Rechercher
Rechercher

Environnement - Liban

Secousse à Zahlé : pour le CNRS, le tremblement de terre est d'origine naturelle

La directrice du Conseil national de recherche scientifique (CNRS) réfute des informations selon lesquelles le séisme de samedi serait lié à une explosion dans une carrière.

Photo d'illustration ANI

Le Conseil national de recherche scientifique (CNRS) au Liban a affirmé, lundi, à L'Orient-Le Jour que le séisme ressenti samedi après-midi dans la région de Zahlé, dans la Békaa, est "à 99 %" d'origine naturelle, et non provoqué par une explosion entendue au même moment par les habitants. Un tel lien avait été évoqué dimanche par le professeur de géologie et de sismologie à l'Université américaine de Beyrouth (AUB), Tony Nemr, qui avait estimé "probable" qu'un dynamitage dans une carrière ait provoqué la secousse d'une magnitude 3,0 sur l'échelle de Richter.

"Scientifiquement parlant, personne ne peut dire" qu'il existe un lien entre l'explosion et le séisme, "surtout s'il n'a pas accès au signal" enregistré par le Centre national de géophysique de Bhannès, réfute la directrice du CNRS, Tamara el-Zein, à L'OLJ.

"D'après le signal à notre disposition, il s'agit à 99 % d'un séisme naturel. Le pourcentage de doute restant, on le prend en considération en attendant de voir, sur le terrain, si cela peut être confirmé surtout si, en parallèle, on nous dit qu'une détonation a été entendue. Mais nous sommes sûrs à 99 % déjà que le séisme est naturel".

Lire aussi

Votre maison est-elle aussi sûre que possible contre les tremblements de terre ?

"C'est pour cela que nous n'avons pas tranché sur le sujet, dans l'attente de l'enquête. Nous attendons donc toujours les résultats de l'enquête de l'armée et des Forces de sécurité sur les échantillons prélevés", a-t-elle ajouté, surtout que la carrière est supposée être sous scellés. Elle a estimé, en outre, que l'explosion entendue dans la région pourrait ne pas être causée par des explosifs utilisés dans la carrière, mais provenir d'une autre source, comme éventuellement des exercices militaires. Mme Zein a indiqué que le CNRS attend d'avoir les résultats de l'enquête pour publier un communiqué officiel sur l'incident.

"Lorsqu'il y a une explosion dans une carrière ou un autre endroit, en profondeur et avec un fort dosage d'explosifs, il n'est pas toujours possible de différencier le signal d'un signal de séisme naturel. Mais le signal de samedi par contre était clairement un signal naturel", a-t-elle affirmé. 

De son côté, le ministre sortant de l'Environnement, Nasser Yassine, a affirmé dans un tweet lundi que "l'analyse des données enregistrées par le Centre national de géophysique, qui dépend du CNRS, montre des indicateurs illogiques au fil des années, qui se concentrent dans des périodes spécifiques les après-midis". "Toutes ces données ont été envoyées à l'armée, aux forces de sécurité et à la justice", a-t-il indiqué. 


Commentant ce tweet, Mme Zein a expliqué que c'est le CNRS qui a attiré l'attention du ministre sur ces indicateurs liés à l'enregistrement de signaux séismologiques que M. Yassine appelle "illogiques", mais que le Centre qualifierait plutôt d'"inhabituels". Il s'agit notamment de moments spécifiques au cours desquels des signaux sont enregistrés, comme entre 9h et 17h certains jours, ou de manière moins intense pendant les périodes de fête. "Nous avons fait part au ministre de nos doutes concernant ces clusters qui, pour certains, sont naturels et, pour d'autres, sont provoqués", a affirmé la scientifique.

Le Conseil national de recherche scientifique (CNRS) au Liban a affirmé, lundi, à L'Orient-Le Jour que le séisme ressenti samedi après-midi dans la région de Zahlé, dans la Békaa, est "à 99 %" d'origine naturelle, et non provoqué par une explosion entendue au même moment par les habitants. Un tel lien avait été évoqué dimanche par le professeur de géologie et de sismologie à...
commentaires (0)

Commentaires (0)

Retour en haut