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La sélection « à 9178 km, le Liban dans la peau », de Nour Braidy

Chère lectrice, cher lecteur,

Lorsque j'ai intégré l'équipe (la famille, ndlr) de L'Orient-Le Jour, ma cheffe m'avait dit : « Un journaliste ne s'invite jamais brutalement dans son article ». Exit les « je », les « moi » et les envolées sentimentales ! Je ne me suis pas fait prier. Mais la voici qui aujourd'hui, des années plus tard donc, me demande de vous parler de moi... Alors, tant qu’à faire, je joue le « je ».

L'Orient-Le Jour fête ses 100 ans cette année et moi mes 10 ans au sein de l'équipe web ! Petite équipe de claviéristes hyper-connectés qui jonglent entre : l'actualité locale et internationale, les réseaux sociaux, la modération de vos commentaires (dont certains ont requis des réunions au sommet), les alertes sur téléphone mobile et email, et bien d'autres missions. Une équipe faite de journalistes réactifs, polyvalents, rigoureux, mais invariablement un peu loufoques. Car soyons francs, même si nous, journalistes, sommes tenus de garder une distance par rapport aux évènements que nous couvrons, l'actualité nous pénètre jusqu'au plus profond de notre être… surtout quand il s'agit de celle de Gaza et du Liban.

Depuis quelques années maintenant, 9178 kilomètres me séparent de mon bureau du deuxième étage de L'Orient-Le Jour. Mais c’est comme si j’y étais toujours. Durant « ma » journée depuis les États-Unis, je couvre, avec l’équipe « de nuit », l’actualité du monde et du Liban. Quand mes collègues rentrent chez eux, et que Beyrouth s’endort, je reste attentive aux nouvelles. Depuis ma petite bulle à Philadelphie, mon ordinateur à portée de main, j'ai le sentiment de veiller sur le Liban.

Le Liban ne nous quitte jamais. C'est ce que j’ai appris dans les méandres de l’exil, en allant à la rencontre de Libanais aux parcours exceptionnels pour partager avec vous leurs histoires. Entrepreneurs, artistes, médecins, chercheurs… ils portent tous leurs origines dans leurs mots et dans leur cœur.

En clôture de cette lettre je voudrais vous dire merci, parce que cette grande famille de L’Orient-Le Jour, vous en faites partie. Nous vous connaissons bien, vous, lecteurs assidus, lecteurs joueurs impatients de décrypter les mots croisés avant l'heure, lecteurs commentateurs enflammés, censurés ou supporteurs, lecteurs fervents de la page carnet. Quel que soit votre style de lecture, j'espère que ma sélection « le Liban dans la peau » saura vous ravir.

Bonne lecture !

Nour Braidy 

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