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Économie - Politique monétaire

Inflation élevée : la Banque centrale russe maintient son taux directeur à 16%

Inflation élevée : la Banque centrale russe maintient son taux directeur à 16%

La faça de la Banque centrale russe. AFP

La Banque centrale russe (BCR) a annoncé vendredi maintenir son taux directeur à 16%, condition nécessaire, selon elle, pour faire baisser l'inflation qui plombe toujours le pouvoir d'achat des Russes, sous l'effet des lourdes sanctions occidentales.

"Les pressions inflationnistes actuelles se sont atténuées par rapport aux mois d'automne, mais elles restent élevées", a justifié la BCR dans un communiqué, après que l'inflation a stagné en janvier à 7,4%, bien au-delà de la cible annoncée de 4%.

La BCR a ainsi reconnu qu'"à moyen terme, les risques d'inflation restent orientés à la hausse", expliquant ainsi vouloir "maintenir des conditions monétaires restrictives (...) pendant une longue période". Cette décision devrait rassurer les entrepreneurs russes, inquiets du coût croissant des investissements dans le pays, sur fond d'absence de perspective de sortie du conflit avec l'Ukraine et de vie chère du fait des sanctions.

Ces derniers mois, le manque de main d'oeuvre -lié au départ de centaines de milliers de Russes au front ou à l'étranger-, l'affaiblissement du rouble, des conditions de crédit souples et des dépenses fédérales en nette hausse ont contribué à l'augmentation des prix. "Les pénuries de main d'oeuvre restent le principal obstacle à l'augmentation de la production" nationale, a d'ailleurs noté vendredi la BCR.

Or sa cheffe, Elvira Nabioullina, a fait de l'inflation son cheval de bataille, en pleine surchauffe de l'économie nationale alimentée par l'explosion des commandes militaires pour approvisionner l'armée qui combat en Ukraine. A un mois de la présidentielle qui doit le voir triompher sans opposition, Vladimir Poutine a, lui, exhorté en début de semaine la BCR et le gouvernement à tout faire pour "maîtriser" la hausse des prix, une des principales préoccupations des Russes.

Leur pouvoir d'achat est plombé depuis deux ans sous l'effet des sanctions occidentales, couplé à l'affaiblissement du rouble face au dollar et à l'euro. Or les Russes restent fortement marqués par le souvenir de l'instabilité financière des années 1990, quand des millions de personnes ont vu leur épargne bancaire se volatiliser sous l'effet de la dévaluation du rouble et de l'inflation.

Dans son communiqué, la Banque centrale russe a dit espérer une inflation autour de "4-4,5%" cette année, alors que le gouvernement a acté l'explosion des dépenses de Défense de près de 70% par rapport à 2023, ce qui pourrait faire accélérer d'autant plus la hausse des prix.

La Banque centrale russe (BCR) a annoncé vendredi maintenir son taux directeur à 16%, condition nécessaire, selon elle, pour faire baisser l'inflation qui plombe toujours le pouvoir d'achat des Russes, sous l'effet des lourdes sanctions occidentales."Les pressions inflationnistes actuelles se sont atténuées par rapport aux mois d'automne, mais elles restent élevées", a justifié la BCR...
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