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Nos Lecteurs ont la Parole

Neqamah

Il y avait un riche propriétaire agricole qui vivait en Judée-Samarie. On ne se souvient pas de son nom mais plus tard on l’appela Neqamah, la vengeance en hébreu. Cet homme, qui appartenait à l’une des tribus d’Israël, faisait travailler plusieurs familles palestiniennes qui lui étaient soumises. Elles vivaient dans un grand dénuement et souffraient de l’ingratitude et de l’égoïsme de leur maître qui ne les aimait pas. En effet, il les considérait comme des objets dont il usait et abusait.

Neqamah avait à sa disposition une milice qui faisait régner la peur et la terreur au sein de ces familles et qui n’hésitait pas à brutaliser ceux qui osaient se plaindre. Mais le ressentiment, la colère et la haine de ces familles contre leur maître croissaient chaque jour sans que cette situation ne changeât.

Un soir, après avoir fait le tour de ses propriétés, Neqamah rentra chez lui et vit son fils et sa femme sans vie, sur le sol de sa maison. Ils avaient été roués de coups avant de succomber. Neqamah pleura toute la nuit, puis, le lendemain, il décida d’aller se venger, bien qu’il ignorât le nom du meurtrier.

Accompagné de sa milice et profitant de l’absence des hommes qui travaillaient dans les champs, il pénétra dans la première maison qu’il vit et tua la femme et ses trois enfants qui s’y trouvaient. Puis il entra dans une deuxième maison et agit de la même manière. Plus il tuait, plus la haine l’envahissait et plus il avait envie de tuer. Arrivé à la cinquième maison, il se fatigua et demanda à ses miliciens d’aller incendier les autres maisons. À la fin de la journée, le village n’était plus que sang et cendres.

Neqamah fut contraint de quitter ses terres de peur d’être tué à son tour par les hommes revenus des champs et partis à sa recherche. Il s’enfuit de plus en plus loin car, là où il s’arrêtait, les gens le reconnaissaient et l’insultaient. Partout on le considérait comme un meurtrier d’innocents et la mémoire de sa femme et de son fils disparut. Cet homme fut appelé Neqamah.

Israël, ne prends pas le même chemin que Neqamah et n’écoute pas ceux qui t’enjoignent de suivre ses pas, car sinon ton destin pourrait ressembler au sien !

De même, toi, l’homme qui a tué l’épouse et le fils de Neqamah, tu as tué deux innocents qui n’étaient pas tes ennemis, tu as tué la paix et ouvert la porte de la vengeance contre ton peuple.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Il y avait un riche propriétaire agricole qui vivait en Judée-Samarie. On ne se souvient pas de son nom mais plus tard on l’appela Neqamah, la vengeance en hébreu. Cet homme, qui appartenait à l’une des tribus d’Israël, faisait travailler plusieurs familles palestiniennes qui lui étaient soumises. Elles vivaient dans un grand dénuement et souffraient de l’ingratitude et de...

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Israël continue Neqamah

Eleni Caridopoulou

17 h 16, le 07 décembre 2023

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Commentaires (1)

  • Israël continue Neqamah

    Eleni Caridopoulou

    17 h 16, le 07 décembre 2023

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