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Politique - Analyse

Pourquoi le Hezbollah a donné son feu vert à un accord avec Israël

Il ne s’agit pas d’une normalisation. Mais le parti chiite accepte de changer les règles du jeu et de rendre la possibilité d'un conflit avec l'Etat hébreu plus improbable. 

Pourquoi le Hezbollah a donné son feu vert à un accord avec Israël

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, s'adresse à ses partisans mardi 11 octobre 2022. REUTERS/Aziz Taher

Hassan Nasrallah aurait pu demander au Liban officiel de revendiquer la ligne 29 en tant que frontière maritime avec Israël. Il ne l’a pas fait. Il aurait pu torpiller les négociations en exigeant des choses impossibles à accepter pour l’Etat hébreu. Il ne l’a pas fait. Il aurait pu cibler militairement des infrastructures israéliennes pour prouver que sa menace est sérieuse et le pousser à faire davantage de concessions. Là encore, il ne l’a pas fait.

Dans le dossier de la délimitation de la frontière maritime entre le Liban et Israël, le secrétaire général du Hezbollah a joué avec le feu. Mais cette stratégie n’avait pas pour objectif d’empêcher la conclusion du deal - qui n’aurait de toute façon pas été possible sans son feu vert. Elle avait plutôt pour but de préparer son public à l’impensable et l’interdit : un accord avec “l’ennemi” avalisé par la formation pro-iranienne. Après plus de dix ans de litige, le Liban et Israël semblent enfin parvenus à un accord sur la délimitation de leur frontière maritime. Mardi soir, Hassan Nasrallah a toutefois voulu atténuer la portée de l'évènement. "Nous attendons le moment où les délégations (des deux pays) entreront à Naqoura pour signer, afin de pouvoir dire qu'un accord a été conclu", a-t-il dit.

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Dans sa position, le chef du parti chiite ne peut ouvertement se féliciter de la conclusion d’un deal avec “l’ennemi sioniste”. Il lui est plus commode de se “cacher” derrière l’Etat - dont il reconnaît nominalement pour une fois la souveraineté - en assurant que c’est à lui que revient finalement la décision finale. D’un côté, le Hezbollah ne veut pas donner le sentiment d’être en première ligne dans ce dossier qui le contraint à un terrible exercice de contorsions. De l’autre, il commence à diffuser l’idée, via ses canaux de communication, que l’accord, et plus précisément les concessions israéliennes, sont le résultat de son implication dans le dossier et le présente même comme une “victoire” à mettre à son actif. Le parti a menacé à plusieurs reprises de cibler le site de Karish si le Liban n’obtenait pas “ses droits économiques”. A t-il ainsi réussi à faire plier Israël ? Est-ce que les menaces du parti chiite ont joué en faveur du Liban ? Difficile de répondre. L’ultimatum de la milice a peut-être encouragé Israël à céder plus et plus vite qu’il ne l’aurait voulu afin d’entamer l’extraction du gaz dans le champ Karish. Il lui était plus difficile de tenter de gagner du temps dans ces conditions. Mais l’Etat hébreu semblait déjà enclin, avant les menaces du Hezbollah, à accepter que la ligne 23 délimite sa frontière avec le Liban, à condition que celui-ci reconnaisse la souveraineté israélienne sur le champ de Karish. La surenchère du Hezbollah, qui aurait pu coûter au Liban une guerre dévastatrice, visait surtout à préparer l’opinion publique, et en particulier sa base populaire, à un accord basé sur la ligne 23, sachant que le Liban pouvait revendiquer la ligne 29 en vertu du droit international.

L'éditorial de Issa GORAÏEB

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Pourquoi le Hezbollah a-t-il donné son feu vert à un tel deal ? La situation économique et financière dans laquelle se trouve le Liban a certainement été un élément décisif. Même sous perfusion iranienne et malgré les services qu’il offre à ses partisans, le Hezbollah ne peut répondre à lui seul à une crise de cette envergure. Sa base populaire souffre, à l’instar du reste de la population. Le parti chiite fait peut-être le calcul que l’argent du gaz et du pétrole - évalué par Israël à trois milliards de dollars - lui permettra de stabiliser le pays et de remplacer la rente financière par la rente pétrolière. Le fait que la conclusion de l’accord cadre, qui a relancé les négociations, ait été annoncée par le principal allié du Hezbollah, Nabih Berry, un an après le début de la crise, est loin d’être anodin. Le Liban n’a toutefois aucune certitude sur ce que “contient” le champ de Cana en matières d’hydrocarbures. Il est possible que l’accord ne lui apporte aucun bénéfice économique. Dans le meilleur des cas, il faudra de toute façon plusieurs années pour en récolter les premiers fruits.

