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Moyen-Orient - Analyse

« From the river to the sea », l'histoire d'un slogan qui enflamme le monde

Ce slogan, populaire dans le mouvement de solidarité avec la Palestine, suscite des réprobations dans les pays occidentaux. Côté palestinien, il exprime un rêve et un constat face à la colonisation.
« From the river to the sea », l'histoire d'un slogan qui enflamme le monde

Des manifestants défilant avec des pancartes en signe de solidarité avec les Palestiniens de Gaza lors d’un rassemblement à Alger, le 19 octobre 2023. Photo AFP

C’est un slogan qui fait couler beaucoup d’encre. « From the river to the sea, Palestine will be free. » Ou en français : « Du fleuve à la mer, la Palestine sera libre. » Depuis le 7 octobre, le carnage auquel se livre Israël dans la bande de Gaza donne lieu à un immense élan de solidarité avec le peuple palestinien. Et dans les manifestations qui s’emparent des rues et des campus d’Europe et d’Amérique du Nord, le mot d’ordre en question attire tout particulièrement l’attention d’une partie des classes politiques, intellectuelles et médiatiques. Derrière l’exaltation ou la crispation qu’il suscite actuellement, la manifestation d’idéaux chez les uns, d’angoisses chez les autres et l’inquiétude chez certains d’une remise en cause du paradigme à deux États comme solution au « conflit » israélo-palestinien. Pour nombre de Palestiniens, le...
C’est un slogan qui fait couler beaucoup d’encre. « From the river to the sea, Palestine will be free. » Ou en français : « Du fleuve à la mer, la Palestine sera libre. » Depuis le 7 octobre, le carnage auquel se livre Israël dans la bande de Gaza donne lieu à un immense élan de solidarité avec le peuple palestinien. Et dans les manifestations qui s’emparent des rues et des campus d’Europe et d’Amérique du Nord, le mot d’ordre en question attire tout particulièrement l’attention d’une partie des classes politiques, intellectuelles et médiatiques. Derrière l’exaltation ou la crispation qu’il suscite actuellement, la manifestation d’idéaux chez les uns, d’angoisses chez les autres et l’inquiétude chez certains d’une remise en cause du paradigme à deux États comme solution au « conflit »...
commentaires (11)

Votre article est en tous points remarquable. Bravo et merci madame. Youssef el addal

Nahla

21 h 58, le 06 juin 2024

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Commentaires (11)

  • Votre article est en tous points remarquable. Bravo et merci madame. Youssef el addal

    Nahla

    21 h 58, le 06 juin 2024

  • - FROM THE RIVER TO THE SEA. - IL Y EN A DEUX VERSIONS. - L,UNE PARLE DE L,EUPHRATE, - JUSQUES LES EAUX DE LA MER ROUGE. - C,EST UN REVE SIONISTE. - L,AUTRE PARLE DU JOURDAIN, - A LA MEDITERRANEE. - C,EST LE DROIT PALESTINIEN.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    20 h 09, le 05 juin 2024

  • Si depuis bientôt un siècle aucun rapprochement durable entre les Arabes et le Juifs, (des projets, que de projets) on se demande selon la logique du bon sens, quelle réconciliation pourrait voir le jour ? Seul l'essor économique, "la pluie de dollars " disent les optimistes pourraient faire avancer la paix, mais maintenir une inégalité, une misère socio-économique, faire vivre une population dans des camps ne pourrait que favoriser la détresse, la haine et la violence... Mais on a vu d'autres peuples, Europe comprise, selon un projet européen, vivre en "paix" après tant de morts...

    Charles Fayad

    16 h 05, le 05 juin 2024

  • ""Il sera difficile, quand tout s’arrêtera, peut-être pour une génération, peut-être pour plusieurs, d’entendre parler de « solution », de « paix » ou de « réconciliation »."" D'accord, difficile de parler de réconciliation, comme au Liban, mais des médias, préfèrent mettre la poussière sous le tapis, plaident pour le "vivre-ensemble", des politiciens débattent des alliances électorales, des mariages interconfessionnels entre jeunes chefs politiques pour donner l'exemple, mais pour les habitants, pour la population, ils préfèrent la valise après avoir porter les cercueils des leurs.Des visas.

    Charles Fayad

    15 h 54, le 05 juin 2024

  • Le courant sioniste pervertit également le monde médiatique. En France, comme dans d'autres pays occidentaux, actuellement, beaucoup sont ceux qui découvrent les tenants et aboutissants du conflit entre la Palestine et les colonisateurs. Alors que ce conflit dure depuis 76 ans !Comment expliquez-vous ce constat !PS : sur mon 1er commentaire, je voulais écrire "affrontement", lutte, combat, à la place "d'affront", qui ne signifie pas la même chose.

    peacepeiche@gmail.com

    10 h 13, le 05 juin 2024

  • Nous ne devrions pas considérer, cad reconnaître une légitimité à l'idéologie sioniste semblable à l'idéologie nazi, "d'une race supérieure aux autres".Durant toutes les décennies écoulées, nous observons l'influence de l'assentiment du régime sioniste au sein de la communauté internationale, peu importe les continents, même au Moyen-Orient. Comment voulez-vous expliquer ce constat ?En toute logique, le courant sioniste pervertit la politique, où culmine l'affront entre les régions, et offre l'opportunité aux corruptibles d'occuper une place d'autorité.

    peacepeiche@gmail.com

    10 h 03, le 05 juin 2024

  • La disparition politique et militaire du Hamas ne sera regrettée par aucune personne non-fanatisée mais là, c’est la disparition du peuple palestinien tout entier qui guette.

    Marionet

    09 h 00, le 05 juin 2024

  • Parti trop tôt: outre les divisions de la société juive israélienne entre juifs séfarades (arabes) et ashkénazes, détenteurs de quasi tous les pouvoirs, il faut aussi interroger la qualité des sondages qui, souvent, ne disent que ce qu’on veut leur faire dire par le biais de la formulation des questions. Enfin, les manifs géantes contre la réforme de la Cour suprême, avant le 7 octobre, montrent que le « front interne » se lézarde et c’est peut-être aussi l’un des enjeux inconscients de cette guerre contre une population palestinienne sans défense.

    Marionet

    08 h 58, le 05 juin 2024

  • Une fois de plus, SMB s’attaque à un slogan pour le décortiquer, avec succès, et le démystifier. Mais peut-être sous-estime t-elle le poids des divisions de la société juive israélienne entre séfarades, quasi-totalement exclus du pouvoir depuis la création de l’Etat, et ashkénazes.

    Marionet

    08 h 52, le 05 juin 2024

  • Tout est dit Et la dernière phrase... est criante de vérité/réalité

    laravine@yahoo.fr

    08 h 05, le 05 juin 2024

  • Impossible de lire tout l'article sous mobile Android

    Dorfler lazare

    07 h 37, le 05 juin 2024

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