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Économie - Marchés publics

La gestion des centres d’inspection mécanique au Liban enfin relancée

La procédure n'inclut pas cependant le volet de construction de 13 nouveaux centres.

La gestion des centres d’inspection mécanique au Liban enfin relancée

L'autoroute reliant Jounieh à Beyrouth, au niveau de Jal el-Dib. Photo P.H.B.

Le ministre de l’Intérieur et des Municipalités, Bassam Maoulaoui, a annoncé vendredi le lancement d’un appel d’offres pour confier la gestion des centres d’inspection mécanique des véhicules, l’équivalent libanais du contrôle technique, lors d’une conférence de presse au ministère.

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Le cahier des charges est disponible depuis jeudi sur le site de l’Autorité de régulation des marchés publics, qui l’a élaboré. Était notamment présent à la conférence de presse le président de l’Autorité, Jean Ellieh, qui a assuré que cette procédure était « transparente », « garantissait le jeu de la concurrence », et permettait à l’État d’obtenir « le prix le plus bas ». Il a également indiqué que les conditions du cahier des charges permettaient aux petites et moyennes entreprises de postuler. Les sociétés intéressées ont jusqu’au 30 octobre prochain, date d’ouverture des plis, pour déposer leurs offres.

Mécanisme de paiement spécifique

C’est l'Autorité de gestion du trafic et des véhicules, rattachée au ministère de l’Intérieur, qui lance la procédure. D’une durée de trois ans à partir de la date à laquelle il sera signé, le contrat englobe les 4 centres d’inspection mécanique du pays, à Hadath pour le Mont-Liban, Ghazié (Saïda) pour le Liban-Sud, Majdalia (Zghorta) pour le Liban-Nord et Zahlé pour la Békaa.

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Selon M. Ellieh, le projet de l’État de moderniser les quatre centres existants et d'en construire 13 nouveaux (8 régionaux et 5 frontaliers) devrait faire l’objet d’un appel d’offres distinct pour lequel aucun calendrier n’est établi pour l’instant. Il précise en outre que si les frais seront toujours exigibles en livres libanaises, un mécanisme de paiement spécifique sera mis en place dès le départ pour éviter les problèmes liées à la dépréciation de la livre, aux restrictions bancaires subis par les déposants et au refus de la Banque du Liban d’utiliser ses réserves de devises pour régler les dépenses de l’État si un cadre légal précis n’est pas défini.

Les centres d’inspection mécanique ne sont plus gérés par une quelconque autorité depuis plus de deux ans. C’est le groupe Fal, filiale libanaise de Saudi Fal, qui a géré ces centres pendant très longtemps, son contrat ayant été unilatéralement renouvelé, notamment après l’annulation par le Conseil d’État d’un appel d’offres remporté en juillet 2016 par la joint-venture Autospect/SGS/Securitest/Autosécurité, mais dont le résultat était sans cesse contesté depuis le lancement de la procédure en avril 2015. Fal a jeté l’éponge dans la première moitié de la crise que traverse le pays depuis 2019.

Le ministre de l’Intérieur et des Municipalités, Bassam Maoulaoui, a annoncé vendredi le lancement d’un appel d’offres pour confier la gestion des centres d’inspection mécanique des véhicules, l’équivalent libanais du contrôle technique, lors d’une conférence de presse au ministère. Lire aussi Maoulaoui annonce des mesures pour la réouverture des centres d'enregistrement...

commentaires (1)

Contrôle technique? Va y avoir du taf vu l’état du parc automobile libanais. J’ai vu sur les routes des voitures sans phares, sans rétroviseurs et même sans pare-brise!

Marionet

23 h 15, le 01 septembre 2023

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Commentaires (1)

  • Contrôle technique? Va y avoir du taf vu l’état du parc automobile libanais. J’ai vu sur les routes des voitures sans phares, sans rétroviseurs et même sans pare-brise!

    Marionet

    23 h 15, le 01 septembre 2023

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