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Monde - Conflit

Frappes russes massives sur l'Ukraine, les Occidentaux dénonçent des attaques "aveugles"

Vladimir Poutine promet des répliques "sévères" en cas de nouvelles attaques ukrainiennes contre la Russie.

Frappes russes massives sur l'Ukraine, les Occidentaux dénonçent des attaques

Des pompiers déployés à Kiev suite à un bombardement russe qui a ciblé une infrastructure, le 10 octobre 2022. Photo Press service of the State Emergency Service of Ukraine/Handout via REUTERS

Des bombardements russes meurtriers d'une ampleur inégalée depuis des mois ont frappé Kiev et d'autres villes d'Ukraine lundi, des attaques dénoncées comme des attaques "aveugles" par les Occidentaux, deux jours après l'explosion qui a sérieusement endommagé le pont russe de Crimée.

Le Bélarus faisait lui craindre l'ouverture d'un nouveau front à la frontière nord de l'Ukraine en annonçant un déploiement aux contours non précisés de troupes conjointes avec son allié russe. Le président Alexandre Loukachenko a accusé lundi la Pologne, la Lituanie et l'Ukraine de préparer des attaques "terroristes" et un "soulèvement" dans son pays. "Ils essaient de nous détruire tous, de nous effacer de la surface de la terre", a réagi le président ukrainien Volodymyr Zelensky lundi matin alors que les missiles russes frappaient les villes ukrainiennes, réclamant à ses alliés occidentaux une réponse "dure" face à Moscou. Le président russe Vladimir Poutine a justifié ses bombardements "massifs" en dénonçant l'attaque "terroriste" de l'Ukraine contre le pont reliant le territoire russe à la Crimée, péninsule annexée par Moscou en 2014. Les frappes ont fait au moins 11 morts et 89 blessés à travers le pays, selon le dernier bilan de la police.

Le Premier ministre Denis Chmygal, a indiqué que onze infrastructures importantes avaient été endommagées dans huit régions, en plus de la capitale. "Ils veulent détruire le système énergétique", a estimé Volodymyr Zelensky, alors que des coupures d'électricité affectaient de nombreuses régions ukrainiennes. Ces frappes ont provoqué l'indignation en Occident.

"Premier épisode" 

L'Union européenne a estimé que ces attaques s'apparentaient à des "crimes de guerre" dont les responsables devront "rendre compte", appelant le Bélarus à "ne pas être partie à l'agression brutale menée par la Russie".

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a dénoncé "une escalade inacceptable" et le président français Emmanuel Macron a déploré un "changement profond de la nature" du conflit. L'OTAN, que l'Ukraine ambitionne d'intégrer, a condamné des "attaques horribles et aveugles" contre des infrastructures civiles et promis son soutien à Kiev "aussi longtemps qu'il le faudra", selon son secrétaire général Jens Stoltenberg. Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a assuré l'Ukraine du "soutien" de Washington après les "horribles frappes" russes.

Berlin a annoncé une réunion d'urgence virtuelle des dirigeants du G7 et du président Volodomyr Zelensky pour mardi à 12H00 GMT. L'Allemagne livrera aussi en urgence un premier système de défense antiaérienne promis de longue date.

Vladimir Poutine a indiqué lundi que la Russie avait mené une campagne "massive" de bombardements "contre l'infrastructure énergétique, militaire et de communication de l'Ukraine", en réponse à l'attaque "terroriste" du pont de Crimée. Il a promis des répliques "sévères" en cas de nouvelles attaques ukrainiennes contre la Russie. Les frappes "ont atteint leur objectif", a assuré le ministère russe de la Défense.

Pour mémoire

Poutine entérine au Kremlin l’annexion de quatre territoires d’Ukraine

Dimanche, M. Poutine avait accusé l'Ukraine d'avoir organisé l'explosion samedi matin qui a détruit une partie du pont de Crimée, construit à grands frais et inauguré en 2018. L'attaque a fait trois morts. Kiev n'a ni confirmé ni démenti son implication. L'ex-président Dmitri Medvedev, actuel numéro 2 du Conseil de sécurité russe, a été plus loin, promettant d'ores et déjà que les frappes de lundi n'étaient qu'un "premier épisode" et appelant au "démantèlement total du régime politique de l'Ukraine".

"Tuer des civils"

Selon la Défense ukrainienne, l'armée russe a lancé lundi 83 missiles, dont 52 ont été interceptés, ainsi que des drones de fabrication iranienne sur le pays.

