël, mais les ultra-orthodoxes peuvent échapper à la conscription pour se consacrer à l'étude des textes sacrés du judaïsme, une exemption instaurée par David Ben Gourion, fondateur de l'Etat d'Israël en 1948. Alors qu'elle n'affectait que 400 jeunes à l'époque, cette mesure concerne aujourd'hui 66.000 hommes âgés de 18 à 26 ans, une ressource précieuse pour l'armée dans sa guerre contre le Hamas.
Le Hezbollah a annoncé avoir pris pour cible à 18h05 du "matériel d'espionnage" israélien dans la localité israélienne de Metula, qui fait face à Khiam (caza de Marjeyoun).
Le Hezbollah a annoncé avoir "lancé des missiles sol-air en direction d'avions de guerre israéliens qui ont violé l'espace aérien libanais et franchi le mur du son dans le but de terrifier les enfants et de les forcer à se replier au-delà des frontières".
Le bruit de l'explosion du missile a été entendu dans de nombreuses régions du sud et dans les environs de Saïda. Selon notre correspondant au Liban-Sud, de nombreuses personnes ont cru qu'il s'agissait d'un bang sonique.
Shaan Shaikh, qui fait partie du Projet de défense antimissile au Centre international d'études stratégiques à Washington, se dit sceptique quant à la portée des missiles houthis qui pourraient s'étendre du nord du Yémen à Haïfa et frapper avec précision les navires israéliens.
Le groupe houthi du Yémen a déclaré avoir lancé deux opérations militaires conjointes avec la Résistance islamique irakienne contre des navires dans le port israélien de Haïfa. L'armée israélienne a démenti ces déclarations.
« Les attaques de drones à sens unique à cette distance sont difficiles mais pas impossibles », a déclaré l’expert à L’OLJ. « Mais cela signifierait contourner de nombreux radars saoudiens et israéliens. ».
Depuis novembre, les houthis ont mené des dizaines d'attaques en mer Rouge et dans le golfe d'Aden disant viser des navires en solidarité avec les Palestiniens, dans le contexte de la guerre meurtrière entre Israël et le Hamas.
"Depuis le 7 octobre, l'Organisation mondiale pour la santé a recensé 464 attaques contre les soins de santé dans la bande de Gaza", a déclaré l'OMS sur X. Des attaques qui ont fait 727 morts, 933 blessés et touché 101 établissement de santé.
"Deux cinquièmes (37%) des attaques ont eu lieu dans la ville de Gaza, près d'un quart (23%) dans le nord de Gaza et plus d'un quart (28%) à Khan Younès, poursuit la déclaration. Les soins de santé ne sont pas une cible. L'OMS appelle au respect du droit international et à la protection active des civils et des soins de santé".
Since 7 October, @WHO has documented 464 attacks on health care in the #Gaza Strip.
— WHO in occupied Palestinian territory (@WHOoPt) June 6, 2024
Attacks have resulted in 727 fatalities, 933 injuries, affected 101 health facilities and 113 ambulances.
Two-fifths (37%) of attacks were in Gaza City, nearly a quarter (23%) in north Gaza, and…
Le département d'État américain a imposé des sanctions au groupe militant palestinien appelé « Lion's Den » en Cisjordanie occupée par Israël, rapporte Reuters.
Dans un communiqué annonçant cette mesure, le porte-parole du département, Matthew Miller, a cité les attaques menées par le groupe contre des Israéliens et des Palestiniens en Cisjordanie depuis 2022. Le communiqué ne mentionne pas le nom des personnes visées par les sanctions.
Le chef de l'Organisation internationale du travail a critiqué jeudi la décimation des droits du travail des travailleurs palestiniens depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza et a appelé à la fin des nouvelles restrictions les empêchant de travailler en Israël.
Le traitement réservé par Israël aux travailleurs palestiniens, qui fait l'objet d'un examen minutieux depuis des décennies par l'Organisation des Nations unies pour l'emploi, s'est aggravé depuis la guerre du 7 octobre, les critiques se concentrant sur plus d'un demi-million de pertes d'emplois et sur l'exclusion de quelque 200.000 Palestiniens d'Israël pour des raisons de sécurité.
"Cette année a été la plus difficile pour les travailleurs palestiniens depuis 1967", a déclaré le directeur général de l'OIT, Gilbert Houngbo, lors de la réunion de Genève.
