Rechercher
Rechercher

Nos Lecteurs ont la Parole

L’enfer des émotions !

Avec la situation critique que nous vivons ces dernières années et surtout ces dernières semaines, avez-vous senti des journées entières des moments de terreur ? Avez-vous vécu un cocktail de peur et d’anxiété incroyablement intense pour des semaines et des mois ? Vous êtes-vous réveillés la nuit totalement abattus et troublés physiquement ? Oui, bien sûr, mais vous n’êtes pas les seuls. Des milliers de personnes sont dans le même pétrin et ressentent les mêmes émotions. Comment peut-on repérer les symptômes de ce « déraillement émotionnel » qu’est l’attaque de panique et s’en prémunir ?

Du point de vue scientifique, l’attaque de panique s’avère une sensation de catastrophe ou de danger imminents souvent associée à une peur. C’est une crise d’angoisse aiguë qui se définit par l’apparition brutale d’une appréhension et des symptômes corporels désagréables et éprouvants. Elle survient à tout âge et sur tous les types de personnes d’une manière foudroyante et subreptice suite à une période de stress qui s’est prolongée (réussir ses études, recherche d’un emploi…) ou des facteurs psychosociaux ou écologiques (la guerre, le tremblement de terre, la mort de quelqu’un…) À vrai dire, la crise d’angoisse est l’équivalent d’une protestation, d’une alerte comme la température du corps. En effet, l’être humain comme l’animal, quand il est confronté à une situation désagréable dont il prend conscience ou pas, il proteste par son corps et par son esprit.

Quelles en sont les causes ? D’abord, l’attaque de panique survient après des périodes chargées, un surmenage à la maison, au travail, à l’école par exemple, celui qui panique se dit : « J’ai peur de faire mon examen, j’ai peur d’être en contact direct avec telle personne, j’ai peur de mon entretien d’embauche, j’ai peur de l’avenir, de la mort, que va-t-il se passer ? » En outre, malheureusement, un autre facteur entre en jeu et déclenche cette crise tonitruante : ce sont « les guerres » qui se déchaînent tout autour de vous. À cause de ces dernières, vous ne faites que regarder les nouvelles sur toutes les chaînes télévisées, vous lisez les messages instantanés, vous accédez aux vidéos et aux photos postées sur les réseaux sociaux qui augmenteront, par la suite, l’intensité de l’attaque de panique générant plusieurs symptômes : palpitations cardiaques ou accélération du rythme cardiaque, transpiration excessive ou difficulté respiratoire, tremblements ou secousses musculaires parfois généralisées à tout le corps, engourdissements ou picotements, spasmes intestinaux…

Pire encore, celui qui panique, ne trouvant pas les raisons de ses angoisses et ne parvenant pas à interpréter la plupart des fois certaines situations insupportables, se sent pris dans un cercle vicieux et mystérieux, et il est incapable de se contrôler. Alors, il a recours à des stratégies d’évitement ou des comportements d’adaptation, comme par exemple se replier sur soi, éviter certains lieux et certaines personnes, dormir plus que d’habitude, éviter l’échange avec les autres, tenter de se sentir mieux en consommant de l’alcool, de la cigarette ou de la drogue.

Enfin, il faut savoir que toutes ces tentatives d’évitement calment temporairement l’attaque de panique. Pour s’en débarrasser et revivre en sécurité, il ne faut pas ruminer et ressasser, et ne pas s’accrocher à ses idées comme si elles étaient des vérités. Se détacher progressivement et autant que possible des réseaux sociaux qui sont de véritables déclencheurs d’angoisses.

Consulter un spécialiste peut être aussi une bonne attitude en ayant le courage et la force de freiner sa panique par des pratiques physiques en plein air, par des méditations, par des exercices d’écriture ou des rencontres avec des personnes positives qui renforcent la vitalité.

Ces quelques astuces constituent la première étape du soutien et peuvent être des compléments aussi bien aux médicaments antidépresseurs prescrits par un médecin qu’aux thérapies psychologiques très efficaces.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Avec la situation critique que nous vivons ces dernières années et surtout ces dernières semaines, avez-vous senti des journées entières des moments de terreur ? Avez-vous vécu un cocktail de peur et d’anxiété incroyablement intense pour des semaines et des mois ? Vous êtes-vous réveillés la nuit totalement abattus et troublés physiquement ? Oui, bien sûr, mais vous n’êtes pas...

commentaires (0)

Commentaires (0)

Retour en haut