Une demi-douzaine de déflagrations ont été entendues à Kiev, avec des frappes sur plusieurs quartiers dont le centre-ville, pulvérisant notamment une aire de jeux pour enfants dans le parc Taras Chevtchenko. Dans la rue voisine le missile a creusé un cratère, un corps sans vie étant gisant sous une couverture thermique.

"Je suis très choqué. Je suis arrivé à Kiev ce matin. Je marchais dans la rue... quand il y a eu les explosions", a raconté Ivan Poliakov, un jeune homme de 22 ans. "Il y a une université, deux musées, il n'y a pas de cible militaire. Ils tuent juste des civils", s'est indignée Ksenia Riazantseva, une habitante du quartier.

L'Ukraine a assuré que la Russie menait ces frappes massives en désespoir de cause face aux récents revers sur plusieurs fronts. "Poutine est désespéré à cause des défaites sur le champ de bataille, et il utilise le terrorisme des missiles pour essayer de changer le rythme de la guerre en sa faveur", a fustigé Dmytro Kouleba sur Twitter.

Allié de Moscou mais qui s'était jusque là gardé d'envoyer ses troupes en soutien à Moscou, le président bélarusse Alexandre Loukachenko a accusé Kiev de préparer une attaque contre son pays, ajoutant qu'en conséquence Minsk et Moscou allaient déployer des troupes russo-bélarusses, sans préciser leur localisation. Il a aussi a accusé la Pologne, la Lituanie et l'Ukraine de préparer des attaques "terroristes" et un "soulèvement militaire" au Bélarus.

Des bombardements russes meurtriers d'une ampleur inégalée depuis des mois ont frappé Kiev et d'autres villes d'Ukraine lundi, des attaques dénoncées comme des attaques "aveugles" par les Occidentaux, deux jours après l'explosion qui a sérieusement endommagé le pont russe de Crimée.Le Bélarus faisait lui craindre l'ouverture d'un nouveau front à la frontière nord de l'Ukraine en...

commentaires (2)

Les Européens auraient pu faire éviter cette guerre s'ils n'obéissaient pas aux Américains et Anglais!! L'Otan n'aurait jamais du mettre en danger la Russie. C'est à l'Europe et aux Américains d'arrêter cette guerre qu'ils font par procuration à la Russie. Malheureusement cette fameuse communauté internationale fait tout, sauf la paix! Quand on voit comment cette communauté n'a pas essayé d'amener la paix en Palestine, comment avoir confiance qu'elle essaiera de faire la paix avec la Russie???Peut-être que le concept de la Russie et de la Chine pour un monde multipolaire pourrait sauver le monde? C'est la seule solution je crois et il faut que l'Orient y travaille aussi!!

Hélène Somma

19 h 40, le 10 octobre 2022

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Commentaires (2)

  • Les Européens auraient pu faire éviter cette guerre s'ils n'obéissaient pas aux Américains et Anglais!! L'Otan n'aurait jamais du mettre en danger la Russie. C'est à l'Europe et aux Américains d'arrêter cette guerre qu'ils font par procuration à la Russie. Malheureusement cette fameuse communauté internationale fait tout, sauf la paix! Quand on voit comment cette communauté n'a pas essayé d'amener la paix en Palestine, comment avoir confiance qu'elle essaiera de faire la paix avec la Russie???Peut-être que le concept de la Russie et de la Chine pour un monde multipolaire pourrait sauver le monde? C'est la seule solution je crois et il faut que l'Orient y travaille aussi!!

    Hélène Somma

    19 h 40, le 10 octobre 2022

  • LES EUROPEENS PAIENT TRES CHEREMENT LEUR RANGEMENT AVEC LE GRAND ET LE PETIT CLOWN DE LA GUERRE D,UKRAINE QUE CES DEUX ONT PROVOQUE CAR ILS POUVAIE NT RESPECTER LES ACCORDS DE MINSK SIGNES ENTRE L,UKRAINE ET LA RUSSIE PAR LES NATIONS UNIES LA FRANCE ET L,ALLEMAGNE ET EVITER LE DEMENTELEMENT DE L,UKRAINE ET CETTE MAUVAISE GUERRE PLANIFIEE PAR DES CENTRES OCCIDENTAUX.

    JE SUIS PARTOUT CENSURE POUR AVOIR BLAMER GEAGEA

    16 h 25, le 10 octobre 2022

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