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Société - Reportage

Meurtre de Abey : trois victimes, deux hommes et... la vérité

Un homme druze de 60 ans a été tué le 9 juin dans ce village du caza de Aley. Son meurtrier, un chrétien âgé de 82 ans, décède deux jours plus tard en garde à vue, dans sa cellule. Très vite, tout est fait pour désamorcer le potentiel confessionnel de l’affaire, dans cette région au passé houleux. Au risque de passer à côté de la vérité.

Meurtre de Abey : trois victimes, deux hommes et... la vérité

Une rue du village de Abey, dans le caza de Aley. Photo João Sousa

Au bout d’un sentier battu serpentant sous le village tout en pierre calcaire de Abey, dans le caza de Aley, quand même les voitures tout-terrain ne passent plus et qu’il faut continuer à pied, deux hommes cultivent leur jardin. Pour arroser leurs arbres fruitiers respectifs, un point d’eau dont ils partagent la précieuse ressource avec une poignée d’autres agriculteurs. Ce cadre a priori idyllique et apaisant s’est transformé en scène de crime le 9 juin, ce qui, au fond, n’a pas surpris la fille de Michel Skaff. « Je ne suis venue qu’une fois avec lui et je n’ai pas aimé », raconte-t-elle. « S’il t’arrive quelque chose là-bas, tu peux mourir et personne n’en saura rien », avait-elle d’ailleurs soufflé à son père quand elle avait accepté, pour la première et la dernière fois, de l’accompagner dans leur village...
Au bout d’un sentier battu serpentant sous le village tout en pierre calcaire de Abey, dans le caza de Aley, quand même les voitures tout-terrain ne passent plus et qu’il faut continuer à pied, deux hommes cultivent leur jardin. Pour arroser leurs arbres fruitiers respectifs, un point d’eau dont ils partagent la précieuse ressource avec une poignée d’autres agriculteurs. Ce cadre a priori idyllique et apaisant s’est transformé en scène de crime le 9 juin, ce qui, au fond, n’a pas surpris la fille de Michel Skaff. « Je ne suis venue qu’une fois avec lui et je n’ai pas aimé », raconte-t-elle. « S’il t’arrive quelque chose là-bas, tu peux mourir et personne n’en saura rien », avait-elle d’ailleurs soufflé à son père quand elle avait accepté, pour la première et la dernière fois,...
commentaires (4)

Version officielle ? C'est honteux d'en parler. L'homme a peut être tiré en légitime défense après avoir été roué de coups avec sa femme. Ses fractures de mâchoire et de côtes.. Mort naturelle ? Pourquoi passer autour de la vérité ?

Esber

21 h 29, le 23 juin 2023

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Commentaires (4)

  • Version officielle ? C'est honteux d'en parler. L'homme a peut être tiré en légitime défense après avoir été roué de coups avec sa femme. Ses fractures de mâchoire et de côtes.. Mort naturelle ? Pourquoi passer autour de la vérité ?

    Esber

    21 h 29, le 23 juin 2023

  • Que leurs Ames reposent en paix. Le prix extreme de la fawda.

    Irene Souki

    18 h 02, le 22 juin 2023

  • Liban, pays de l’impunité. Les familles des 220 victimes de l’explosion du port attendent toujours qu’on juge les criminels ou qu’on fasse semblant au moins de les chercher pour les juger, mais rien le néant. La justice s’en fout. Elle n’existe pas et les partis qui sont visés sont bien protégés eux. Vive l’impunité !!

    Khoury-Haddad Viviane

    12 h 30, le 22 juin 2023

  • Un fait divers malheureux comme cela arrive dans tous les pays. RIP aux 2 personnes. Les politiciens ont agi sagement. Idem pour la sagesse des 2 familles

    LE FRANCOPHONE

    09 h 16, le 22 juin 2023

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