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Sport - Football

D’Istanbul à Istanbul, le Real et les cadors guettent leur sort en C1

Le Benfica Lisbonne, le Maccabi Haïfa et le Viktoria Plzen qualifiés pour la Ligue des champions.

D’Istanbul à Istanbul, le Real et les cadors guettent leur sort en C1

David Neres, milieu de terrain brésilien du Benfica Lisbonne (à gauche), bottant le ballon de manière acrobatique pendant le match de football du barrage retour de la C1 entre le Benfica et le Dynamo Kiev. Patricia de Melo Moreira/AFP

Qui reviendra à Istanbul dans neuf mois ? La finale de la Ligue des champions (C1) de football au stade Atatürk fait saliver les 32 clubs participant au tirage de la phase de poules, ce soir en Turquie, où le Real Madrid (tenant du titre) et ses rivaux guetteront leur sort.

Au centre de conférences Haliç d’Istanbul, sur les rives de la Corne d’Or, le tenant madrilène et ses principaux concurrents – Paris SG, Manchester City, Liverpool ou encore Bayern Munich – vont découvrir le début du parcours pouvant les mener à la finale de l’épreuve reine européenne. Un chemin semé d’embûches en cette saison entrecoupée par le Mondial 2022 au Qatar (20 novembre-18 décembre) : la phase de poules de la C1 sera condensée de début septembre à début novembre, contraignant la plupart des cadors à jouer tous les trois jours. Et ce calendrier inhabituel repoussera la finale au 10 juin 2023.

Le stade olympique Atatürk rappellera de bons souvenirs à Liverpool, sacré ici même en 2005 au bout d’un match de légende. Et de moins bons à l’AC Milan : le champion d’Italie 2022 menait (3-0) face aux Reds à la mi-temps, avant de se laisser rejoindre (3-3) et de s’incliner aux tirs au but. Cet échec aurait pu décourager à vie l’entraîneur milanais de l’époque, un certain Carlo Ancelotti. Mais, depuis, le technicien au sourcil circonflexe a soulevé trois autres Ligues des champions, une avec Milan (2007) et deux avec le Real (2014 et 2022), établissant un nouveau record de victoires comme entraîneur (quatre trophées). Et il s’est, à son tour, spécialisé l’an dernier dans les renversements de situations désespérées.

Il est difficile en outre de ne pas voir le Real, 14 fois champion d’Europe, comme l’un des favoris de l’édition 2023, un statut validé par son rang de tête de série et sa présence dans le chapeau 1 lors du traditionnel tirage des huit poules de quatre équipes. « La joie et la satisfaction que vous ressentez après de telles victoires ont tendance à rester ancrées en vous, donnant l’impression que personne ne devrait réussir à prendre votre place. Et c’est une motivation assez forte pour continuer à gagner », a prévenu Ancelotti au début de ce mois. Pour cela, le club madrilène peut compter sur son capitaine Karim Benzema, encore buteur le 10 août pour remporter la Supercoupe d’Europe contre Francfort (2-0) et prétendant n° 1, aujourd’hui aussi, à l’attribution du prix UEFA de meilleur joueur de la saison... en attendant le Ballon d’or en octobre ? Reste que le Real n’a pas réussi à se renforcer en attirant Kylian Mbappé. Et que le club merengue a par ailleurs perdu Casemiro (transféré à Manchester United), celui qui apportait l’équilibre dans l’entre-jeu.

En tant que champions nationaux, le PSG, City, le Bayern et Milan figurent avec le Real dans le premier chapeau, ce qui leur garantit de s’éviter en phase de poules. Paris, qui a décrété la fin de l’ère du « bling-bling », s’est choisi un entraîneur aux idées claires bien que sans grande expérience en C1, le Français Christophe Galtier. Avec un Mbappé prolongé jusqu’en 2025, un Neymar revigoré et un Lionel Messi enfin acclimaté, le club parisien rêve ouvertement du Graal.

