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Moyen-Orient - Médias

Des journalistes d’al-Jazeera à nouveau inscrits sur une liste de « terroristes » en Égypte


Des journalistes d’al-Jazeera à nouveau inscrits sur une liste de « terroristes » en Égypte

Le siège d’al-Jazeera à Doha photographié le 5 décembre 2020. Photo d’illustration AFP

Un certain nombre de journalistes et présentateurs égyptiens de la chaîne d’information panarabe al-Jazeera ont été à nouveau inscrits sur une liste de « terroristes » relayée dans al-Waqaï al-Masriya, une publication annexe du  journal officiel égyptien. Le nombre de personnes concernées n’est pas encore connu. Dans un communiqué publié mardi, al-Jazeera condamne la décision des autorités égyptiennes.

Cette liste, renouvelée tous les cinq ans selon al-Jazeera, est parue au début du mois de juillet, à la suite d’une décision de la cour pénale du Caire, selon le média. Les personnes inscrites sur cette liste sont soumises à une interdiction de voyager, au gel de leurs avoirs et à l’annulation de leur passeport.

« Al-Jazeera Media Network dénonce fermement la récente décision des autorités égyptiennes de réinscrire un certain nombre de ses journalistes sur une nouvelle liste de terroristes », réagit la chaîne dans son communiqué.

Trois journalistes sur cette liste en 2018

En juin 2018, trois journalistes d’al-Jazeera avaient déjà été inscrits sur cette liste : Salem Almahroukey, Ayman Azzam et Mohammad Maher Akl. « Al-Jazeera considère cela comme une continuation des efforts des autorités égyptiennes pour réduire au silence (la chaîne) et ses journalistes et pour dissuader par intimidation le réseau de couvrir les développements en Égypte », expliquait à l’époque le média. Le site web d’al-Jazeera a été interdit en Égypte en 2017 pour soutien au terrorisme et diffusion de fausses nouvelles, une affirmation que le réseau nie. Mahmoud Hussein, journaliste égyptien de la chaîne, avait été emprisonné de décembre 2016 à février 2021. Il avait été accusé de répandre des « fausses nouvelles » et de « recevoir des fonds d’autorités étrangères afin de diffamer la réputation de l’État ». 

Pour mémoire

Un journaliste d'Al-Jazeera libéré en plein réchauffement avec le Qatar

Deux journalistes de la chaîne toujours détenus en Égypte

Al-Jazeera a enfin appelé les Nations unies et les organisations internationales de défense des droits de l’homme « à faire pression sur l’Égypte pour qu’elle mette fin à la liste arbitraire des journalistes et s’oppose à de telles violations des droits et libertés ».

La libération de deux reporters, Bahaeddine Ibrahim (arrêté en février 2020) et Rabih el-Cheikh (arrêté en août 2021), est aussi demandée dans le communiqué, ainsi que celle de tous les journalistes détenus en Égypte.

L’Égypte est classée 166e sur 180 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF) en 2023. L’organisation indique que l’Égypte « continue d’être l’un des plus grands geôliers de journalistes au monde. Les espoirs de liberté qui ont accompagné la révolution de 2011 semblent désormais lointains ». Selon RSF, 19 journalistes sont encore détenus dans le pays.

Le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi a accédé au pouvoir en 2013 après un coup d’État contre son rival, Mohamed Morsi, membre d’un parti islamiste issu des Frères musulmans. Les autorités égyptiennes ont des relations tendues avec Al Jazeera, accusant souvent les journalistes de la chaîne de soutenir l’opposition islamiste - et notamment les Frères musulmans.

Un certain nombre de journalistes et présentateurs égyptiens de la chaîne d’information panarabe al-Jazeera ont été à nouveau inscrits sur une liste de « terroristes » relayée dans al-Waqaï al-Masriya, une publication annexe du  journal officiel égyptien. Le nombre de personnes concernées n’est pas encore connu. Dans un communiqué publié mardi, al-Jazeera condamne la...
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