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Société - Témoignages

Pour les déplacés du Liban-Sud, le cœur n'est pas au ramadan

Après avoir fui leur domicile depuis près de six mois, ces Libanais vivent difficilement ce mois béni pour les musulmans. 

Pour les déplacés du Liban-Sud, le cœur n'est pas au ramadan

Farah, une déplacée de Beit Lif, dans le lycée technique de Tyr, devenu abri de fortune, le 2 février 2024. Photo João Sousa

Fatima* enchaîne les cigarettes dans cette petite pièce qu’elle loue avec sa sœur Aïcha*. L’appel à la prière marquant la fin du jeûne n’a pas encore retenti à Tyr. « Je suis une déplacée… Je n’ai pas la force de jeûner », déplore cette quinquagénaire, originaire de Dhaïra, un village sunnite dans le caza de Tyr pris entre les échanges de feu opposant le Hezbollah à l’État hébreu depuis bientôt six mois. Comme les plus de 90 000 déplacés du Liban-Sud, les deux femmes attendent de rentrer chez elles sans aucune lueur d’espoir à l’horizon. À Tyr, comme dans le reste du pays, les décorations de ramadan ont été installées. Mais, en ce mois béni pour les musulmans, le cœur n’y est pas pour les déplacés. « Pourtant, il n’y a pas plus beau que le ramadan », souffle Fatima. Sa sœur, elle, jeûne malgré tout. « Ce mois-ci est supposé être...
Fatima* enchaîne les cigarettes dans cette petite pièce qu’elle loue avec sa sœur Aïcha*. L’appel à la prière marquant la fin du jeûne n’a pas encore retenti à Tyr. « Je suis une déplacée… Je n’ai pas la force de jeûner », déplore cette quinquagénaire, originaire de Dhaïra, un village sunnite dans le caza de Tyr pris entre les échanges de feu opposant le Hezbollah à l’État hébreu depuis bientôt six mois. Comme les plus de 90 000 déplacés du Liban-Sud, les deux femmes attendent de rentrer chez elles sans aucune lueur d’espoir à l’horizon. À Tyr, comme dans le reste du pays, les décorations de ramadan ont été installées. Mais, en ce mois béni pour les musulmans, le cœur n’y est pas pour les déplacés. « Pourtant, il n’y a pas plus beau que le ramadan », souffle Fatima. Sa sœur,...
commentaires (4)

Ces pauvres gueux remercient ceux là même qui sont responsables de leur exil.. Y à pas à dire.. Quel peuple et quel pays de M....

Emile G

18 h 31, le 21 mars 2024

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Commentaires (4)

  • Ces pauvres gueux remercient ceux là même qui sont responsables de leur exil.. Y à pas à dire.. Quel peuple et quel pays de M....

    Emile G

    18 h 31, le 21 mars 2024

  • Le Hezbollah, le seul à défendre le territoire et à soulager les plus démunis. Face aux caisses de l'état vidées et l'avidité de colons-voisins , heureusement qu'un mouvement de résistance et charitable vient apporter un équilibre fragile au destin des libanais.

    peacepeiche@gmail.com

    11 h 19, le 21 mars 2024

  • Et on dit merci à Hassouna, le roi des mafieux ...

    Zeidan

    10 h 53, le 21 mars 2024

  • Ils vont certainement remercier Hassan Nasrallah qui leur donne l'occasion de jeûner vraiment, cette année.

    Yves Prevost

    06 h 53, le 21 mars 2024

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