Le chef du commandement nord de l'armée israélienne déclare que ses troupes ont achevé les préparatifs en vue d'une attaque le long de la frontière avec le Liban, rapporte Haaretz.
« Nous sommes préparés et prêts et lorsque nous le commanderons, l'ennemi rencontrera une armée forte et prête », a déclaré Ori Gordin lors d'une cérémonie marquant les 18 ans de la guerre de 2006 qui a opposé le Hezbollah à l'armée israélienne.
S'adressant aux habitants du nord d'Israël - des dizaines de milliers d'entre eux ont été évacués et vivent dans des hôtels plus au sud - Ori Gordin a déclaré que les objectifs de l'armée israélienne étaient de créer les conditions sécuritaires permattant le retour des déplacés.
Voici une mise à jour de la situation sécuritaire dans le sud du Liban et le nord d'Israël :
* Le Hezbollah a déclaré avoir pris pour cible du matériel d'espionnage israélien à 15h35 sur le site israélien de Raheb, face au village libanais de Aïta el-Chaab dans le caza de Bint Jbeil.
* Un incendie a éclaté à la périphérie de la ville de Rmeich (Bint Jbeil) en raison de tirs d'artillerie israéliens visant la ville, selon des résidents. Ils ont ajouté qu'un obus tiré par l'armée israélienne est tombé juste à côté des équipes de la défense civile venus éteindre l'incendie, ce qui les a poussées à se retirer de la zone.
* Des sources sécuritaire ont rapporté qu'une frappe de drone israélien a visé une voiture de type "Rapid" (une fourgonnette de la marque Renault) sur la route entre les villes de Aïtaroun (Bint Jbeil) et de Bint Jbeil. Les premières informations rapportées à notre correspondant dans le sud indiquent que le missile a manqué le véhicule et a causé des blessures légères à un civil.
L'armée israélienne a démenti l'affirmation des houthis du Yémen selon laquelle ils auraient attaqué, avec une milice irakienne, des navires dans le port de Haïfa, dans le nord d'Israël.
« Ce n'est pas vrai », a déclaré le porte-parole militaire, le lieutenant-colonel Peter Lerner.
Le groupe houthi du Yémen a déclaré avoir lancé deux opérations militaires conjointes avec la Résistance islamique irakienne contre des navires dans le port israélien de Haïfa.
« La première opération visait deux navires transportant des équipements militaires dans le port de Haïfa, tandis que la seconde visait un navire qui avait violé la décision d'interdire l'entrée dans le port », a déclaré Yahya Saree, porte-parole militaire des Houthis, dans un communiqué télévisé rapporté par Reuters. D'après le Times of Israel, aucun incident n'a été signalé à Haïfa.
Les houthis, qui contrôlent la capitale et les régions les plus peuplées du Yémen, attaquent depuis novembre le trafic maritime international en mer Rouge en signe de solidarité avec les Palestiniens dans la guerre entre Israël et les militants du Hamas, ce qui a entraîné des frappes de représailles américaines et britanniques depuis février.
Le chef de l'agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), Philippe Lazzarini, a accusé Israël d'avoir mené, "sans avertissement préalable", une frappe sur une école de l'Unrwa dans la bande de Gaza, abritant selon lui des milliers de déplacés.
"Une autre école de l'Unrwa transformée en abri a été attaquée, cette fois-ci à Nousseirat", dans le centre de la bande de Gaza, écrit sur X M. Lazzarini. Il ajoute que les forces israéliennes n'avaient donné aucun "avertissement préalable, ni aux personnes déplacées ni à l'Unrwa", précisant que l'agence de l'ONU avait transmis les coordonnées de cette école à l'armée israélienne.
Le ministère de la Santé du gouvernement de Gaza a annoncé un nouveau bilan de 36.654 personnes tuées dans ce territoire palestinien depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas il y a près de huit mois.
Au moins 68 personnes sont mortes ces dernières 24 heures, précise le communiqué des autorités locales, ajoutant que 83.309 personnes avaient été blessées dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre déclenchée par l'attaque du Hamas en Israël le 7 octobre.
L'Espagne se joindra à la plainte pour génocide déposée par l'Afrique du Sud devant la Cour internationale de justice contre les actions d'Israël à Gaza, a déclaré son ministre des affaires étrangères, Jose Manuel Albares, cité par Reuters. L'Espagne est le premier pays européen à se joindre à cette affaire, à laquelle se sont joints le Chili et le Mexique.
