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Économie - Transport

Boeing dans le rouge au premier trimestre, mais confirme ses prévisions annuelles

Boeing dans le rouge au premier trimestre, mais confirme ses prévisions annuelles

Un Boeing 737-A pris en photo le 27 juillet 2021. Olivier Douliery/AFP

Boeing est resté dans le rouge au premier trimestre et a enregistré une perte nette plus importante que prévu, mais le constructeur aéronautique a confirmé ses prévisions pour l’ensemble de son exercice.

La perte nette atteint 425 millions de dollars, selon un communiqué publié hier, et 1,27 dollar par action hors éléments exceptionnels, indicateur crucial pour les analystes, qui avaient tablé, en moyenne, sur 1,07 dollar seulement. C’est le sixième trimestre d’affilée dans le rouge pour le groupe d’Arlington (Virginie), qui a néanmoins sensiblement réduit ses pertes par rapport au trimestre précédent (-35 %) et sur un an (-66 %).

Dans le même temps, Boeing a vu son chiffre d’affaires progresser de 28 % sur un an, à 17,9 milliards de dollars, au-dessus des 17,5 milliards attendus par le marché.

L’activité a été portée par l’accélération des livraisons d’appareils commerciaux, avec 130 avions acheminés aux clients de janvier à mars, contre 95 lors de la même période de 2022. Le carnet de commandes atteint plus de 4 500 appareils, pour un prix catalogue de 334 milliards de dollars. Boeing entend toujours livrer entre 400 et 450 avions 737 sur l’ensemble de l’année, et prévoit d’augmenter sa production de 787 de trois à cinq par mois d’ici à la fin 2023. Du fait de la montée en puissance des livraisons, le chiffre d’affaires de la division aviation commerciale a bondi de 59,8 % sur un an.

Le constructeur a, de nouveau, pâti de perturbations de sa chaîne d’approvisionnement, qui a entraîné des surcoûts et affecté ses marges, expliquant en bonne partie la perte constatée. L’avionneur a également souffert de coûts supplémentaires liés à des opérations de maintenance et de vérifications sur des appareils en attente de livraison, qui s’étaient accumulés notamment avec la suspension des vols du 737 MAX durant 20 mois.

Le PDG Dave Calhoun a précisé, lors d’un entretien à la chaîne CNBC, que le stock de ces avions sur lesquels des travaux devaient être effectués avant livraison était passé de 450 initialement à moins de 300. Le dirigeant a aussi indiqué que la perte trimestrielle avait été augmentée par une charge exceptionnelle de 200 millions de dollars liée à un problème de conformité sur un revêtement du 767, attribuable à un fournisseur.

« Nous enregistrons des progrès sur la chaîne d’approvisionnement », a indiqué le PDG dans le communiqué, ajoutant que « la demande (était) soutenue sur (les) marchés-clefs » du groupe. « Nous voulons être transparents quant aux contraintes (logistiques) auxquelles nous faisons face et ne pas dépasser nos capacités, mais le marché est très solide », a ajouté M. Calhoun sur CNBC.

« Même si les résultats de Boeing restent à la traîne de l’industrie aéronautique dans l’ère post-Covid, il y a plusieurs points positifs pour l’entreprise », a commenté Christopher Raite, de Third Bridge, évoquant le carnet de commandes, la confirmation des objectifs de livraisons et le désendettement du groupe. L’entreprise a confirmé sa prévision de flux de trésorerie disponible compris entre 3 et 5 milliards pour l’ensemble de l’exercice.

Source : AFP

Boeing est resté dans le rouge au premier trimestre et a enregistré une perte nette plus importante que prévu, mais le constructeur aéronautique a confirmé ses prévisions pour l’ensemble de son exercice.La perte nette atteint 425 millions de dollars, selon un communiqué publié hier, et 1,27 dollar par action hors éléments exceptionnels, indicateur crucial pour les analystes, qui avaient tablé, en moyenne, sur 1,07 dollar seulement. C’est le sixième trimestre d’affilée dans le rouge pour le groupe d’Arlington (Virginie), qui a néanmoins sensiblement réduit ses pertes par rapport au trimestre précédent (-35 %) et sur un an (-66 %).Dans le même temps, Boeing a vu son chiffre d’affaires progresser de 28 % sur un an, à 17,9 milliards de dollars, au-dessus des 17,5 milliards attendus par le...
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