Rechercher
Rechercher

Monde - Droits Humains

Amnesty dénonce la « cruauté » des nouvelles prisons égyptiennes

L’une des dernières prisons inaugurées en Égypte, dans la foulée d’une nouvelle « stratégie nationale pour les droits humains », ne fait que perpétuer « des conditions cruelles et inhumaines » de détention, accusait jeudi Amnesty International. La prison Badr, à 70 km à l’est du Caire, où des prisonniers ont été transférés à partir de mi-2022, a déjà enregistré au moins un décès, assure l’ONG, celui d’el-Sayed al-Sayfi, un détenu de 61 ans mort le 5 octobre. « Les détenus subissent les mêmes violations des droits humains que dans les prisons plus anciennes », accuse la patronne d’Amnesty, Agnès Callamard. Selon des témoignages de proches et d’avocats de détenus, ces derniers manquent de nourriture, de vêtements, de livres, de médicaments et sont souvent privés de visites familiales. Badr et Wadi al-Natroun font partie de la « stratégie nationale des droits humains » annoncée en grandes pompes à l’automne 2021 par le président Abdel Fattah al-Sissi. Ce dernier est régulièrement pointé du doigt par les défenseurs des droits humains qui s’inquiètent du sort des plus de 60 000 détenus d’opinion du pays le plus peuplé du monde arabe. Pour Amnesty, ces annonces visaient uniquement à « maquiller » un bilan « catastrophique » des droits humains en Égypte. « À l’approche de la COP27, la machine de communication de l’Égypte tourne à plein pour cacher la terrible réalité de ses prisons où des détenus d’opinion dépérissent dans des conditions qui violent l’interdiction de la torture et des mauvais traitements », accuse Mme Callamard.

L’une des dernières prisons inaugurées en Égypte, dans la foulée d’une nouvelle « stratégie nationale pour les droits humains », ne fait que perpétuer « des conditions cruelles et inhumaines » de détention, accusait jeudi Amnesty International. La prison Badr, à 70 km à l’est du Caire, où des prisonniers ont été transférés à partir de mi-2022, a déjà enregistré au moins un décès, assure l’ONG, celui d’el-Sayed al-Sayfi, un détenu de 61 ans mort le 5 octobre. « Les détenus subissent les mêmes violations des droits humains que dans les prisons plus anciennes », accuse la patronne d’Amnesty, Agnès Callamard. Selon des témoignages de proches et d’avocats de détenus, ces derniers manquent de nourriture, de vêtements, de livres, de médicaments et sont souvent privés...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut