Le siège de la Réserve fédérale amércaine à Washington D.C. AFP
Les marchés boursiers évoluent de façon divisée mercredi, en petite baisse en Europe mais en hausse en Asie, patientant avant la publication des « minutes » de la Réserve fédérale américaine dans un contexte de détente des taux obligataires. Sur le Vieux Continent, Paris tombait de 0,76% vers 07H25 GMT, plombée par la chute de plus de 6% de LVMH. Francfort (-0,16%), Milan (-0,03%) et Londres (+0,06%) étaient plus proches de l'équilibre. La veille les indices avaient fortement rebondi.
En Chine, Hong Kong grimpait de 1,50% dans les derniers échanges, soutenue par les rumeurs de mesures de soutien économique en préparation au sein du gouvernement, Shanghai a gagné 0,12%. Tokyo a aussi progressé de 0,60%. Sur le marché obligataire, les taux d'intérêt des bons du Trésor américains sont orientés à la baisse vers 07H20 GMT, s'établissant à 4,63% après avoir terminé en fort repli de 15 points de base mardi à 4,65%.
Le président de la Fed d'Atlanta, Raphael Bostic, a dit mardi qu'il n'était « plus besoin d'accroître les taux d'intérêt », estimant que la politique monétaire était actuellement suffisamment restrictive et n'avait pas fini de montrer ses effets. Une déclaration qui a fait écho à d'autres prises de parole de banquiers centraux ces derniers jours, certains estimant que la hausse des rendements obligataires ont durci les conditions monétaires et peuvent donc se substituer à de nouveaux relèvements de taux.
Chiffre de l'inflation aux États-Unis
Les investisseurs se tournent désormais vers la publication du compte-rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale américaine. Ces « minutes » sont attendues pour 18H00 GMT et devraient « rappeler aux investisseurs que les taux vont rester plus élevés plus longtemps si l'inflation demeure au-dessus de la cible » de 2%, commente Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.
Les chiffres de l'inflation des prix de gros aux Etats-Unis en septembre figurent aussi à l'agenda de la séance, avant l'indice des prix à la consommation attendu jeudi. « Les anticipations prévoient majoritairement un ralentissement de l'inflation, tant pour les prix à la production que pour ceux à la consommation », remarque Ipek Ozkardeskaya.
La normalisation ne sied pas à LVMH Le numéro un mondial du luxe LVMH chutait de 6,16% vers 07H20 GMT, après avoir annoncé des ventes à 19,96 milliards d'euros au troisième trimestre, un peu moins que prévu par les analystes sondés par Bloomberg et Factset, soit une hausse de 1% sur un an après de nombreux mois de croissance à deux chiffres. Ce ralentissement de la hausse de ses ventes s'explique selon le géant français par un effet de base de comparaison défavorable et un « retour à la normale » de la clientèle. Cela reflète, selon les analystes de RBC, « une consolidation après des gains pluriannuel ». Dans son sillage, Hermès tombait de 2,26% et Kering de 2,22% à Paris. A Zurich, Richemont perdait 4,78% et le groupe Swatch 2,35%. Burberry reculait de 3,95% à Londres et Moncler de 4,16% à Milan.
Novo Nordisk fait plonger Fresenius Le titre Fresenius Medical Care est pénalisé par des preuves d'efficacité d'un traitement de la société pharmaceutique danoise Novo Nordisk contre l'insuffisance rénale, paradoxalement une mauvaise nouvelle pour les prestataires de dialyse comme le groupe allemand. L'action de Fresenius Medical Care chutait de 22,37% à Francfort et celle de Novo Nordisk grimpait de 4% à Copenhague.
Du côté du pétrole Les prix du pétrole montent légèrement mercredi, pas encore stabilisés après une forte hausse enregistrée lundi à la suite de l'offensive massive du hamas en Israël. Le baril de Brent de mer du Nord progressait de 0,48% à 88,08 dollars vers 07H15 GMT, et le WTI américain de 0,44% à 86,34 dollars.
Le gaz naturel européen reculait après sa flambée de la veille, causée par de nouvelles perturbations de l'offre. Le contrat à terme du TTF néerlandais perdait 4,94% à 47,01 euros le mégawattheure (MWh). Du côté des devises, l'euro était stable (+0,02%) à 1,0607 dollar pour un euro. Le bitcoin cédait 1,15% à 27.089 dollars.