Un haut responsable du Hamas, Sami Abou Zuhri, a déclaré à Reuters que si le groupe accueillait favorablement ce qu'il a appelé "les idées de Biden", le projet de résolution américain au Conseil de sécurité de l'ONU dépendait d'une proposition de cessez-le-feu israélienne que le Hamas avait vue et rejetée. "Le document (américain) ne mentionne pas la fin de l'agression ou le retrait" israélien de Gaza, a-t-il déclaré.
"Les documents israéliens parlent de négociations à durée indéterminée, sans date butoir, et évoquent une phase au cours de laquelle l'occupation récupère ses otages et reprend la guerre. Nous avions dit aux médiateurs qu'un tel document n'était pas acceptable pour nous", a déclaré Abu Zuhri.
Les pourparlers entre les médiateurs qataris, égyptiens et américains visant à parvenir à un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas dans la guerre de Gaza sont toujours en cours, mais n'ont montré aucun signe de percée, ont déclaré deux sources de sécurité égyptiennes à Reuters.
Les États-Unis et 16 autres pays ont publié une déclaration commune appelant Israël et le Hamas à accepter la dernière proposition de cessez-le-feu présentée par Joe Biden. Ce texte a notamment été publié sur le site de la Maison Blanche.
Les États-Unis, l'Argentine, l'Autriche, le Brésil, la Bulgarie, le Canada, la Colombie, le Danemark, la France, l'Allemagne, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, la Serbie, l'Espagne, la Thaïlande et le Royaume-Uni sont signataires de ce texte. Ces 17 pays ont des citoyens qui ont été pris en otage le 7 octobre lors de l'attaque meurtrière du Hamas.
« En ce moment décisif, nous appelons les dirigeants d'Israël et du Hamas à faire les derniers compromis nécessaires pour conclure cet accord et soulager les familles de nos otages, ainsi que tous ceux qui se trouvent des deux côtés de ce terrible conflit, y compris les populations civiles ».
Suite à l'attaque israélienne contre une école de l'Unrwa dans le camp de Nusseirate, dans le centre de Gaza, qui a fait des dizaines de morts, la ministre belge des Affaires étrangères Hadja Lahbib a appelé à un cessez-le-feu dans un post publié sur X.
« La frappe aérienne dévastatrice sur une école de l'Unrwa à Gaza est un acte de violence épouvantable et inacceptable », a-t-elle écrit. « Toutes les parties doivent respecter les infrastructures civiles... Cette tragédie nous rappelle l'urgence de mettre fin aux violences. »
La frappe sur Aïtaroun. Photo obtenue par notre correspondant Mountasser Abdallah auprès d'habitants
De nouveaux bombardements israéliens ont visé le Liban-Sud, et notamment Aïtaroun ces dernières heures :
- À Aïtaroun, l'aviation israélienne a bombardé un bâtiment de trois étages, qui a été entièrement détruit dans la frappe. Deux personnes ont été légèrement blessées, selon des riverains.
- À Abbasiyé, dans le caza de Hasbaya, des tirs d'obus au phosphore blanc ont provoqué un incendie, selon des habitants du village.
L'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) a mis en garde contre les risques d'une épidémie de choléra à Gaza, où la population vit dans des "conditions de vie inhumaines, qui se détériorent". Sur X, l'Unrwa a cité notamment l'accès "minime à de l'eau propre et la chaleur" qui risquent de favoriser "des épidémies et la déshydratation".
La situation le long de la frontière entre le Liban et Israël :
- Une personne a été tuée et une autre blessée dans une frappe israélienne ciblée sur une moto, menée au moyen d'un drone, à Aïtaroun (caza de Bint Jbeil), ont confirmé une source médicale et des résidents à notre correspondant dans le Sud, Mountasser Abdallah. Peu après cette frappe, le Hezbollah a annoncé la mort d'un de ses combattants, Hussein Hourani, né en 1988 et originaire de Bint Jbeil. Selon les informations de notre correspondant, il s'agit bien de la victime de la frappe à Aïtaroun. Depuis le 8 octobre, 331 membres du Hezbollah ont été tués dans des frappes israéliennes au Liban et en Syrie, selon notre décompte.
- En riposte à cette frappe, le parti chiite a annoncé avoir ciblé "le siège de la Brigade 91, dans la caserne de Biranit, et des positions armées, au moyen de missiles Falaq 1". Ces tirs ont "fait des pertes" dans les rangs israéliens, selon le Hezbollah. La caserne de Biranit est située face au village libanais de Rmeich, dans le caza de Bint Jbeil.