Pourquoi le Hezbollah a-t-il alors pris ce risque ? Est-ce une volonté iranienne de donner des gages aux Etats-Unis ? Aucun élément ne permet de confirmer cette hypothèse ou tout simplement de saisir quel est le rôle exact de l’Iran dans ce dossier. Il paraît très improbable que le Hezbollah ait pu prendre une décision aussi stratégique sans le feu vert de son parrain iranien. Il paraît également clair que le deal sur la frontière maritime ne pouvait pas être conclu dans un moment de grandes tensions entre l’Iran et le couple américano-israélien. Autrement dit, il y avait une fenêtre pour y parvenir avant que les dernières chances de raviver l’accord nucléaire entre l’Iran et les 5+1 ne s’estompent. La République islamique a-t-elle fait un calcul régional ou simplement libanais, prenant en compte le contexte délicat dans lequel se trouve le Hezbollah, de plus en plus contesté sur la scène interne ? Ce n’est pas clair, pour le moment.

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Ce qui l’est en revanche, c’est que l’accord confirme la mutation du Hezbollah entamée depuis le retrait des troupes syriennes en 2005 et par la guerre contre l’Etat hébreu, un an plus tard, à l’été 2006. Il confirme que sa priorité est de conforter sa position au Liban et de consolider l’axe iranien au Moyen-Orient. La rhétorique anti-israélienne, qui lui permet de séduire au-delà de sa base confessionnelle, va rester centrale dans la communication du parti. Il va continuer par ailleurs de revendiquer les fermes de Chebaa (aux confins de la Syrie et d'Israël) pour pouvoir justifier le maintien de son arsenal militaire. Officiellement la “Résistance” aura toujours pour objectif de “libérer la Palestine” et ne tolérera aucune compromission avec “l’ennemi”. Hassan Nasrallah a même dit mardi soir que “notre frontière maritime atteint Gaza”. Dans les faits, les deux parties ne se sont toutefois plus affrontés depuis seize ans, à l’exception de quelques échauffourées. Le Hezbollah pouvait créer un “Chebaa sur mer” en revendiquant la ligne 29. Il a, au contraire, choisi la voie d’un accord qui rend la possibilité d’une nouvelle guerre plus improbable, d’autant plus si le Liban devient un pays exportateur d’hydrocarbures.

D’une certaine manière, le deal change les règles du jeu, puisqu’il implique un minimum de coopération, même indirecte, entre Israël et le Liban. Il ne s’agit pas d’une normalisation. Officiellement, même pas d'un début de processus en ce sens. Mais l'accord pose tout de même les premiers jalons de la paix entre les deux pays, même si celle-ci pourrait ne jamais se concrétiser. Le Hezbollah imite en ce sens l'attitude du régime Assad vis-à-vis de l'État hébreu, après l'armistice de 1973 négocié par Kissinger. La frontière syro-israélienne est stable depuis des décennies et seul le déclenchement de la guerre civile en Syrie a remis en question cette donnée. Hafez el-Assad, puis son fils Bachar, ont toutefois toujours usé et abusé d’une rhétorique très hostile à Israël, instrumentalisant la cause palestinienne pour faire oublier leur politique en Syrie et au Liban, y compris à l’égard des Palestiniens. Hafez el-Assad avait théorisé ce conflit gelé en affirmant qu’il passerait à l’action une fois l’équilibre stratégique rétabli entre les deux Etats, autrement dit jamais. Le Hezbollah semble être dans une logique similaire. Il a besoin de l’ennemi israélien pour “couvrir” ses autres actions mais n’est plus intéressé, à court et moyen terme, par le fait de mener une nouvelle guerre contre lui. La frontière libano-israélienne pourrait être stabilisée dans la durée. C’est ce qui donnerait sa portée historique à la conclusion de l’accord sur la délimitation de la frontière maritime. Le gaz et le pétrole, les champs de Karish et de Cana, ou encore les lignes 1, 23 et 29, sont ici secondaires. L’essentiel, c’est la dimension géopolitique du deal qui vient consolider une équation chère au régime Assad : ni guerre ni paix.

