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Bahreïn dément le mauvais traitement d'un militant de 60 ans détenu


Bahreïn dément le mauvais traitement d'un militant de 60 ans détenu

Des drapeaux du Bahreïn. Photo d'illustration AFP

Le gouvernement de Bahreïn a démenti tout mauvais traitement de ses détenus, après qu'Amnesty International a accusé le royaume du Golfe d'avoir privé de soins médicaux adéquats un militant des droits humains de 60 ans emprisonné et en grève de la faim.

Proche partenaire des Etats-Unis, Bahreïn est régulièrement accusé par les ONG comme les instances internationales de réprimer les défenseurs des droits humains, en particulier depuis le soulèvement populaire qu'a connu le pays durant les Printemps arabes de 2011. "Le gouvernement de Bahreïn a mis en place des garanties en matière de droits humains reconnues au niveau international", a assuré samedi un porte-parole du gouvernement à l'AFP.

"La qualité des soins de santé apportés aux détenus sont les mêmes que celles fournies dans le reste de la société par le système de santé publique", a-t-il indiqué. Jeudi, l'ONG Amnesty International a accusé Bahreïn d'avoir cessé de délivrer les médicaments dont a besoin l'universitaire et militant Abdeljalil al-Singace, membre clé d'un mouvement d'opposition chiite, en détention depuis 11 ans.

Condamné à la prison à vie, M. Singace figure parmi les nombreux militants détenus notamment pour avoir participé aux manifestations antigouvernementales de 2011. "Les autorités bahreïnies doivent le libérer immédiatement", a déclaré dans un communiqué Amna Guellali, directrice adjointe de l'ONG au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

"Elles doivent veiller de toute urgence à ce qu'il reçoive sans délai tous les médicaments dont il a besoin, qu'il ait accès à des soins médicaux adéquats", a-t-elle demandé. En juillet 2021, le militant a cessé de s'alimenter et ne consomme que des liquides pour protester contre ses conditions de détention, des mauvais traitements et la confiscation d'un livre qu'il a écrit en prison.

Selon Amnesty, Abdeljalil al-Singace souffre de "multiples problèmes de santé", dont des maux de tête, un problème à la prostate et de l'arthrite. Les soulèvements populaires de 2011, réclamant une monarchie plus démocratique et représentative, avaient été violemment réprimés par les forces de sécurité, épaulées par le puissant voisin saoudien. Bahreïn a affirmé que l'Iran, pays à majorité chiite, avait entraîné et soutenu les manifestants, afin de renverser le gouvernement de Manama, une accusation que Téhéran dément.


Le gouvernement de Bahreïn a démenti tout mauvais traitement de ses détenus, après qu'Amnesty International a accusé le royaume du Golfe d'avoir privé de soins médicaux adéquats un militant des droits humains de 60 ans emprisonné et en grève de la faim.Proche partenaire des Etats-Unis, Bahreïn est régulièrement accusé par les ONG comme les instances internationales de réprimer les...