Rechercher
Rechercher

Moyen-Orient - Série Traits D'union

Zénobie à la conquête de Rome

« L’Orient-Le Jour » revient dans une série de cinq articles sur les parcours atypiques de personnages historiques – certains très célèbres et d’autres moins – qui ont en commun d’avoir évolué dans un espace géographique, intellectuel et/ou émotionnel où « Orient » et « Occident » s’opposent et se mêlent.

Dans ce premier épisode, focus sur Zénobie, la reine palmyrienne qui, comme son illustre aînée Cléopâtre, a suscité l’enthousiasme des poètes et des artistes européens au point de devenir un mythe que la pénurie de sources historiques attestées a contribué à nourrir. Dans le monde arabe, son caractère légendaire a été, quant à lui, exploité dans un sens nationaliste depuis la seconde partie du XXe siècle. 

Zénobie à la conquête de Rome

Illustration : Yann Charaoui

La légende lui prête une filiation directe avec la reine Cléopâtre, un éclat hors du commun, une grande intelligence et un sens exceptionnel de la vertu. De son enfance et de sa jeunesse, on ne sait pourtant presque rien. Quant à son apparence, les données à cet égard sont peu fiables. Et pour cause : il n’existe aucun portrait précis qui lui soit contemporain. Certes, des monnaies de bronze ont été frappées à son effigie en 272 à Antioche et à Alexandrie. Ses cheveux sont ramassés en un chignon qui lui retombe sur la nuque et sa tête est ornée d’un diadème. Sur les devises alexandrines, on peut même déceler quelques traits tels qu’un nez légèrement busqué et des oreilles plutôt grandes. De là à l’ériger en souveraine à l’incomparable beauté orientale… Les indices sont plutôt maigres. « L’une des raisons qui attirent les gens vers...
La légende lui prête une filiation directe avec la reine Cléopâtre, un éclat hors du commun, une grande intelligence et un sens exceptionnel de la vertu. De son enfance et de sa jeunesse, on ne sait pourtant presque rien. Quant à son apparence, les données à cet égard sont peu fiables. Et pour cause : il n’existe aucun portrait précis qui lui soit contemporain. Certes, des monnaies de bronze ont été frappées à son effigie en 272 à Antioche et à Alexandrie. Ses cheveux sont ramassés en un chignon qui lui retombe sur la nuque et sa tête est ornée d’un diadème. Sur les devises alexandrines, on peut même déceler quelques traits tels qu’un nez légèrement busqué et des oreilles plutôt grandes. De là à l’ériger en souveraine à l’incomparable beauté orientale… Les indices sont plutôt maigres....
commentaires (4)

Merci pour ce remarquable récit.

F. Oscar

09 h 39, le 24 juillet 2023

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (4)

  • Merci pour ce remarquable récit.

    F. Oscar

    09 h 39, le 24 juillet 2023

  • Merci pour cette remise en contexte historique très riche! C'est passionnant!

    Vincent Gélinas

    09 h 21, le 24 juillet 2023

  • J’aimerais ajouter à mon commentaire . J’ai le cœur à Palmyre de Raphaël Toriel , auteur Franco Libanais est non seulement une référence , page 238 ds le livre d’Annie et Maurice Sartre mais aussi une pièce de Théâtre , primée à Clermont Ferrand . Si vous souhaitez en savoir plus long , je suis au Liban et joignable. Merci encore pr votre superbe article Rana Raouda Toriel

    Rana Raouda TORIEL

    07 h 36, le 24 juillet 2023

  • J’ai le cœur à Palmyre de Raphaël Toriel❤️ Page 238 du livre d’Annie et Maurice Sartre …“ seul tranche peut être Raphaël Toriel écrivain franco libanais qui dans une langue superbe et avec une grande habileté livre une autobiographie de Zenobie sous forme de lettres que celle-ci adresse depuis sa retraite de Tibur , à son ami Paul de Samosate . Là, pas d’ambiguïté . “ … “l’évocation historique y est particulièrement bien venue “ … Raphaël est mon feu mari , vous pouvez trouver son livre chez Antoine ou me joindre . Je vous remercie pour ce beau réveil Rana Raouda Toriel .

    Rana Raouda TORIEL

    07 h 06, le 24 juillet 2023

Retour en haut