Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Justice

Sit-in devant le Palais de justice en signe de soutien au comédien Nour Hajjar


Sit-in devant le Palais de justice en signe de soutien au comédien Nour Hajjar

Une trentaine de personnes se sont rassemblées mardi devant le Palais de justice en signe de solidarité avec le comédien Nour Hajjar. Photo Zeina Antonios.

Une trentaine de personnes se sont rassemblées mardi devant le Palais de justice en signe de solidarité avec le comédien Nour Hajjar, après que le procureur général près la Cour de cassation, Ghassan Oueidate, a ordonné son arrestation, rapporte notre journaliste sur place, Zeina Antonios.

Présente sur les lieux, l'humoriste Shaden Fakih a déclaré à L’Orient-Le Jour que « la liberté d’expression est en net recul » au Liban. « Nous nous dirigeons vers un régime baassiste dans un pays dirigé par le Hezbollah. Il faut lutter pour ne pas régresser », a encore affirmé la jeune femme.

De son côté, le comédien George Mahfouz a mis en garde contre un « régime répressif et un Etat policier », accusant les responsables de chercher à « à détourner l'attention dans le pays et à jouer sur la corde sensible de la religion ». « De nombreux comédiens sont venus soutenir Nour car notre espace d'expression est en train de rétrécir », a-t-il encore ajouté.

Lire aussi

Le comédien Nour Hajjar finalement relâché

Mardi matin, la plus haute autorité sunnite du Liban, Dar el-Fatwa, avait déposé une demande d'ouverture d'information judiciaire contre Nour Hajjar devant le parquet général près la Cour de cassation. Le standupper fait également l'objet d'une autre demande du même genre déposée par un juge chérié (religieux), le cheikh Waël Chbaro. L’objet du délit : une blague dans laquelle le comédien se serait moqué du comportement de ses parents lors d'occasions religieuses.

Également devant le Palais de justice, l'avocate de Nour Hajjar, Diala Chehadé, a indiqué ne pas savoir s'il sera relâché. « Nous avons expliqué que la vidéo dans laquelle il parle de l'islam a été coupée et montée de manière à (paraître) offensante », dit-elle, dénonçant « le populisme derrière l'arrestation de Nour ».

Nour Hajjar avait aussi été interrogé vendredi pendant 11 heures par la police militaire après un sketch évoquant l'armée. Il s'était rendu mardi matin au siège de la police militaire à Rihaniyé afin de signer une caution d'élection de domicile délivrée à l'issue de son interrogatoire, vendredi. Mais il a ensuite été embarqué par la police militaire qui l'a conduit au Palais de justice de Beyrouth, sans qu'il ne soit accompagné de son avocate. Le juge Oueidate l'a ensuite interrogé là-bas, avant d'ordonner son arrestation.

Une trentaine de personnes se sont rassemblées mardi devant le Palais de justice en signe de solidarité avec le comédien Nour Hajjar, après que le procureur général près la Cour de cassation, Ghassan Oueidate, a ordonné son arrestation, rapporte notre journaliste sur place, Zeina Antonios.Présente sur les lieux, l'humoriste Shaden Fakih a déclaré à L’Orient-Le Jour que « la liberté d’expression est en net recul » au Liban. « Nous nous dirigeons vers un régime baassiste dans un pays dirigé par le Hezbollah. Il faut lutter pour ne pas régresser », a encore affirmé la jeune femme. De son côté, le comédien George Mahfouz a mis en garde contre un « régime répressif et un Etat policier », accusant les responsables de chercher à « à détourner l'attention dans le pays et à jouer sur la corde sensible de la...