Samedi, pour la 3e journée du Rugby Championship, l’Argentine s’est imposée pour la première fois de son histoire en Nouvelle-Zélande (25-18), à Christchurch, et conserve ainsi la tête du tournoi. Marty Melville/AFP
Un exploit « historique » : l’Argentine s’est imposée pour la première fois de son histoire en Nouvelle-Zélande (25-18) samedi à Christchurch, pour la 3e journée du Rugby Championship, replongeant les All Blacks dans la tourmente avec cette 6e défaite en huit matches. « Comme je l’ai déjà dit les semaines passées, nous sommes une équipe en reconstruction et parfois la confiance ne vient pas aussi vite que nous le voudrions », a commenté après la rencontre le sélectionneur néo-zélandais Ian Foster, sous le feu des critiques depuis des mois. « On n’aime pas perdre et nous savons que notre pays n’aime pas perdre non plus. Je crois que nous sommes tous dans le même bateau : cette défaite fait mal », a-t-il ajouté. Les Argentins, eux, étaient aux anges après cet exploit acquis grâce à « la discipline, la défense et un (Emiliano) Boffeli parfait », selon le quotidien Clarin.
De fait, les Pumas ont bien exploité l’indiscipline de Néo-Zélandais en plein doute, et ont notamment gagné grâce à 20 points de leur buteur Emiliano Boffelli, auteur de six pénalités et une transformation. Grâce à cette victoire, l’Argentine « a non seulement conservé la tête du tournoi qui rassemble les puissances de l’hémisphère Sud (le Rugby Championship), mais elle construit aussi, pas à pas, placage après placage, son chemin vers le Mondial (de 2023) en France, avec une solidité inédite », a encore salué Clarin.
Pour les Blacks, la crise ouverte par les mauvais résultats récents – défaites face à la France (40-25), l’Irlande (23-12 et 32-22) et l’Afrique du Sud (26-10) – s’était à peine apaisée avec le dernier succès en Afrique du Sud. Elle devrait repartir de plus belle. Le futur de Foster à la tête des Blacks pourrait de nouveau faire débat, à peine dix jours après avoir été officiellement maintenu à son poste par le patron de la Fédération néo-zélandaise de rugby, Mark Robinson.
Les espoirs entrevus lors de la victoire contre l’Afrique du Sud (35-23) il y a deux semaines ont volé en éclats face aux Pumas. Nerveux et pénalisés à de nombreuses reprises durant la rencontre, les Blacks n’ont jamais fait preuve de l’efficacité offensive qui fait leur réputation, hormis sur un essai en contre de Clarke à la 32e minute. « Ils nous ont mis beaucoup de pression en seconde période et nous n’avons pas réagi comme nous l’aurions voulu », a regretté le troisième ligne et capitaine Sam Cane. Se heurtant à une défense argentine agressive et efficace, les Néo-Zélandais ont été accrochés et plusieurs fois menés au score par les Pumas, qui ont définitivement pris l’avantage sur un essai du troisième ligne Juan Martin Gonzalez (47e minute), après une erreur des Blacks à la réception d’un renvoi. Deux pénalités de Boffelli (57e et 66e minutes) ont scellé le sort de la rencontre.
C’est seulement la seconde victoire des Pumas contre les All Blacks en 34 rencontres. Leur premier succès remontait à 2020 (25-15), à Sydney, en Australie. « Nous commençons vraiment à croire que nous pouvons le faire et que ce n’est pas juste un instant de magie comme la première fois », a réagi le capitaine argentin Julian Montoya. Avec cette victoire, les Argentins conservent donc la tête du Rugby Championship.
Une série de 9 ans
Dans l’autre match de la journée, après sa déroute en Argentine il y a deux semaines, l’Australie s’est rassurée en dominant l’Afrique du Sud (25-17) à Adélaïde, samedi également. Avec cette seconde victoire en trois rencontres, les hommes de Dave Rennie ont provisoirement pris la tête de la compétition, avant que l’Argentine ne reprenne donc possession de son bien un peu plus tard. Les champions du monde sud-africains poursuivent, eux, leur série de 9 ans sans aucune victoire en Australie et enchaînent une seconde défaite après celle à domicile contre la Nouvelle-Zélande.
Samedi prochain, la 4e journée du Rugby Championship présentera les mêmes affiches que celles de samedi dernier.
Source : AFP


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