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Culture - Portrait

Khaled Khalifa, la disparition d’un « tisseur de mondes »

Le romancier syrien est décédé samedi soir d’une crise cardiaque. Il laisse derrière lui une œuvre singulière, l’une des premières à fouiller la mémoire cachée et douloureuse de sa société.

Khaled Khalifa, la disparition d’un « tisseur de mondes »

Le romancier Khaled Khalifa. Photo Yamam Al Shaar

 Le premier s’appelle Bachar el-Assad, il a 58 ans et il s’est illustré, au cours de sa carrière, par la répression féroce de ses opposants, par la vente de son pays à des puissances étrangères et par la déstabilisation à coups d’assassinats politiques de son voisin libanais. Le second s’appelle Khaled Khalifa, avait 59 ans et compte parmi les auteurs arabes contemporains les plus reconnus. Tous deux sont syriens. Tous deux appartiennent à la même génération. Mais l’un a fait du meurtre de masse son métier, quand l’autre a transformé la mort en matériau littéraire pour mieux dénoncer le tandem destructeur tyrannie/intégrisme islamiste qui mine la Syrie depuis plusieurs décennies. Le 27 mai dernier, il avait résumé sur sa page Facebook sa conception de la résistance à l’oppression : « Nous n’arrêterons pas de semer l’espoir et...
 Le premier s’appelle Bachar el-Assad, il a 58 ans et il s’est illustré, au cours de sa carrière, par la répression féroce de ses opposants, par la vente de son pays à des puissances étrangères et par la déstabilisation à coups d’assassinats politiques de son voisin libanais. Le second s’appelle Khaled Khalifa, avait 59 ans et compte parmi les auteurs arabes contemporains les plus reconnus. Tous deux sont syriens. Tous deux appartiennent à la même génération. Mais l’un a fait du meurtre de masse son métier, quand l’autre a transformé la mort en matériau littéraire pour mieux dénoncer le tandem destructeur tyrannie/intégrisme islamiste qui mine la Syrie depuis plusieurs décennies. Le 27 mai dernier, il avait résumé sur sa page Facebook sa conception de la résistance à l’oppression : « Nous...
commentaires (2)

Merci Souleyma pour ce très beau portrait ,si juste et si complet d un des meilleurs écrivains de langue arabe . On peut mourir de crise cardiaque à 59 ans mais aussi on peut mourir de tristesse je crois

Chahid Leila

10 h 14, le 04 octobre 2023

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Commentaires (2)

  • Merci Souleyma pour ce très beau portrait ,si juste et si complet d un des meilleurs écrivains de langue arabe . On peut mourir de crise cardiaque à 59 ans mais aussi on peut mourir de tristesse je crois

    Chahid Leila

    10 h 14, le 04 octobre 2023

  • 2 articles sur ce monsieur en 1 semaine? Si au moins tous les libanais et lecteurs francophones le connaissaient.... ca se comprendrait . Sans doute en Syrie c'était une star .... mais pas au liban. En tout cas RIP

    LE FRANCOPHONE

    18 h 02, le 03 octobre 2023

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