Les responsables libanais sont une nouvelle fois prévenus. « Si le gouvernement et le Parlement n’agissent pas rapidement, le Liban fait face à une catastrophe », a déclaré hier le chef du groupe de travail américain pour le Liban (American Task Force for Lebanon, AFTL), Edward Gabriel, lors d’une réunion au Grand Sérail avec le Premier ministre désigné Nagib Mikati.
Edward Gabriel a ainsi exhorté l’exécutif et le législatif à agir pour lancer les réformes nécessaires et inlassablement réclamées depuis des mois par la communauté internationale et le Fonds monétaire international.
En sus de ce rappel à l’ordre, Edward Gabriel a discuté avec le Premier ministre des « importations de blé et de l’importance de faire pression sur la Russie pour que les cargos de blé puissent quitter les ports ukrainiens ».
Ces cargos sont coincés depuis l’invasion de l’Ukraine par son voisin russe le 24 février dernier, alors que le Liban importe majoritairement son blé de ces deux pays aujourd’hui belligérants.
Plus tôt dans la journée d’hier, le chef d’opération américain a rencontré à Baabda le président de la République Michel Aoun. Une réunion à la suite de laquelle Edward Gabriel a indiqué avoir « discuté de la situation difficile dont souffre le Liban et de l’importance de parvenir à un programme socio-économique de sauvetage », appelant notamment à « accélérer les négociations avec le FMI ».
À cette occasion également, Edward Gabriel a répondu à une question concernant la place qu’a prise le Liban dans les discussions du président américain Joe Biden, lors de sa récente tournée au Moyen-Orient, en déclarant simplement que Washington « a besoin d’un partenaire ».
Enfin, le diplomate américain s’est aussi entretenu avec le président du Parlement Nabih Berry, avec qui il a réitéré l’importance pour les autorités libanaises de « travailler rapidement pour adopter des lois et des politiques » permettant l’avancée des négociations avec le FMI.

