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Jour XII de la guerre entre Hamas - Israël : Voici ce qu'il faut savoir pour commencer la journée


Jour XII de la guerre entre Hamas - Israël : Voici ce qu'il faut savoir pour commencer la journée

Des clashs entre manifestants et forces anti-émeutes ont eu lieu, hier soir à Istanbul, devant le consulat d'Israël après l'annonce du bombardement meurtrier contre un hôpital de Gaza. UMIT TURHAN COSKUN / AFP

-Au moins 200 personnes ont été tuées mardi soir dans un tir imputé à Israël sur l'enceinte d'un hôpital de la ville de Gaza. Le Hamas parle de plus de 500 victimes, et a incriminé Israël. Hier soir, le ministère de la Santé de Gaza indiquait que « des centaines de victimes se trouvent encore dans les décombres ».

-Le Hamas au pouvoir à Gaza a accusé Israël d'être à l'origine de cette frappe, imputée par l'armée israélienne à un tir de roquette du Jihad islamique tombé sur l’hôpital. « Nous allons dans les prochaines heures fournir les preuves de nos affirmations », a dit dans la nuit de mardi à mercredi Daniel Hagari, porte-parole de l'armée israélienne. Le Jihad islamique a qualifié mercredi de « mensonges » les accusations d'Israël. Selon ce mouvement, l'hôpital avait été sommé par Israël d'évacuer sous la menace d'un bombardement, et c'est une bombe larguée par un avion de l'armée israélienne qui a causé la tragédie.

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Riyad demande à ses ressortissants de quitter le Liban; Biden impute la frappe sur l'hôpital de Gaza à une "roquette hors de contrôle" palestinienne : Jour XII de la guerre Hamas - Israël

-Le tir a suscité de nombreuses condamnations d'Israël émanant de pays arabes, et des manifestants ont pris les rues à Amman, Tunis, Istanbul... A Ramallah, en Cisjordanie occupée, des heurts ont éclaté mardi soir entre des manifestants appelant au départ du président palestinien Mahmoud Abbas et ses forces de sécurité.

-Attendu mercredi en Israël, le président américain Jo Biden va « reporter » son étape ensuite prévue en Jordanie, a indiqué la Maison-Blanche, exprimant ses « profondes condoléances » aux victimes de l'hôpital. La Jordanie avait auparavant annoncé l'annulation d'un sommet auquel M. Biden devait participer à Amman avec son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, et le président Abbas.

-Le Hezbollah a appelé à observer une « journée de colère » mercredi pour condamner le tir meurtrier contre l'hôpital, un « massacre » dont il accuse Israël. Les Etats-Unis ont en outre autorisé mardi soir le départ de personnel non essentiel, ainsi que leurs familles, de leur ambassade à Beyrouth face à la dégradation des conditions de sécurité au Liban. Mardi soir, des centaines de manifestants se sont rassemblés devant l'ambassade des Etats-Unis à Awkar, dans la banlieue nord de la capitale Beyrouth, où ils ont scandé « mort à l'Amérique » et « mort à Israël », selon des correspondants de l'AFP.

-Poids lourd régional, l'Arabie saoudite a dénoncé une « violation de toutes les lois et normes internationales » et la poursuite par Israël « des attaques contre les civils ».

-A la demande de la Russie et des Emirats arabes unis, le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra mercredi une réunion d'urgence, et se prononcera juste avant sur une résolution portée par le Brésil pour tenter de trouver une position commune sur le conflit.

-Ces développements interviennent alors que l'armée israélienne bombarde quotidiennement la bande de Gaza, jurant d'éliminer le Hamas. Ces frappes, qui ont provoqué le déplacement d'un million de personnes selon l'ONU, dont de nombreuses ont trouvé refuge dans des hôpitaux, ont déjà fait plus de 3.000 morts, en majorité des civils, dont des centaines d'enfants, selon les autorités locales.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait déjà recensé lundi à Gaza « 111 infrastructures médicales » visées, « 12 cadres soignants tués et 60 ambulances visées ».

L'eau et la nourriture manquent également pour les 2,4 millions de Gazaouis, privés également d'électricité, après le siège imposé par Israël le 9 octobre au petit territoire palestinien, déjà soumis à un blocus terrestre, maritime et aérien depuis la prise de pouvoir du Hamas en 2007.

-Plus de 1.400 personnes ont été tuées en Israël depuis le début de la guerre, la plupart des civils le jour de l'attaque du Hamas qui a aussi enlevé 199 personnes selon l'armée israélienne.

D'intenses négociations impliquant plusieurs pays, tout particulièrement la Turquie, sont en cours pour tenter de faire libérer les otages. Selon le Hamas, plus d'une vingtaine d'entre eux ont été tués dans les frappes israéliennes.

-Dans le sud de Gaza, où les habitants ont fui par centaines de milliers, suivant un appel à l'évacuation du nord lancé par l'armée israélienne, le point de passage de Rafah, contrôlé par l'Egypte, la seule issue de Gaza vers l'extérieur qui ne soit pas régie par Israël, reste fermé. Le Caire a appelé mardi Israël à « cesser de viser les environs » du terminal, après quatre bombardements cette semaine, pour laisser entrer l'aide humanitaire « au plus vite ».

-Alors que l'armée israélienne a déployé des dizaines de milliers de soldats autour du territoire palestinien, et au nord le long de la frontière avec le Liban, près de 500.000 civils israéliens ont aussi été évacués pour les éloigner des zones de combat, selon l'armée.

La tension est vive aussi à la frontière avec le Liban, où les échanges de tirs sont quotidiens entre l'armée israélienne et le Hezbollah qui a annoncé que cinq de ses combattants avaient été tués dans le sud du Liban.

-Au moins 200 personnes ont été tuées mardi soir dans un tir imputé à Israël sur l'enceinte d'un hôpital de la ville de Gaza. Le Hamas parle de plus de 500 victimes, et a incriminé Israël. Hier soir, le ministère de la Santé de Gaza indiquait que « des centaines de victimes se trouvent encore dans les décombres ».-Le Hamas au pouvoir à Gaza a accusé Israël d'être à l'origine de cette frappe, imputée par l'armée israélienne à un tir de roquette du Jihad islamique tombé sur l’hôpital. « Nous allons dans les prochaines heures fournir les preuves de nos affirmations », a dit dans la nuit de mardi à mercredi Daniel Hagari, porte-parole de l'armée israélienne. Le Jihad islamique a qualifié mercredi de « mensonges » les accusations d'Israël. Selon ce mouvement, l'hôpital avait été sommé par Israël...