Hassan Nasrallah aurait pu demander au Liban officiel de revendiquer la ligne 29 en tant que frontière maritime avec Israël. Il ne l’a pas fait. Il aurait pu torpiller les négociations en exigeant des choses impossibles à accepter pour l’Etat hébreu. Il ne l’a pas fait. Il aurait pu cibler militairement des infrastructures israéliennes pour prouver que sa menace est sérieuse et le...
commentaires (21)

Hezbollah has been waging wars against the Lebanese and Syrian populations. The Hezb has aborted the October 17 revolution against their corrupt allies, all but preventing any regime change, and has concluded a disadvantageous agreement with Israel to try and salvage allies in the "manzoume" by preventing any meaningful reforms necessary for an agreement with the IMF. HB and the manzoume that HB is part of, do not want to implement reforms at odds with their personal interests since these reforms can undermine their wealth, and ruthless rule that has crushed the Lebanese population. Meanwhile, there is no timeline for restructuring of the banking sector and sovereign debt, to return any deposits, even small ones, to the population, whose impoverishment continues. The war that HB has waged in Syria with the Assad regime, has lead to over two million Syrian refugees from regions hostile to the regime, with no prospect of return to their homeland. These refugees live in dire conditions, and most children do not attend school. Syrian births among refugees has exceeded Lebanese births. This crisis together with the rapid demographic changes compounded by the massive exodus of Lebanese, is likely to change Lebanon forever from a middle income to a poor country and could provoke another civil war in 1-2 decades. The alleged and imaginary "victories" of HB constitute defeats for the Lebanese and Syrian people.

Mireille Kang

22 h 47, le 27 octobre 2022

Tous les commentaires

Commentaires (21)

  • Hezbollah has been waging wars against the Lebanese and Syrian populations. The Hezb has aborted the October 17 revolution against their corrupt allies, all but preventing any regime change, and has concluded a disadvantageous agreement with Israel to try and salvage allies in the "manzoume" by preventing any meaningful reforms necessary for an agreement with the IMF. HB and the manzoume that HB is part of, do not want to implement reforms at odds with their personal interests since these reforms can undermine their wealth, and ruthless rule that has crushed the Lebanese population. Meanwhile, there is no timeline for restructuring of the banking sector and sovereign debt, to return any deposits, even small ones, to the population, whose impoverishment continues. The war that HB has waged in Syria with the Assad regime, has lead to over two million Syrian refugees from regions hostile to the regime, with no prospect of return to their homeland. These refugees live in dire conditions, and most children do not attend school. Syrian births among refugees has exceeded Lebanese births. This crisis together with the rapid demographic changes compounded by the massive exodus of Lebanese, is likely to change Lebanon forever from a middle income to a poor country and could provoke another civil war in 1-2 decades. The alleged and imaginary "victories" of HB constitute defeats for the Lebanese and Syrian people.

    Mireille Kang

    22 h 47, le 27 octobre 2022

  • Le Hezb n'est ps au service du Liban. Il est au service des interets de la Republique Islamique d'Iran. L'Iran a recolte les fruits de l'accord avec Israel. Il lui a ete permis de doubler ses exportations de petrole a 800 mille b/j. Alors le Hezb s'est deculotte et a accepte via Aoun, Mikati et Berri, toutes les exigences Israeliennes. Ligne 29 (tout Karish) moins la ligne des bouees, et tribut payable en especes sonnantes et trebuchantes pour l'exploitation de Cana. Victoire divine ? Pour qui ?

    Michel Trad

    13 h 03, le 27 octobre 2022

  • Franchement, c'est frustrant de voir les réactions, quand le HIZB fait la guerre, c'est le déluge. Quand il fait la paix, c'est la même avalanche. Mais que veux-tu Marie Antoinette de Louis XVI ??

    Raed Habib

    12 h 36, le 14 octobre 2022

  • Les chefs de guerres ont besoin de guerre, sauf si on les paye plus que la guerre leur apporte pour accepter la paix. Va savoir combien?

    DAMMOUS Hanna

    10 h 35, le 14 octobre 2022

  • EVIDEMENT PERSONNE NE REMARQUE QUE LE TEXTE ENTIER DE L'ACCORD A ETE RENDU PUBLIC AUJOURDH'UI PAR ISRAEL ET C'EST A TRAVERS CELA QUE NOS POLITICIENS LIBANAIS ET LE PEUPLE DANS SON ENSEMBLE VONT APPRENDRE CE SUR LEQUEL LE LIBAN VA SIGNER ET A ACCEPTE LA VERITE: DIRE QUE LE TEXTE EST EN ANGLAIS ET AOUN ATTEND LA TRADUCTION EN ARABE EST ENCORE UNE FOIS UNE ............(.pour ne pas etre censeure a nouveau) DONNEZ MOI UNE SEULE RAISON VALABLE POUR QUE LE NOUVEAU PRESIDENT NE SIGNE PAS UNE PAIX HONORABLE AVEC ISRAEL APRES DES DISCUSSIONS SUR LA DELIMITATION TERRESTRES AUSSI. C'EST CELA LA SEULE FACON DE RELANCER LE LIBAN ET D'EN REFAIRE UN PARADI, APRES LA FIN D'UN ETAT DE GUERRE SEMI PERMANENT APRES LES ACCORDS D'ABRAHAME ET DE LA PAIX ENTRE L'EGYPTE LA JORDANIE ET ISRAEL ELISONS DONC CELUI QUI VA NOUS DONNE LE PARADIS ET PAS CELUI QUI NOUS DONNERA SUREMENT ENCORE L'ENFER

