Carlos Alcaraz avec le trophée du tournoi de Buenos Aires qu’il a remporté ce dimanche après son succès en finale face au Britannique Cameron Norrie. Luis Robayo/AFP
On imaginait un retour en demi-teinte, surtout après trois mois et demi passés loin des courts à cause d’une longue série de blessures, mais il n’en a rien été.
Face au gaucher britannique, qui disputait sa seconde finale cette année après celle perdue à Auckland le mois dernier, Carlos Alcaraz a conclu en beauté une semaine où il a déjà frisé avec son meilleur niveau affiché la saison dernière.
À seulement 19 ans, le prodige espagnol vient de remporter le septième titre de sa carrière, au terme de sa neuvième finale qu’il a maîtrisée de main de maître, frôlant par moment la perfection.
Les débats ont d’abord été très équilibrés dans le premier set jusqu’à 3-3, entre deux joueurs entamant tambour battant la partie. Norrie a même pris le numéro 2 mondial de vitesse à plusieurs reprises dans ce début de manche.
Mais celui-ci réussit alors le premier break, sur une attaque profonde de coup droit. Break qu’il confirme immédiatement, sur une amortie, avant de ravir à nouveau le service du Britannique et d’empocher la première manche en 36 minutes.
Dans cette manche, Alcaraz a été très efficace au service, en passant 68 % de premières balles et en ne concédant aucune balle de break.
« Un moment particulier »
Poursuivant sur sa lancée, il prend le premier jeu de service de Norrie pour se détacher 2-0 au début du deuxième set, puis 5-2. Coups droits puissants, retours cinglants, revers explosifs, amorties et même parfois volées, rapidité d’exécution... tout réussit alors à Alcaraz.
Le Murcien sert alors pour le match. Son jeu s’effrite, son service faiblit, les fautes directes se font plus fréquentes... Norrie en profite pour obtenir ses deux premières balles de break de la partie à 5-3. Alcaraz sauve la première... puis commet une double faute sur la seconde.
Le Britannique en profite, revient à 5-4 puis recolle à 5-5 sur son service. Mais le dernier vainqueur de l’US Open trouve les ressources nécessaires pour relancer sa belle mécanique et s’imposer en deux sets.
« J’étais très concentré, confiant en mon jeu, ça fait des mois que je travaille, ça n’est jamais facile de reprendre, donc c’est un moment particulier », a-t-il dit après son triomphe argentin, dans un central Guillermo Vilas archicomble.
Les blessures (déchirure abdominale, puis blessure musculaire au mollet droit) l’ayant poussé à déclarer forfait avant son quart à Paris-Bercy début novembre puis avant l’Open d’Australie en janvier ne semblent pas avoir altéré son physique et son jeu hors normes qui firent de lui l’an dernier le plus jeune joueur de l’ère Open à s’asseoir au sommet du tennis mondial.
Medvedev reprend sa marche en avant
Un autre ancien numéro 1 mondial, place qu’il a occupée durant seize semaines en 2022 avant de retomber au 11e rang après un début d’année inconsistant, a retrouvé son meilleur tennis pour remporter dimanche le tournoi ATP 500 de Rotterdam en battant en finale Jannik Sinner.
Face au prometteur Italien de 21 ans, Daniil Medvedev s’est imposé 5-7, 6-2, 6-2. Grâce à ce titre, le 16e de sa carrière en 28 finales, le Russe réintègrera lundi le top 10 du classement ATP, où il pointera en huitième position.
Sinner, lui, à la faveur de sa place de finaliste aux Pays-Bas et de son récent titre à Montpellier, y passera du 14e au 12e rang. « Mon statut de numéro un mondial il y a un an a peut-être pesé sur ma fin de saison passée, difficile. Je ne me sentais pas sous pression, mais inconsciemment, je l’étais peut-être. Ce statut, il faut savoir le gérer », a expliqué le Moscovite.
Après un début de saison timide, marqué par une demi-finale à Adélaïde 1 puis une élimination précoce au 3e tour de l’Open d’Australie, Medvedev a retrouvé à Rotterdam les jambes qui lui permettent d’être l’un des meilleurs joueurs du monde : avant de dominer Sinner, il avait battu en quarts le Canadien Félix Auger-Aliassime, tenant du titre, puis le Bulgare Grigor Dimitrov en demies.
« Pour être honnête, je ne savais pas trop où j’en étais après l’Open d’Australie. Je n’étais pas forcément très optimiste en arrivant à Rotterdam. Mais j’ai retrouvé ici la confiance qui m’a peut-être manqué en début d’année », s’est réjoui Medvedev qui estime qu’il va désormais « pouvoir enchaîner les tournois en étant tout à fait relax ».
Le vainqueur de l’US Open 2021, dont le dernier succès remontait à octobre dernier à Vienne, peut effectivement s’envoler l’esprit tranquille pour Doha où il partagera cette semaine le haut de l’affiche avec son compatriote Andrey Rublev, vainqueur sortant, éliminé dès le premier tour à Rotterdam.
Source : AFP


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