La société Jaber, propriétaire d'entrepôts à Wadi Gilo, au Liban-Sud, qui ont été détruits dans une frappe israélienne au cours de la nuit, a déploré dans un communiqué la perte de « centaines de milliers de dollars » de produits dans ce bombardement. Il s'agissait notamment « d'appareils électriques et ménagers », selon l'entreprise qui importe des marques allemandes. Le texte remercie en outre le travail des équipes de secours et ambulanciers qui ont éteint l'incendie qui déblayé les décombres.
Après la frappe israélienne sur une école de l'Unrwa située dans le camp de réfugiés de Nousseirat, dans le centre de la bande de Gaza, un hôpital gazaoui a fait état d'au moins 36 morts.
Le président russe Vladimir Poutine a condamné les combats à Gaza en les qualifiant de « destruction totale de la population civile », tout en proposant que Moscou soit un médiateur utile pour mettre fin au conflit israélo-palestinien. "Ce qui se passe actuellement à Gaza en réponse à l'attaque terroriste contre Israël ne ressemble pas à une guerre. Il s'agit d'une sorte de destruction totale de la population civile", a déclaré M. Poutine à des représentants de médias étrangers, dont l'AFP.
Dans d'autres remarques, il a déclaré que Moscou considérait la situation comme le résultat d'un « échec total » des États-Unis, mais qu'il y avait de l'espoir pour la création d'un État palestinien. La Russie tente de contribuer à la recherche de la paix, tout comme les États-Unis, mais les pays de la région, y compris la Turquie, devraient jouer un rôle clé, a suggéré M. Poutine.
Selon une source proche des négociations, une réunion a eu lieu hier à Doha "entre le Premier ministre qatari, le chef du renseignement égyptien et le Hamas, pour discuter d'un accord en vue d'une trêve à Gaza et d'un échange d'otages et de prisonniers".
Les exigences contradictoires des deux camps laissent peu d'espoir de voir le plan annoncé par M. Biden se concrétiser.
Après huit mois de guerre, l'Égypte, les États-Unis et le Qatar, qui jouent le rôle de médiateurs, poursuivent leurs efforts en vue d'un cessez-le-feu, quelques jours après l'annonce par le président américain, Joe Biden, d'une feuille de route proposée selon lui par Israël. Celle-ci prévoit, dans une première phase, un cessez-le-feu de six semaines accompagné d'un retrait israélien des zones densément peuplées de Gaza, de la libération de certains otages enlevés lors de l'attaque du Hamas et de prisonniers palestiniens détenus par Israël.
Avant cette frappe, cet hôpital avait déjà reçu depuis mardi "au moins 70 morts et plus de 300 blessés, en majorité des femmes et des enfants, à la suite des frappes israéliennes sur les zones centrales de la bande de Gaza", selon Médecins sans Frontières.
"L'odeur du sang dans la salle des urgences ce matin était insupportable. Il y a des gens étendus partout, sur le sol, dehors. Des corps étaient apportés dans des sacs en plastique. La situation est insoutenable", avait déclaré sur X Karin Huster, coordinatrice de MSF pour Gaza.
Le bureau des médias du Hamas a lui annoncé au moins 27 morts et de nombreux blessés dans cette frappe contre le camp de Nousseirat, dans le centre de la bande de Gaza. "Un nombre considérable de martyrs et de blessés continuent d'affluer à l'hôpital des martyrs d'Al-Aqsa", située dans la ville de Deir al-Balah, près de Nousseirat, a assuré le bureau des médias du Hamas accusant l'armée israélienne d'avoir commis un "horrible massacre".
Plus tôt dans la nuit, cet hôpital avait indiqué faire face à la "panne de l'un de ses générateurs électriques" ce qui risquait de compliquer le traitement de patients vulnérables et de provoquer "une catastrophe humanitaire".
À Gaza, l'armée israélienne a revendiqué tôt ce matin une frappe aérienne contre une école de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), abritant selon elle "une base du Hamas", qui a fait au moins 27 morts selon le mouvement islamiste.
