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Campus - PUBLICATION

Pour Léa Moukanas, l’engagement n’a pas d’âge

L’étudiante franco-libanaise, fondatrice et présidente de l’association Aïda, témoigne, dans son premier livre, de son engagement pour la santé des jeunes.

Pour Léa Moukanas, l’engagement n’a pas d’âge

Léa Moukanas. Félicia Sisco

Dans un témoignage aussi captivant qu’émouvant, intitulé Je veux être utile – L’engagement n’a pas d’âge, récemment publié aux éditions Robert Laffont, Léa Moukanas revient sur son expérience inédite de plus jeune fondatrice et présidente d’association en France. Son but ? « Montrer à tous ceux qui veulent s’engager et/ou entreprendre que c’est possible quel que soit leur âge », souligne-t-elle. Alors qu’elle a tout juste quinze ans, Léa surprend son entourage en créant en 2015 l’association Aïda, en France, dans le but de soutenir, au quotidien, les jeunes atteints de cancer. Sept ans plus tard, son association, qui porte le prénom de sa grand-mère maternelle décédée d’une leucémie foudroyante, mobilise partout en France des dizaines de milliers de collégiens et lycéens qui rendent visite à des patients âgés de 15 à 25 ans afin de les accompagner dans chaque étape de la maladie. L’étudiante, qui obtiendra cette année son diplôme en finance et stratégie à Sciences Po Paris, a réussi à rassembler à ce jour, grâce à son association, des milliers de bénévoles et une vingtaine de salariés.

Les bénéfices générés par la vente du livre seront versés, en France, à l’association Aïda et, au Liban, à Caritas Liban.

Une histoire collective

« Écrire un livre, c’est un processus nouveau que j’ai vécu lorsque j’ai pris la plume pour revenir sur ce que nous avons construit avec l’association Aïda et qui a été beaucoup raconté dans la presse. Cela m’a permis également de mettre en mots ce qui nous a aidés à nous construire et à grandir ces sept dernières années », confie la jeune femme de 23 ans. L’histoire partagée par Léa Moukanas dans son premier livre de 224 pages est, selon ses dires, collective. Elle y raconte « l’adolescence qui rencontre la maladie ; des collégiens, lycéens et adolescents qui se lancent dans leur premier engagement ; des patients du même âge hospitalisés partout en France ; des équipes médicales qui soignent coûte que coûte ». Pour respecter l’intimité des jeunes et des professionnels de santé, certains prénoms ont été modifiés dans ce récit qui met en avant la motivation et la détermination des bénévoles, au collège, au lycée et à l’université, pour épauler, au quotidien, ceux qui se battent contre la maladie. « J’espère que ce livre apportera aussi un peu de réconfort à celles et ceux qui traversent personnellement la maladie ou dans leur entourage. On oublie trop souvent les aidants qui sont essentiels dans la vie des patients », précise Léa.

Le Liban, des souvenirs doux et amers

Dans son récit, l’étudiante se confie longuement sur son engagement en revenant sur les étapes de création et de développement de l’association Aïda. Elle s’attarde également sur l’histoire de sa famille en relatant notamment les souvenirs doux et amers issus de ses séjours passés au pays du Cèdre. « Je ne pouvais pas imaginer raconter mon histoire sans parler du Liban où ma famille et moi revenons souvent. Il y a des épisodes marquants comme la guerre de 2006, d’autres plus joyeux comme les soirées endiablées de dabké et les repas de famille. Je parle aussi de l’histoire de l’exode de mes grands-parents au début de la guerre », souligne l’écrivaine en herbe. « C’est ça le Liban, la chaleur qui se mêle à la douleur pour l’atténuer même si elle est toujours là. Il y a une part de ce pays que j’aime dans tout ce que j’entreprends aujourd’hui. » Dans son témoignage, Léa expose également, avec sincérité et non sans un certain humour, les tracas, mais aussi les petites et les grandes victoires, vécus dans une période charnière de son existence, entre l’adolescence et le début de sa vie d’adulte.

Pour mémoire

Léa Moukanas lauréate du prix Femme d’influence espoir de l’année 2021

Avouant se sentir parfois seule face à tant de responsabilités, la jeune femme n’hésite pas à souligner que « l’engagement est une école de vie ». Je veux être utile – L’engagement n’a pas d’âge est une lecture édifiante au sujet de la nouvelle génération qui se met au service des autres avec beaucoup de fraîcheur et de sincérité. Son autrice encourage en particulier les jeunes à croire en leur capacité à agir sur le terrain pour changer le monde et se faire une place dans la société. Les bénéfices générés par la vente de ce livre seront versés, en France, à l’association Aïda et, au Liban, à Caritas Liban.

Dans un témoignage aussi captivant qu’émouvant, intitulé Je veux être utile – L’engagement n’a pas d’âge, récemment publié aux éditions Robert Laffont, Léa Moukanas revient sur son expérience inédite de plus jeune fondatrice et présidente d’association en France. Son but ? « Montrer à tous ceux qui veulent s’engager et/ou entreprendre que c’est possible quel que...
commentaires (1)

chapeau bas bravo Léa ,une humanité sans pareil émane de vos propos,bel exemple d'initiative et de courage et d'engagement , émue en lisant cet article, bravo encore Nada Tadros Lourdelle

Lourdelle Bernard

17 h 09, le 24 novembre 2022

Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • chapeau bas bravo Léa ,une humanité sans pareil émane de vos propos,bel exemple d'initiative et de courage et d'engagement , émue en lisant cet article, bravo encore Nada Tadros Lourdelle

    Lourdelle Bernard

    17 h 09, le 24 novembre 2022

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