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Dernières Infos - Frontière Maritime Du Liban

Le Hezbollah appelle à utiliser "toutes les options possibles" face à Israël

Le Hezbollah appelle à utiliser

Un navire de guerre israélien au large de Rosh Hanikra, à la frontière avec le Liban, le 3 juillet 2022. Photo JACK GUEZ / AFP

Le groupe parlementaire du Hezbollah a appelé jeudi à utiliser "toutes les options possibles" face à Israël, dans le cadre du litige sur la délimitation de la frontière maritime du Liban, au lendemain de menaces de guerre lancées contre l'Etat hébreu par le chef du parti chiite, Hassan Nasrallah.

Mercredi soir, M. Nasrallah s'est exprimé pour la première fois depuis l'envoi de drones de son parti dans la zone du champ de Karish, au large d'Israël, où une plateforme gazière était arrivée début juin. Ce champ pourrait se trouver dans une zone contestée par le Liban s'il officialise ses revendications maximalistes. Le leader chiite a ainsi prévenu que ces drones "ne sont qu'un début modeste". "L'équation aujourd'hui va au-delà de Karish", a-t-il même assuré. "Si vous (Israël) autorisez les compagnies (pétrolières) à extraire (du gaz offshore), nous allons renverser la table", a-t-il menacé, envisageant l'option de la guerre.

"Le groupe parlementaire de la Fidélité à la résistance cautionne les positions exprimées le chef de la Résistance et appelle les autorités et les groupes parlementaires, ainsi que les forces politiques, à une position courageuse et existentielle pour saisir l'opportunité afin de sauver l'avenir de notre pays et ses richesses", a affirmé la formation du parti chiite, à l'issue de sa réunion hebdomadaire.

Concrètement, le groupe parlementaire du Hezbollah a plaidé pour une "accélération des mesures et le recours à toutes les options disponibles et qui font pression, afin d'insister sur le droit du Liban à protéger sa frontière maritime et renforcer sa capacité à exploiter ses ressources gazières, sans conditions". Il s'est dans ce contexte opposé à "toutes concession politique sur le plan de ses droits légaux", mettant en garde contre "le temps qui presse" et "la ruse américaine".

Les pourparlers entre le Liban et Israël, qui avaient été entamés sur la base des revendications libanaises officielles enregistrées en 2011 auprès des Nations unies, en référence au décret 6433/2011 portant sur une zone de 860 km2 délimitée par ce qui a été appelé ligne 23, avaient en effet été interrompus en mai 2021 lorsque la délégation libanaise de négociateurs avait annoncé sa volonté de réclamer un droit supplémentaire sur 1.430 km2 limités par la ligne 29, coupant en deux le champ de Karish qui, selon l’État hébreu, se trouve dans sa zone économique exclusive reconnue par l’ONU. Mais pour être officialisée, cette revendication nécessitait l’amendement du décret 6433/2011, ce qui n’a jamais été fait par le Liban. Lors de la dernière visite de l'émissaire américain Amos Hochstein, les responsables libanais lui avaient communiqué une nouvelle proposition consistant à élargir la ligne 23 pour inclure la totalité du champ maritime de Cana dans l'espace maritime libanais. M. Hochstein, qui accompagne le président américain Joe Biden dans sa tournée actuelle au Proche-Orient, devrait faire état de nouveaux développements au niveau israélien au sujet de la frontière maritime avec son voisin libanais.

Le groupe parlementaire du Hezbollah a appelé jeudi à utiliser "toutes les options possibles" face à Israël, dans le cadre du litige sur la délimitation de la frontière maritime du Liban, au lendemain de menaces de guerre lancées contre l'Etat hébreu par le chef du parti chiite, Hassan Nasrallah.Mercredi soir, M. Nasrallah s'est exprimé pour la première fois depuis l'envoi de drones de son parti dans la zone du champ de Karish, au large d'Israël, où une plateforme gazière était arrivée début juin. Ce champ pourrait se trouver dans une zone contestée par le Liban s'il officialise ses revendications maximalistes. Le leader chiite a ainsi prévenu que ces drones "ne sont qu'un début modeste". "L'équation aujourd'hui va au-delà de Karish", a-t-il même assuré. "Si vous (Israël) autorisez les compagnies (pétrolières)...