"Des avions de combat de l'armée (...) ont mené une frappe précise sur une base du Hamas placée à l'intérieur d'une école de l'Unrwa dans la région de Nousseirat", a affirmé dans un communiqué l'armée israélienne qui a fait état de "plusieurs terroristes tués". "Des terroristes du Hamas et du Jihad islamique appartenant aux forces Nukhba et ayant participé à l'attaque meurtrière contre des communautés du sud d'Israël le 7 octobre dernier opéraient dans cette enceinte. Les terroristes ont dirigé leur campagne de terreur depuis la zone de l'école tout en l'exploitant et en l'utilisant comme abri", a assuré l'armée.
Après la frappe de drone lancée hier par le Hezbollah contre Hurfeish, dans le nord d'Israël, l'armée israélienne a annoncé ce matin la mort d'un de ses soldats. Un autre soldat a été grièvement blessé et huit autres sont légèrement touchés, précise le Haaretz.
De son côté, le Hezbollah a annoncé peu après minuit avoir lancé une frappe "de missiles" contre le site israélien de "Ramta", sur les hauteurs contestées de Kfarchouba.
Vers 3h du matin
- Une maison vide située entre Jebchit et Adchit a été ciblée, dans le caza de Nabatiyé et trois personnes qui se trouvaient à proximité ont été légèrement blessées.
- Le village de Wadi Gilo, dans le caza de Tyr, a été bombardé. L'aviation israélienne y a ciblé une maison de trois étages, qui a été totalement détruite. Des habitations proches ont également été sévèrement endommagées et ont pris feu, notamment un bâtiment abritant une fabrique de produits d'entretien. Quatre blessés ont été évacués de ce bâtiment. Lors des opérations d'extinction des incendies à Wadi Gilo, deux secouristes de la Défense civile libanaise ont été blessés.
- Beit Yahoun (Bint Jbeil) a été également visé par un raid israélien, à deux reprises. Après cette frappe, des explosions successives ont été entendues et un incendie s'est déclaré sur le lieu de la frappe et dans des commerces avoisinants. Selon des sources sécuritaires et la défense civile liée au mouvement Amal, sept personnes ont été blessées dans ce bombardement et hospitalisées.
- Une maison inhabitée de Siddiqine (Tyr) a été bombardée. Une femme syrienne qui se trouvait près de l'endroit visé a été blessée par des éclats de vitre et conduite à l'hôpital.
Entre minuit et 2h du matin :
- Des tirs de mitrailleuse israéliens ont visé des quartiers résidentiels de Adaïssé et la périphérie du village, provoquant des incendies.
- Des roquettes ont été lancées du Liban-Sud vers des positions israéliennes, déclenchant des tirs de missiles intercepteurs du Dôme de fer.
- Kounine, dans le caza de Bint Jbeil, a été bombardée par l'aviation israélienne, tout comme Adaïssé (Marjayoun). Dans cette localité, Israël a visé un pylône de télécommunications de la société de téléphonie mobile Alfa, mettant le feu à la réserve de carburant se trouvant à proximité.
La nuit avait commencé avec des tirs israéliens de fusées éclairantes au-dessus de la périphérie de Kfarchouba (caza de Hasbaya) et de survols à basse altitude.
- Vers 21h, des tirs d'artillerie ont visé les environs de Rmeich (caza de Bint Jbeil).
- À 23h, l'artillerie a ciblé la zone dite de Tell Ismaïl, dans la périphérie de Dhaïra (Tyr). L'aviation israélienne a survolé Zahrani, lancé des ballons thermiques au-dessus de Ghaziyé, dans le sud de Saïda et franchi le mur du son au-dessus de Nabatiyé et l'Iklim el-Touffah. À la même heure, des tirs de mitrailleuse ont visé les environs de Wazzani.
Sur le front du Liban-Sud, qui a connu une escalade ces derniers jours, autant dans les déclarations belliqueuses de part et d'autre de la frontière que sur le terrain, la nuit a été particulièrement violente, selon des sources sécuritaires contactées par notre correspondant Mountasser Abdallah et les communiqués successifs d'associations de secouristes, notamment celle affiliée au mouvement Amal.
Une escalade qui intervient après qu'une attaque menée au moyen de plusieurs drones par le Hezbollah, à Hurfeish, dans le nord d'Israël, a fait au moins un mort et sept blessés, selon l'armée israélienne.
Bonjour !
Nous sommes au 244e jour de la guerre dans la bande de Gaza. Il s'agit également du 243e jour depuis l'ouverture d'un front au Liban-Sud entre le Hezbollah et l'armée israélienne.
Retrouvez ici notre couverture en direct du conflit et ses répercussions dans la région.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Cet article est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici

