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Dernières Infos - Frontière maritime du Liban

"Pas de partenariat avec Israël", affirme Aoun à une responsable du Quai d'Orsay

Le chef de l'État Michel Aoun (g) recevant la directrice chargée de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient auprès du ministère européen des Affaires étrangères Anne Guéguen (c) et l'ambassadrice de France à Beyrouth Anne Grillo à Baabda, le 3 octobre 2022. Photo Twitter/@LBpresidency

"Il n'y aura pas de partenariat avec la partie israélienne", a affirmé lundi le chef de l'État Michel Aoun à une responsable de la diplomatie française à Baabda, au sujet d'un accord sur la frontière maritime entre le Liban et Israël, qui a connu de nettes avancées au cours des dernières semaines.

Les autorités libanaises ont reçu samedi la proposition écrite de l'envoyé américain Amos Hochstein concernant la résolution du litige maritime frontalier entre les deux pays, et une réunion est prévue ce lundi à 15h au palais présidentiel entre M. Aoun, le chef du Parlement Nabih Berry, et le Premier ministre sortant Nagib Mikati, pour examiner cette proposition.

"Le Liban va indiquer sa position sur la proposition de M. Hochstein en concertation avec les chefs du Législatif et du gouvernement", a indiqué M. Aoun à la directrice chargée de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient auprès du ministère français des Affaires étrangères, Anne Guéguen, qu'l recevait en présence de l'ambassadrice de France à Beyrouth, Anne Grillo. "Il n'y aura pas de partenariat avec la partie israélienne" a-t-il assuré, selon des propos rapportés par la présidence.

Des responsables israéliens se sont rendus lundi à Paris pour discuter avec le groupe TotalEnergies d'un éventuel partage des bénéfices de l'exploration du gaz naturel au large du Liban, selon l'agence Reuters. Le groupe français est en effet pressenti pour prospecter et exploiter le gisement de Cana au profit du Liban.

En amont de la réunion entre les trois pôles du pouvoir, une rencontre a groupé des membres de l'équipe technique du Liban en charge du dossier, composée du vice-président du Parlement Elias Bou Saab, du directeur de la Sûreté générale Abbas Ibrahim, d'un représentant du président du Parlement Ali Hamdane, d'un officier de l'armée spécialiste en hydrographie, d'un représentant de la Direction du Pétrole, ainsi que d'autres experts.

De son côté, Mme Guéguen s'est félicitée du fait que "la démarcation de la frontière maritime sud est un message de confiance à la communauté internationale et aura des effets positifs". Elle a également affirmé que la France reste "attachée à poursuivre son aide au Liban" et qu'elle continue d'appeler à la tenue de l'élection présidentielle en temps et en heure, le chef de l'État devant terminer son mandat le 31 octobre.

M. Aoun a également évoqué cette échéance, affirmant souhaiter "la tenue de l'élection présidentielle dans les délais constitutionnels". Il a également assuré que "les contacts sont en cours pour la formation d'un nouveau gouvernement après avoir triomphé des obstacles", alors que la formation d'un nouveau cabinet n'a toujours pas abouti, en raison de nombreux désaccords entre le président et le Premier ministre désigné Nagib Mikati.


"Il n'y aura pas de partenariat avec la partie israélienne", a affirmé lundi le chef de l'État Michel Aoun à une responsable de la diplomatie française à Baabda, au sujet d'un accord sur la frontière maritime entre le Liban et Israël, qui a connu de nettes avancées au cours des dernières semaines.Les autorités libanaises ont reçu samedi la proposition écrite de l'envoyé...