Il y a aussi du lourd dans le chapeau 2, tel le Liverpool de Jürgen Klopp, vainqueur de la C1 2019 et encore finaliste l’an dernier. Les Reds ont certes perdu à l’intersaison le Sénégalais Sadio Mané, qui a filé au Bayern, mais avec la superstar égyptienne Mohammad Salah, le Colombien Luis Diaz et l’Uruguayen Darwin Nuñez, leur ligne offensive reste alléchante. On retrouve aussi le Chelsea de Thomas Tuchel, champion d’Europe 2021, le Tottenham d’Antonio Conte, la Juventus de Massimiliano Allegri, l’Atlético Madrid de Diego Simeone, ainsi qu’un géant en reconquête, le FC Barcelone de Xavi. Le club catalan, plombé depuis plusieurs saisons par sa dette abyssale, a activé plusieurs leviers financiers pour recruter à prix d’or à l’intersaison. L’arrivée du serial-buteur Robert Lewandowski (ex-Bayern) a redonné le sourire aux supporteurs du club blaugrana, évincé sans gloire en phase de poules l’an dernier.

Les clubs engagés dans les chapeaux 3 et 4 espèrent sans doute éviter de tels épouvantails, même si l’Eintracht Francfort et Porto (chapeau 1) ou Séville et Leipzig (chapeau 2) semblent des adversaires moins redoutables pour espérer atteindre les 8es de finale. Et, pourquoi pas, revenir à Istanbul en juin prochain ?

Les barrages européens

Toujours concernant la Ligue des champions, le Benfica Lisbonne, le Maccabi Haïfa et le Viktoria Plzen, vainqueurs mardi tard la nuit de leur barrage d’accession, se sont qualifiés pour la phase de groupes de la C1. Le Benfica a confirmé son succès obtenu à l’aller contre le Dynamo Kiev (2-0) en l’emportant (3-0). Le Maccabi Haïfa a, de son côté, obtenu sa qualification dans les arrêts de jeu contre l’Étoile rouge de Belgrade (2-2, 5-4 en cumulé). D’abord mené, le Viktoria Plzen a, lui, renversé la vapeur et aussi validé son ticket en s’imposant (2-1) face au Qarabag (0-0 à l’aller). Hier dans la nuit, les matches retour des trois autres barrages opposaient le Dinamo Zagreb à Bodo/Glimt (0-1 à l’aller), Trabzonspor à Copenhague (1-2 à l’aller) et le PSV Eindhoven aux Glasgow Rangers (2-2 à l’aller).

D’autre part, en barrages retour d’accession à la Ligue Europa Conférence (C4), Nice, seul favori en difficulté, est sous pression cette nuit, une semaine après sa défaite surprise face au Maccabi Tel-Aviv (1-0). West Ham est en bien meilleure position contre Viborg, s’étant imposé (3-1) au match aller. Villarreal est également en bonne posture pour se qualifier pour les phases de poules : il avait remporté le barrage aller (4-2) face au Hajduk Split.

Joueur et joueuse de l’année

Grandes premières à Istanbul, encore : Karim Benzema, époustouflant au Real Madrid jusqu’au sacre en Ligue des champions, et Beth Mead, qui a porté l’Angleterre vers la gloire à l’Euro, sont favoris pour décrocher aujourd’hui les titres de meilleur joueur et meilleure joueuse de l’année, selon l’UEFA. Le lauréat de cette édition 2022 succédera à Jorginho, sacré l’an passé grâce à son rôle au sein de la sélection italienne qui a remporté l’Euro et au sein du Chelsea de Thomas Tuchel, vainqueur de la C1 l’an dernier. La course au trophée féminin, elle, est serrée. L’attaquante anglaise Beth Mead fait office de favorite, mais l’Espagnole Alexia Putellas, sacrée l’an dernier et en lice pour un doublé, pourrait venir jouer les trouble-fêtes. Lena Oberdorf, vice-championne d’Europe et meilleur espoir de l’Euro à 20 ans, est la troisième finaliste en lice pour ce trophée.

Source : AFP

Qui reviendra à Istanbul dans neuf mois ? La finale de la Ligue des champions (C1) de football au stade Atatürk fait saliver les 32 clubs participant au tirage de la phase de poules, ce soir en Turquie, où le Real Madrid (tenant du titre) et ses rivaux guetteront leur sort.Au centre de conférences Haliç d’Istanbul, sur les rives de la Corne d’Or, le tenant madrilène et ses principaux concurrents – Paris SG, Manchester City, Liverpool ou encore Bayern Munich – vont découvrir le début du parcours pouvant les mener à la finale de l’épreuve reine européenne. Un chemin semé d’embûches en cette saison entrecoupée par le Mondial 2022 au Qatar (20 novembre-18 décembre) : la phase de poules de la C1 sera condensée de début septembre à début novembre, contraignant la plupart des cadors à jouer tous les trois...
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