L’effectif des Girondins de Bordeaux célébrant un but contre le Stade rennais, en 32e de finale de la Coupe de France le 7 janvier 2023. Romain Perrochau/AFP
Le printemps bordelais se poursuit. Malgré la pression exercée par leurs poursuivants, les Girondins ont enchaîné un sixième match sans défaite lundi au stade de Roudourou de Guingamp en l’emportant sur la plus petite des marges (1-0).
Une victoire capitale sur le plan comptable, puisqu’elle permet au sextuple champion de France de récupérer sa deuxième place que Metz lui avait ravie provisoirement samedi.
Si le leader Le Havre, qui compte désormais 60 points (soit sept unités d’avance sur Bordeaux, 53 points), semble bien parti pour retrouver l’élite la saison prochaine, le seul et unique ticket restant pour la Ligue 1 sera décerné à l’issue d’une lutte acharnée entre quatre concurrents se tenant en cinq points.
Un caviar de Maja
Avant leurs confrontations cruciales contre Bastia (5e, 48 points) et Metz (3e, 51 points), les Girondins étaient dans l’obligation de ramener un résultat de Bretagne pour aborder sereinement le sprint final de la saison, qui se terminera dans neuf journées.
Et comme à leur habitude, les hommes de David Guion ont pris le meilleur départ en réalisant une première période de très bonne facture. Alignés en 4-3-3, avec notamment la première titularisation du jeune espoir roumain arrivé cet hiver en Gironde, Alexi Pitu, les Marine et Blanc ont ouvert le score en profitant d’une grossière erreur du défenseur guingampais Eboa Eboa qui, à la réception d’une passe anodine, a tergiversé avant de se faire subtiliser la balle par Josh Maja, auteur d’un bon pressing. Celui-ci a ensuite fait preuve d’altruisme en offrant un caviar à Fransérgio qui n’avait plus qu’à conclure dans le but vide (1-0, 22e).
Sonnés par cette ouverture du score, et face à une équipe bordelaise affichant des certitudes dans le jeu, les Guingampais ont fait preuve de trop d’approximations pour s’imposer. De retour des vestiaires, les Bretons ont tenté de réagir, mais leurs initiatives trop désordonnées n’ont nullement inquiété l’arrière-garde girondine… jusqu’à la 70e minute de jeu.
Galvanisés par le public du Roudourou, ils ont assiégé le but de Gaëtan Poussin lors des 20 dernières minutes avec des attaques cette fois plus tranchantes. Coup sur coup, ce dernier a été suppléé par son capitaine Bardet (75e) avant de sauver son équipe d’une parade spectaculaire (76e).
Dans les arrêts de jeu, et alors que les Bretons se jetaient à corps perdu pour tenter d’égaliser, Aliou Badji s’est offert la balle du break, mais sa frappe a heurté le poteau (90e+3).
Le Havre caracole en tête
Faute d’avoir soigné leur différence de but, les Girondins peuvent se satisfaire d’avoir réussi à tenir un score sans trop souffrir. Sans trop briller non plus, mais cela est devenu une habitude sur les bords de la Garonne, où les spectateurs ne s’attendent plus depuis longtemps à voir leur équipe maîtriser une rencontre de la première à la dernière minute.
Mais il faut admettre que les Bordelais ont au moins le mérite de ne pas passer à côté de leur sujet depuis plusieurs semaines. Une progression qu’il faudra afficher à nouveau dès samedi prochain face à un concurrent direct pour la montée, le SC Bastia.
Les Corses ont fait rugir de plaisir samedi le stade de Furiani en renversant 3-2 une équipe de Sochaux qui restait sur neuf matches sans défaite. Un résultat qui a également profité à Metz, éjectant les Lionceaux de la troisième marche du podium grâce à sa victoire 1-0 à domicile contre le relégable Laval (17e), après un but splendide du Géorgien Georges Mikautadze (49e).
Pour l’heure, Le Havre, vainqueur 1-0 à Pau, poursuit son bonhomme de chemin vers la Ligue 1, avec donc sept unités d’avance sur Bordeaux, neuf sur Metz et onze sur Sochaux.
Au stade Geoffroy-Guichard dans l’après-midi, un doublé d’Ibrahima Wadji face à la lanterne rouge Niort (2-0) a permis à Saint-Étienne de signer un huitième match sans défaite.
Les Stéphanois renouent avec le succès après trois matches nuls, dont deux obtenus toutefois face au leader Le Havre et Bordeaux. Encore relégables il y a sept journées, les Verts sont 12es et comptent désormais cinq points d’avance sur la zone rouge.
Une zone rouge où Nîmes (18e) a doublé Dijon (19e) grâce à son carton 4-0 contre Annecy (15e), qui devait avoir la tête à sa demi-finale de Coupe de France contre Toulouse jeudi.

