Moscou a dénoncé dimanche le « tapage médiatique » en Occident provoqué par l’arrestation jeudi d’un journaliste américain en Russie, alors que Washington a de nouveau réclamé sa libération. Trois jours après le placement en détention d’Evan Gershkovich, un journaliste du Wall Street Journal, les chefs de la diplomatie russe et américain Sergueï Lavrov et Antony Blinken ont échangé à son sujet « à l’initiative » de Washington, selon Moscou. « Il est inacceptable que des responsables de Washington et des médias occidentaux créent un tapage avec la claire intention de donner à cette affaire une dimension politique », a dénoncé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. Son cas est sans précédent dans l’histoire récente du pays et a provoqué un vif émoi en Occident. Lors de ce rare appel dimanche, M. Lavrov a répété à son homologue américain Antony Blinken les accusations d’espionnage proférées depuis jeudi par les autorités russes. « M. Gershkovich a été pris en flagrant délit alors qu’il tentait d’obtenir des informations secrètes », a indiqué le ministre russe à M. Blinken, appelant au « respect des décisions des autorités russes ». M. Blinken a, de son côté, réclamé la libération « immédiate » du journaliste américain, dénonçant une « détention inacceptable », selon un porte-parole.
Monde - Russie
Journaliste US arrêté : Moscou dénonce le « tapage médiatique », Washington réclame sa libération
OLJ / le 03 avril 2023 à 00h00

