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Économie - Justice

Des avoirs d’une banque libanaise saisis par la justice française

Des avoirs d’une banque libanaise saisis par la justice française

Le siège de la BDL. Photo Philippe HAGE BOUTROS

Nouveau développement dans le litige judiciaire qui oppose un couple de déposants à une banque libanaise et pour lequel le tribunal judiciaire de Paris s’était déclaré le 29 juin compétent en se fondant sur la nationalité française des déposants. Suite à une requête de ces derniers, représentés par Michel Ferrand, avocat au barreau de Paris, le juge de l’exécution du tribunal judiciaire de Paris a décidé mardi la saisie conservatoire de fonds bancaires et de titres détenus en France par ladite banque. Celle-ci refuse de s’acquitter de la créance de ses clients au motif qu’elle n’en est plus débitrice, du fait qu’elle avait consigné le solde de leur compte joint auprès d’un notaire au Liban.

Dans son jugement daté de mardi, le juge de l’exécution a jugé que la créance des déposants est fondée, car la consignation « n’a pas de caractère libératoire immédiat ». Il a en outre considéré que « la situation du secteur bancaire au Liban menace effectivement le recouvrement de (cette) créance ».

Pour des raisons notamment liées à l’intérêt de ses clients, Me Ferrand n’a pas divulgué à L’Orient-Le Jour les identités des deux parties au procès. 

Nouveau développement dans le litige judiciaire qui oppose un couple de déposants à une banque libanaise et pour lequel le tribunal judiciaire de Paris s’était déclaré le 29 juin compétent en se fondant sur la nationalité française des déposants. Suite à une requête de ces derniers, représentés par Michel Ferrand, avocat au barreau de Paris, le juge de l’exécution du tribunal...
commentaires (18)

Le cœur du problème est au Liban, navrant que ces millions de libanais lésés soient aussi passifs à l'égard de ceux qui ont pillé leurs économies

N.A.

15 h 15, le 28 juillet 2023

Tous les commentaires

Commentaires (18)

  • Le cœur du problème est au Liban, navrant que ces millions de libanais lésés soient aussi passifs à l'égard de ceux qui ont pillé leurs économies

    N.A.

    15 h 15, le 28 juillet 2023

  • Même si ce n’est que de la poudre de perlimpinpin, le fait que les avoirs d’une banque dont les actionnaires se prennent pour des demi dieux et que leurs sous fifres avocats ou employés se délectaient en humiliant, menaçant et faisant souffrir les épargnants, ça console un peu ces derniers de savoir que le nom de ces actionnaires figurent dans la liste des délinquants financiers. Ça ne leur rendra pas leur épargne mais c’est une vengeance morale de savoir qu’aucun actionnaire de banque libanaise n’est à l’abri de la justice internationale. En tous cas, ces actionnaires ne doivent pas dormir tranquilles et sont sur leurs nerfs en permanence.

    Lecteur excédé par la censure

    11 h 02, le 28 juillet 2023

  • Tout celà est anecdotique mais néanmoins largement diffusé au Liban pour conforter les naïfs dans la "croyance" qu'il y aurait en France une justice anti corruption implacable. Il s'agit d'une simple décision non effective et qui fera l'objet de longs appels. Par ailleurs, le gel des avoirs ne signifie absolument pas restitution des fonds aux déposants. Enfin, il y aura très peu de cas de ce type, car la plupart des bi-nationaux vivant en Europe/Amérique du Nord pratiquaient de l'évasion fiscale en ayant un ou des comptes au Liban...c'est une diversion de plus pour ne pas parler de l'essentiel : l'étonnante passivité des libanais vivant au Liban...pas de manif ni occupations massives et dans la durée, pas d'atteinte aux biens des cadres de l'oligarchie, etc, etc, rien de rien...

    IBN KHALDOUN

    22 h 43, le 27 juillet 2023

  • Tous les libanais qui ont fait fuir leurs fortunes pour les déposer dans des banques françaises à capitaux libanais doivent bien réfléchir. En cas de décision de justice française à l’encontre de banques libanaises ayant les mêmes actionnaires, ils risquent de voir tous les dépôts en France bloqués. La BdF ne garantit que 100.000€

    Lecteur excédé par la censure

    18 h 02, le 27 juillet 2023

  • Le multi milliardaire Tripolitain Premier Ministre démissionnaire chargé des affaires qui courent plus vite que dans la république bananière libanaise, n’est il pas actionnaire dans le groupe Saradar qui possède la banque et anciennement LibanPost qui faisaient des bénéfices faramineux. Ils auraient pu mettre un peu la main à la poche et rembourser partiellement au moins leurs déposants. Ils risquent à présent de se retrouver dans un box à côté des pickpockets roumaines du métro

    Lecteur excédé par la censure

    14 h 47, le 27 juillet 2023

  • Quand aux non bi-nationaux, ils n'ont plus qu'à pleurer ou à mourir !

