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Culture - Récompense

L'artiste d'origine palestinienne, Tarik Kiswanson, lauréat du prix Marcel Duchamp 2023

Ce jeune artiste réalise des œuvres explorant les notions d’identité, de mémoire, de déracinement et d’appartenance.

L'artiste d'origine palestinienne, Tarik Kiswanson, lauréat du prix Marcel Duchamp 2023

Tarik Kiswanson dans son atelier parisien. Photo prix Marcel Duchamp/Centre Pompidou

Le prix Marcel Duchamp a été décerné lundi à Tarik Kiswanson, artiste suédois issu d'une famille palestinienne, ont annoncé les organisateurs, l'Adiaf (Association pour la diffusion internationale de l'art français) et le Centre Pompidou.

Dotée de 35 000 euros, cette récompense prestigieuse est décernée chaque année à un artiste contemporain. Elle constitue un tremplin et peut être décernée dans tous les domaines plastiques et visuels (installation, vidéo, peinture, photographie, sculpture...), en encourageant les formes artistiques nouvelles.

Né en 1986 à Halmstad en Suède, Tarik Kiswanson travaille et vit entre Paris et Amman, en Jordanie. Il est issu d'une famille palestinienne ayant dû quitter son pays pour l'Afrique du Nord puis la Jordanie, avant d'arriver au début des années 1980 en Suède.

Son travail englobe la sculpture, l'écriture, le dessin, la performance, le film et des œuvres sonores qui explorent des sujets liés à la mémoire et à l'héritage, à la temporalité et à l'appartenance, mais aussi plus largement à la transformation et la métamorphose.

Il le décrit comme découlant de « (sa) propre condition d'immigré de la seconde génération, façonnée par les séquelles de l'exil et du déplacement ».

Pour en savoir plus

Tarik Kiswanson installe son « Nid » à la galerie Sfeir-Semler

Dans sa nouvelle installation pour le prix Marcel Duchamp, il revient à ses œuvres intitulées Nest  (Nid), des sculptures monumentales ressemblant à des cocons, allusion aux états de transformation dans la nature (chrysalides, œufs ou graines), où il « explore des formes et états issus de l'expérience de la guerre, du trauma et du déplacement », selon les organisateurs.  Cette œuvre était exposée à Beyrouth en avril 2021 à la galerie Sfeir-Semler. Dans un entretien avec L'Orient-Le Jour, le jeune artiste avait expliqué comment les notions de migration, de mémoire, d’itinérance culturelle et de sentiments d’appartenance ont investi son travail conceptuel. « On ne peut pas parler d’identité, de construction de soi, sans parler de corps. Parce que c’est le corps qui se déplace et qui fait que notre identité est finalement façonnée par tous les lieux traversés, toutes les rencontres qu’on y a faites. En fait, plus que d’identité, mon travail parle surtout de moi. De cet état de lévitation, de flottement, de suspension entre plusieurs cultures, plusieurs appartenances dans lesquelles je suis », a-t-il dit. 

Tarik Kiswanson s'est formé auprès de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris et de l'Université des arts de Londres. Il a exposé à l'international, notamment à Gwangju (Corée du Sud) et à New York, ainsi qu'à la Biennale de Lyon. En 2023, s'ouvrent trois expositions personnelles, au Museo Tamayo à Mexico City, au Bonniers Konsthall à Stockholm et au Salzburger Kunstverein, en Autriche.

Comme chaque année depuis 2016, les quatre artistes sélectionnés – le lauréat mais aussi la Française Bertille Bak, la Franco-Marocaine Bouchra Khalili et l'Algérien Massinissa Selmani - exposent leurs œuvres pendant trois mois au Centre Pompidou, à Paris.

Lancée en 2000, cette distinction prestigieuse a pour ambition « de confirmer la notoriété d'un artiste français ou résidant en France, novateur, représentatif de sa génération et travaillant dans le domaine des arts plastiques et visuels ». En 2017, ce sont les artistes libanais installés en France,  Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, qui avaient remporté ce prestigieux prix. 

Le prix Marcel Duchamp a été décerné lundi à Tarik Kiswanson, artiste suédois issu d'une famille palestinienne, ont annoncé les organisateurs, l'Adiaf (Association pour la diffusion internationale de l'art français) et le Centre Pompidou.Dotée de 35 000 euros, cette récompense prestigieuse est décernée chaque année à un artiste contemporain. Elle constitue un tremplin et peut être décernée dans tous les domaines plastiques et visuels (installation, vidéo, peinture, photographie, sculpture...), en encourageant les formes artistiques nouvelles.Né en 1986 à Halmstad en Suède, Tarik Kiswanson travaille et vit entre Paris et Amman, en Jordanie. Il est issu d'une famille palestinienne ayant dû quitter son pays pour l'Afrique du Nord puis la Jordanie, avant d'arriver au début des années 1980 en Suède.Son travail englobe...
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