Des Palestiniens dans les décombres de la ville de Gaza, le 10 octobre 2023. Photo AFP/MAHMUD HAMS
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1 - Gaza est placée « sous un siège total » depuis lundi, celui-ci ayant été ordonné par le ministre israélien de la Défense. L’électricité, l’eau et l’approvisionnement en nourriture y sont désormais coupés. Le porte-parole de l'armée israélienne a de surcroit affirmé que le parlement et les ministères civils à Gaza sont des cibles légitimes, lors d'une conférence de presse tenue mardi. Et Israël a par ailleurs annoncé dans la matinée avoir repris le contrôle de la clôture de la frontière de Gaza, celle qui avait été franchie par des combattants du Hamas samedi.
2 - Le poste-frontière entre Gaza et l'Égypte est désormais fermé, a annoncé l'armée israélienne. « Le point de passage de Rafah était ouvert hier (lundi), mais il est désormais fermé », a déclaré un porte-parole. Cela faisait suite à des mouvements des populations fuyant les frappes de Gaza vers l'Égypte, qui borde l'enclave.
3 - Environ 1.500 corps de combattants du Hamas auraient été retrouvés par l'armée israélienne dans le territoire israélien depuis samedi, a annoncé un porte-parole de celle-ci. Il a ajouté que « des infiltrations peuvent encore arriver » même s'il indique que « personne n'est entré » depuis le début de la nuit dernière en territoire israélien, depuis Gaza. Le dernier bilan est d'au moins 900 Israéliens et plus de 700 Palestiniens tués depuis le début du conflit samedi.
4 - Washington a menacé le Hezbollah cette nuit, l'intimant de ne pas prendre « la mauvaise décision » d'ouvrir un deuxième front contre Israël à la frontière avec le Liban, par la voix d'un haut responsable américain de la Défense. En matinée, une dizaine de fusées éclairantes ont été tirées par Israël au-dessus de Maïs el-Jabal, au Liban-Sud, selon le correspondant de la chaîne du Hezbollah al-Manar. À ce stade, le parti chiite a officiellement annoncé trois morts parmi ses membres, suite aux bombardements israéliens de lundi.
5 - Le Hamas a décrété dans un communiqué le vendredi (13 octobre) comme un jour de mobilisation générale des musulmans et du monde arabe, le nommant « vendredi du déluge d'al-Aqsa », appelant tous ses partisans à se mobiliser et à attaquer les soldats israéliens. Dès lundi, le bras armé du Hamas avait annoncé que « toute opération ennemie visant [son] peuple » sera suivie par l'exécution d'un otage civil parmi ceux qui sont détenus.


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