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Économie - Restrictions Bancaires

La BDL maintient encore la circulaire n° 161 en vie

La Banque du Liban a, sans trop de surprise, prolongé une nouvelle fois d’un mois les effets de la circulaire principale n° 161. Il s’agit de l’un des principaux dispositifs aménageant les restrictions bancaires en vigueur dans le pays depuis 2019 et qui limitent, sans y être autorisé par une loi de contrôle des capitaux, l’accès des déposants à leurs comptes en devises, voire l’accès aux devises tout court dans un contexte d’effondrement de la monnaie nationale.

Le texte autorise donc jusqu’à fin novembre les banques à fournir des dollars en espèces à leurs clients en les convertissant depuis les comptes en livres de ces derniers, au taux de sa plateforme de change Sayrafa. Ce taux a atteint un peu plus de 30 000 livres pour un dollar depuis plusieurs jours, contre plus ou moins 37 000 livres sur le marché hier. Les dollars échangés sont directement fournis aux banques par la BDL au taux de Sayrafa et sont puisés dans les réserves de devises du pays dont le niveau exact n’est pas connu, mais qui fondent comme neige au soleil.

Cette 10e prolongation de suite survient alors que le flou règne toujours au sujet du changement de taux officiel de 1 507,5 livres pour un dollar à 15 000 livres, annoncé il y a environ un mois par le ministre sortant des Finances, Youssef Khalil, et programmé pour mardi. Un des scénarios attendus pourrait consister en une première étape se limitant au dollar douanier (le taux de change utilisé pour calculer les droits de douanes en livres à partir des prix hors taxe en dollars des biens passant la frontière). Certaines voix dans le débat public s’attendent à ce que la BDL décide dans la foulée de faire passer de 8 000 à 15 000 livres le taux de retrait des dollars bloqués dans le secteur bancaire par les restrictions, un dispositif prévu par la circulaire n° 151. Cette éventualité n’a pas été confirmée pour le moment.

La Banque du Liban a, sans trop de surprise, prolongé une nouvelle fois d’un mois les effets de la circulaire principale n° 161. Il s’agit de l’un des principaux dispositifs aménageant les restrictions bancaires en vigueur dans le pays depuis 2019 et qui limitent, sans y être autorisé par une loi de contrôle des capitaux, l’accès des déposants à leurs comptes en devises, voire l’accès aux devises tout court dans un contexte d’effondrement de la monnaie nationale.Le texte autorise donc jusqu’à fin novembre les banques à fournir des dollars en espèces à leurs clients en les convertissant depuis les comptes en livres de ces derniers, au taux de sa plateforme de change Sayrafa. Ce taux a atteint un peu plus de 30 000 livres pour un dollar depuis plusieurs jours, contre plus ou moins 37 000 livres sur le...
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