Pierre Duquesne, le diplomate français chargé de la coordination du soutien international au Liban, doit atterrir aujourd’hui à Beyrouth pour une visite qui doit durer jusqu’à vendredi matin, selon une source proche du gouvernement.
Ce déplacement sera principalement dédié au suivi de la mise en œuvre des engagements libanais vis-à-vis du Fonds monétaire international que le pays, en crise depuis près de trois ans, a approché en 2020 pour tenter d’obtenir une assistance financière. Il doit en principe rencontrer le président Michel Aoun, le Premier ministre désigné Nagib Mikati, le président du Parlement Nabih Berry et certains membres du gouvernement sortant et présidents de commissions parlementaires.
Au bout de près de deux ans ponctués par l’échec d’un premier cycle de discussions initié en mai 2020 par le gouvernement de Hassane Diab, c’est finalement sous le gouvernement formé en septembre 2021 par Nagib Mikati qu’un second round a été engagé. Celui-ci a abouti à un accord préliminaire conclu le 7 avril à travers lequel le FMI a promis de débloquer 3 milliards de dollars sur 4 ans, à condition que le Liban démarre plusieurs chantiers de réforme concrets, dont le vote de lois-clefs : plan de redressement du pays, budget 2022, aménagement du secret bancaire, restructuration du secteur bancaire ou encore contrôle des capitaux. L’adoption d’un régime de change unifié fait aussi partie des prérequis, tout comme l’audit des actifs en devises de la BDL et celui des 14 plus grandes banques du pays. La mise en œuvre de ces engagements doit convaincre le FMI de convertir l’accord en programme d’assistance financière ferme engageant le Liban à lancer d’autres réformes pour sortir le pays de la crise.
Délégué interministériel à la Méditerranée, Pierre Duquesne avait été désigné coordinateur de la conférence de soutien au Liban organisée à Paris en avril 2018, au cours de laquelle les soutiens du Liban avaient réservé plus de 11 milliards de dollars de prêts et de dons pour réhabiliter les infrastructures du pays, dont la situation était déjà précaire. Ces aides n’ont jamais été débloquées, les dirigeants libanais n’ayant pas lancé les réformes exigées à l’époque par les donateurs.


Les reformes exigees par le FMI auront pour consequence la chute de la plupart des poles du pouvoir autant politiques que bancaires. Depuis 3 ans, ils recherchent la quadrature du cercle : comment prendre les sous du FMI (et se les partager) tout en ne faisant que des reformes purement cosmetiques. Malgre le recours a un "expert" international en la matiere, Saade Chami, ca ne marche pas ....
23 h 58, le 18 juillet 2022