    Pandora

    12 h 46, le 27 juillet 2023

  • UN CONSEIL A TOUS LES DEPOSANTS DANS DES BANQUES APPARTENANT PLUS OU MOINS AUX BANQUES LIBANAISES FUYEZ CES BANQUES CAR TOT OU TRD LEURS MAISONS MERE DEVRONT PAYER LEURS VOLS DES BIENS DES LIBANAIS OU DES ETRANGERS DANS LEURS BANQUES

    LA VERITE

    11 h 17, le 27 juillet 2023

  • Il n 'y a pas de journalisme d'investigation au Liban. Meme s'il y en avait, l'absence d'un système judiciaire independant et digne prenant le relais rend le travail des journalistes vain et dangereux. La majorité d'entre eux prefere reproduire texto et in extenso ce que leur disent les politiciens. A defaut, il faut dans ce contexte remercier l'olj pour ses analyses et l'originalité de sa ligne éditoriale.

    Moi

    11 h 09, le 27 juillet 2023

  • Me Ferrand n’a pas divulgué à L’Orient-Le Jour les identités des deux parties au procès. Parce que les journalistes d’investigations doivent attendre que ça leur tombe dans le bec pour informer les lecteurs?

    Sissi zayyat

    10 h 57, le 27 juillet 2023

  • Decision du tribunal judiciaire: donc je suppose que la banque peut faire appel?

    Moi

    08 h 22, le 27 juillet 2023

  • Saradar. Il faut chercher dans la presse française les nouvelles complètes. Merci quand même l'OLJ d'avoir le courage de diffuser cet article.

    Souheil Mansour

    08 h 21, le 27 juillet 2023

  • Nommez les criminels.! C est un droit civique.

    Marie Claude

    07 h 33, le 27 juillet 2023

  • Les banques sont entrain de fermer les comptes des bi-nationaux... au moment de la récupération de l'inutile carte de débit associée à un compte qui ne sert plus qu'à payer les factures de téléphone mobile, la banque a insisté à savoir si nous détenions une seconde nationalité...

    C EL K

    06 h 22, le 27 juillet 2023

  • nommez cette banque ou taisez vous

    Ma Realite

    05 h 46, le 27 juillet 2023

  • Pourquoi vous ne la nommez pas, cette banque ?

    Citoyen Lambda

    23 h 33, le 26 juillet 2023

  • "La situation du secteur bancaire au Liban menace effectivement le recouvrement du depot". C'est un million de fois vrai et ce jugement fera jurisprudence. @ ABL : trève d'hypocrisies. Le glas a sonné. Regardez vous dans la glace: dans les yeux et pas le nombril, restructurez vous, admettez vos erreurs, remettez vous en cause, et reprenez dignement le vrai métier de banquier. Remerciez Dieu 1000 fois que la résilience des libanais de l'interieur et de la diaspora permette la generation de suffisamment de fresh dollars pour que vous ayez cette seconde chance. Ne la bousillez pas. Restructurez vous, soyez moralement honnetes en reconnaissant vos erreurs de strategie ( 30 ans a ne vendre que des lebanese t bonds frelatés) et redemarrez sainement comme le font tous les hommes d'affaires de ce pays. Pourquoi le chef d'entreprise á qui vous mettez tous les jours des batons dans les roues, ferait des efforts et pas vous?

    Moi

    22 h 29, le 26 juillet 2023

  • Pour résumer, si le client posséde une nationalité étrangère il peut recourir en justice pour récupérer ses fonds. S'il est Libanais il peut aller se faire voir... Car la nationalité libanaise ne procure aucun droit à son détenteur. Le libanais est devenu un gitan. Bientôt il sera dissous.

    Le borgne

    22 h 11, le 26 juillet 2023

  • Ce n’est que le début. Tous les bi-nationaux doivent s’en inspirer pour saisir la Justice Française contre leur banque. Cette Justice à plusieurs leviers d’intervention comme saisir les avoir de la banque libanaise auprès des banques françaises et même européennes ou saisir les avoirs des banques ayant les mêmes actionnaires comme plusieurs banques libanaises ont des filiales en France ayant le même mandataire social ou même faire déclarer cette banque libanaise insolvable par la Banque de France. Banquiers libanais, commencez à trembler malgré vos airs hautains et les assurances de vos avocats qui prétendent que vous êtes intouchables. Vous allez passer devant les tribunaux français comme les émeutiers des banlieues car de plus plusieurs d’entre vous ont la nationalité française

    Lecteur excédé par la censure

    20 h 47, le 26 juillet 2023

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