    LA VERITE

    13 h 27, le 13 octobre 2022

  • Dès le départ le dossier du tracé avait été confié par les américains à Berry ! Donc le hezb était bien entendu associé au projet. Lorsque le hezb a lancé ses drones “non armés” sans rencontrer de réaction corsée d’Israël comme d’habitude, l certains ont conclu que l’accord était soit conclu soit sur le point de l’être. Ils avaient raison !

    Goraieb Nada

    08 h 37, le 13 octobre 2022

  • Pourquoi l'Iran a-t-il donné son feu vert à un accord avec Israël, a;ors que, par le Hezbollah, il avait tout fait pour l'empêcher? Un gage de bonne volonté dans le cadre des négociations sur le nucléaire? Un recul devant le risque d'une guerre? Ou quoi d'autre? La question reste posée. Le rétablissement économique du Liban n'entre que pour fort peu en ligne de compte, et ce, pour plusieurs raisons. Tout d'abord, il ne s'agit pas pour le Hezbollah, d'un souci majeur, bien au contraire. Sa politique a toujours tendu à aggraver la crise - l'envoi en Syrie du mazout subventionné en est un exemple - de façon à pousser le Liban à orienter sa boussole vers l'Est politique (Chine Russie, Iran). La proposition de livrer du mazout iranien va dans ce sens. D'autre part, les revenus escomptés ne pourront pas apparaître avant plusieurs année. Enfin, ils ne seront, au mieux, qu'un cachet d'aspirine dans la maladie dont souffre le pays. D'autant plus que la majeure partie , selon la coutume locale, n'ira pas dans les coffres de l'Etat, mais dans ceux de quelques uns de nos politiciens.

    Yves Prevost

    07 h 32, le 13 octobre 2022

  • Une occasion de plus pour voler l argent du peuple

    Robert Moumdjian

    05 h 08, le 13 octobre 2022

  • Ces trois milliards n'ont absolument aucun sens. À supposer qu'ils soient basés sur une probabilité donnée de trouver une quantité donnée et de l'extraire puis de la vendre à un prix donné à un Instant donné tout en rétrocédant sa part à Israël, ce qui n'est certainement pas le cas, il reste à savoir si c'est du lifetime ou de l'annuel, en net ou en brut, ou même si c'est une valeur de marché si le pays privatisait ce champ aujourd'hui ou au moment de sa mise en exploitation. Bref ça ne vaut absolument rien.

    M.E

    22 h 23, le 12 octobre 2022

  • Le fait de rabâcher l’idée que le seul le hezb fait la plus et le beau temps au Liban n’était qu’une façon de considérer tous ceux qui ont travaillé de longues semaines pour conclure l’accord du tracé des frontières n’étaient que bourdonnement de mouches . Décevant !

    Hitti arlette

    20 h 18, le 12 octobre 2022

  • Il voit qu’en Iran ça val mal alors il la ferme

    Eleni Caridopoulou

    19 h 32, le 12 octobre 2022

  • Il y a une énorme erreur dans l'article. Personne n'a dit que les profits seraient de 3 milliards *par an*. Vous faites probablement référence aux propos de Lior Shilat. Seulement il avait dit 3 milliards *au total*, pas par an. La totalité des revenus gaziers annuels israéliens s'élève à 380 millions de dollars seulement en 2021.

    Nagi Nahas

    14 h 25, le 12 octobre 2022

    • Bonjour, Merci pour votre commentaire. Il s'agit en effet d'une erreur, qui a désormais été corrigée. Bien cordialement,

      L'Orient-Le Jour

      15 h 38, le 12 octobre 2022

  • Le Hezb a donne son accord pour la delimitation de la frontiere maritime parceque L'Iran lui a ordonne de le faire. En echange, l'Iran a obtenu, en marge des pourparlers de Vienne, le doublement de son quota d'exportation d'hydrocarbures de 400 mille a huit cent mille barils jours. Voila se font les vraies negociations....

