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Moyen-Orient - Qatar, Un Mondial À Part

Une histoire de pirates, de gaz et d’hubris

Douze années de préparation, plus de 200 milliards de dollars d’investissements, huit stades sortis de terre, au moins 6 500 travailleurs migrants décédés... Des chiffres qui attisent les polémiques autour de la Coupe du monde qui se tient pour la première fois de son histoire dans un pays arabe. L’occasion pour « L’Orient-Le Jour » de publier une série d’articles pour analyser la perception de la compétition dans la région, son impact sur la société qatarie ou encore l’histoire du football dans le Golfe. Ce second épisode raconte l’histoire d’une revanche contre la géographie, le récit d’un pays à l’ambition aussi démesurée que ses dimensions sont réduites. Longtemps inquiet de disparaître, le Qatar a réussi à se forger une place de choix sur la scène internationale, au risque de s’exposer toujours plus aux critiques.


Une histoire de pirates, de gaz et d’hubris

Célébration de la fête nationale au Qatar, en 2009, à Doha. Karim Jaafar/AFP

« Le Qatar est le territoire oublié par Dieu. » Voilà ce que disaient autrefois les Arabes en référence à cette péninsule désertique de 11 610 km² aussi plate qu’inhospitalière, raconte Michael Quentin Morton dans son livre Masters of the Pearls (Reaktion Books, 2020) sur l’histoire de l’émirat du Golfe. « Catura », « Katr », « Kattar » ou encore « Guttur » … Selon l’historien, la dénomination de cet appendice en forme de cap ou de péninsule est aussi hésitante que sa forme géographique dans l’esprit des premiers explorateurs. « Une carte du XVIIe siècle, probablement basée sur des récits de voyageurs, fait référence à “Catura” sur la côte arabique, mais il n’y a aucun signe de la péninsule protubérante, juste une côte aplanie égrenée par quelques noms de villes », écrit-il.Placer le Qatar sur la carte est le fil conducteur de l’histoire...
« Le Qatar est le territoire oublié par Dieu. » Voilà ce que disaient autrefois les Arabes en référence à cette péninsule désertique de 11 610 km² aussi plate qu’inhospitalière, raconte Michael Quentin Morton dans son livre Masters of the Pearls (Reaktion Books, 2020) sur l’histoire de l’émirat du Golfe. « Catura », « Katr », « Kattar » ou encore « Guttur » … Selon l’historien, la dénomination de cet appendice en forme de cap ou de péninsule est aussi hésitante que sa forme géographique dans l’esprit des premiers explorateurs. « Une carte du XVIIe siècle, probablement basée sur des récits de voyageurs, fait référence à “Catura” sur la côte arabique, mais il n’y a aucun signe de la péninsule protubérante, juste une côte aplanie égrenée par quelques noms de villes », écrit-il.Placer...
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