Depuis le début de la crise, les municipalités n’arrivent plus à financer la collecte des déchets. Photo Michel Hallak
Les ordures ménagères s’entassent depuis plusieurs jours dans les rues et le long des cours d’eau de plusieurs localités du Akkar, au Liban-Nord, a rapporté vendredi notre correspondant Michel Hallak. Cette situation est due aux problèmes financiers des municipalités de la région qui n’arrivent plus à financer la collecte des déchets, explique M. Hallak.

À cause de la crise économique qui sévit au Liban depuis plus de trois ans, de nombreux habitants du Akkar n’ont pas été en mesure de payer dernièrement leurs taxes municipales, a indiqué notre correspondant. Une situation qui a affecté la capacité de ces administrations locales dans la région à payer les sociétés en charge de la collecte des ordures. Les municipalités déplorent en outre le non-versement par l’État de subventions qui leur sont dues.
Les amoncellements d’ordures sont un problème récurrent au Liban, et ce depuis bien avant la crise économique qui a débuté en 2019, la situation pâtissant de l’absence d’un plan de gestion durable des déchets. Les autorités ont jusqu’à présent recours au remplissage puis à l’agrandissement de décharges au-delà de leurs capacités. La crise des déchets a été exacerbée par l’effondrement économique, le gouvernement ayant du mal à payer les services de base.

Dernièrement, la ville de Saïda, au Liban-Sud, a également été envahie par les déchets pendant plusieurs semaines, la société chargée de la collecte des ordures ménagères dans la région ayant interrompu son travail en raison d’un manque de fonds pour payer le carburant de ses camions-poubelles.


Tant que les déchets de la société tiennent le pouvoir dans ce pays, il ne faut pas s’attendre à être envahi par autre chose que des déchets, le reste a été englouti et sommeille sur leurs relevés bancaires falsifiés mais toujours en état d’approvisionnement. Non mais quel peuple!
11 h 06, le 14 janvier 2023