    Michel Trad

    13 h 42, le 12 octobre 2022

  • Pourquoi le Hezbollah a donné son feu vert à un accord avec Israël. Que les médias arrêtent de sous entendre que c’est grâce aux prouesses de HN que l’accord a été signé ou qu’il le sera. Biden a donné son ordre pour que tous les protagonistes se mettent d’accord et voilà tout. On se demande si les médias n’ont rien appris depuis des décennies du role qu’ils peuvent jouer pour introniser ou enterrer un personnage. Ils font les mêmes erreurs depuis que ces vendus existent et se demandent ensuite pourquoi ils se sentent si forts et persistent dans leurs tyrannie. Mais c’est grâce à vous pardi.

    Sissi zayyat

    12 h 16, le 12 octobre 2022

  • Il nous tarde de découvrir le contenu de ces puits sous-marins. Hassouna crie victoire alors qu’il a fini par céder à toutes les conditions d’Israel. Sa phrase glissée dans ses discours qui désigne l’état libanais comme seul responsable de la signature, alors qu’il a été l’Alpha et l’Omega de cet accord, en dit long sur sa volonté de tout dévoiler une fois le Liban devant le fait accompli du mauvais choix des puits et de leur positionnement. Il nous sortira que les dirigeants ont trahi et qu’il gardera ses armes pour faire la guerre aux seuls bénéficiaires qui ne sont autres que ses alliés de toujours. De toute façon et quelque soit la quantité de gaz ou de pétrole retrouvée, les libanais ne bénéficieront que des effluves polluants et des conséquences de ces accords opaques signés dans leur dos sans jamais avoir eu à donner leur avis sur tout ce qui se trame entre ces mafieux vendus.

    Sissi zayyat

    11 h 36, le 12 octobre 2022

  • Il ne faut pas oublier que Nasrallah scrute aussi la situation instable en Iran. L'iran asphyxiée financièrement risque encore plus de serrer la ceinture et limiter le financement du parti jaune au liban. Sans omettre que le risque de la chute du régime serait possible aussi, à terme. Donc, il faudra qu'il assure à terme, une autre source de financement. D'où le besoin de ces gisements potentiels. Nasrallah constate que les libanais pour la plupart sont pour les révoltes des femmes iraniennes. Il a peur que cela fasse tache d'huile et que les chiites du liban qui idolatraient le hezbollah puissent un jour se détourner de ce parti. Surtout si ce parti ne serait plus en mesure de les subventionner et les "acheter" leurs voix via diverses aides

    LE FRANCOPHONE

    11 h 16, le 12 octobre 2022

  • Parce qu’ils sont copains-copains !!

    Wow

    10 h 59, le 12 octobre 2022

  • IL EST COINCE DE TOUS LES COTES. IL SAIT QUE SON DESARMEMENT PAR QUEL MOYEN QUE CE SOIT EST INEVITABLE. IL ESSAIE DE MONTRER UNE FACE NON PLUS PROVOCATRICE TABLANT SUR SON DESARMEMENT PAR NEGOCIATIONS A LA DOUCE TOUT EN CONTINUANT A S,IMPOSER SUR L,ETAT ET SUR DES DECENNIES ET SUR CHANGEMENT DES DONNEES DANS LA REGION. POINT DE CONFIANCE. PROMPT DESARMEMENT !

    JE NE COMMENTE PAS. JE PARLE AU PEUPLE.

    10 h 47, le 12 octobre 2022

  • "… Hassan Nasrallah aurait pu demander au Liban officiel de revendiquer la ligne 29 en tant que frontière maritime avec Israël. Il ne l’a pas fait. …" - Eh bien il aurait dû le faire! Si les israéliens ont été d’accord pour ce "con promis", c’est qu’ils savaient tout d’abord que le Liban avait légitimement le droit à la ligne 29. Ils savaient aussi que Karish était plein, et Cana soit vide, soit relié à Karish sous les eaux, et qu’ils auraient tout le temps de le vider avant que les libanais se mettent d’accord sur le partage du gâteau. Leur requête de toucher des royalties sur une extraction potentielle de gaz de Cana n’est que poudre aux yeux. Cet "accord" est une véritable défaite pour le Liban, et n’a servi que pour tenter d’accrocher ne serait-ce qu’un tout petit point positif au palmarès d’un règne autrement désastreux… mais nous ne sommes pas dupes. Après tout nous sommes aussi des sémites…

    Gros Gnon

    10 h 14, le 12 octobre 2022

  • Alors plus besoin des armes de cette fausse résistance !

    LeRougeEtLeNoir

    09 h 33, le 12 octobre 2022

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