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Culture - Concert

De Matteo el-Khodr, un « Stabat Mater » pour ceux qui meurent très jeunes


De Matteo el-Khodr, un « Stabat Mater » pour ceux qui meurent très jeunes

Matteo el-Khodr : « C’est un hommage musical en toute piété et humilité. » Photo DR

En partenariat avec l’Université américaine de Beyrouth (AUB) et la Fondation Zaki Nassif pour l’art et la culture, Matteo el-Khodr présente l’une des œuvres les plus poignantes et les plus célèbres du répertoire baroque, le Stabat Mater de Pergolèse. Ce mardi 21 novembre à 20h, à l’Assembly Hall, il sera accompagné de la soprano Louisa el-Khoury et de l’orchestre Barocca sous la direction de Mario Rahi, premier violon.

« Le programme que j’avais choisi était tout à fait diffèrent de ce que j’ai finalement décidé de faire, relève le contre-ténor qui avait prévu à la base un menu joyeux, festif, comprenant des airs baroques, classiques et éclectiques allant de Dalida à Piaf, en passant par Asmahan, Fayrouz et Farid el-Atrach.

« Mais vu la situation accablante et la guerre dans le Sud et en Palestine, les chocs émotionnels que l'on a quotidiennement à travers les images et vidéos des massacres, j’ai finalement décidé de donner le fameux Stabat Mater de Pergolese, indique l'artiste non sans tristesse,  « une œuvre qui décrit les souffrances de la Vierge pendant et après la crucifixion de Jésus-Christ », indique-t-il évoquant les douze parties décrivant « tout à fait les souffrances du peuple palestinien, des mères qui ont perdu leurs enfants, surtout que la situation se passe au même endroit géographique que celle relatée dans l’œuvre, en Palestine ». Pergolese a traduit la douleur en fa mineur. « C’est un hommage musical en toute piété et humilité, cette musique transcendantale émane toutes les souffrances et les insécurités que nous vivons en donnant cependant un soupçon de magie par ces moments ignobles », ajoute-t-il.

L'œuvre est écrite pour soprano, alto, cordes et continuo. Elle a été à l'origine et pendant longtemps chantée par des castrats, ou éventuellement des garçons sopranistes, l’Église interdisant le chant féminin dans les offices.

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Matteo el-Khodr a donc invité la soprano Louisa el-Khoury à se joindre à lui. « Nous serons accompagnés par mon orchestre baroque Barocca sous la direction de Mario Rahi, premier violon, qui m’accompagne presque partout. »

L'œuvre est construite comme une cantate italienne du XVIIIe siècle, avec arias et duos. « Pergolèse reprend l’intégralité du texte de la prose médiévale mais les regroupe parfois dans la même pièce. On dirait un grand opéra sacré », note l'artiste qui tient absolument à poursuivre sa résistance culturelle. 

« On m’a demandé si je voulais annuler le concert, j’ai refusé. La culture doit résister à tout. J’ai une mission en tant que contre-ténor, en tant qu’artiste qui crée du beau : recharger les batteries de mon peuple, leur donner de la magie quand ils en ont besoin et, surtout, résister. Avec l’art on parviendra à gagner le combat contre le mal. Je suis sûr et certain. Donc en avant ! »

Matteo el-Khodr attend ses fans le mardi 21 novembre à 20h à l’Assembly Hall de l’AUB. Les billets sont en vente à la librairie Antoine.

En partenariat avec l’Université américaine de Beyrouth (AUB) et la Fondation Zaki Nassif pour l’art et la culture, Matteo el-Khodr présente l’une des œuvres les plus poignantes et les plus célèbres du répertoire baroque, le Stabat Mater de Pergolèse. Ce mardi 21 novembre à 20h, à l’Assembly Hall, il sera accompagné de la soprano Louisa el-Khoury et de l’orchestre Barocca sous la direction de Mario Rahi, premier violon.« Le programme que j’avais choisi était tout à fait diffèrent de ce que j’ai finalement décidé de faire, relève le contre-ténor qui avait prévu à la base un menu joyeux, festif, comprenant des airs baroques, classiques et éclectiques allant de Dalida à Piaf, en passant par Asmahan, Fayrouz et Farid el-Atrach.« Mais vu la situation accablante et la guerre dans le Sud et en Palestine,...
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