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Dernières Infos - Crise au Liban

Le ministre sortant des Déplacés insiste sur le rapatriement des réfugiés syriens

Le ministre sortant des Déplacés insiste sur le rapatriement des réfugiés syriens

Le directeur régional du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Ayaki Ito (c), rencontrant des réfugiés syriens à Miniyé, au Liban-nord. Photo UNHCR

Le ministre libanais sortant des Déplacés, Issam Charafeddine, a confirmé mercredi que "le Liban suivra le plan de retour des réfugiés syriens dans leur pays, quelle que soit la position du HCR", après que l'agence des Nations unies pour les réfugiés a déclaré qu'elle ne faisait partie d'aucune négociation visant à rapatrier les réfugiés dans leur pays d'origine en proie aux conflits.

Voici ce que nous savons :

- M. Charafeddine a déclaré qu'il se rendrait en visite officielle en Syrie dans le courant du mois de juillet pour discuter de la question du rapatriement avec les autorités syriennes, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

- Les commentaires du ministre font suite à la déclaration du HCR, mardi, selon laquelle il ne faisait partie d'aucune négociation ni d'aucun projet de retour en masse des réfugiés du Liban vers la Syrie. M. Charafeddine a annoncé lundi que les responsables libanais travaillent sur un plan visant à rapatrier 15 000 réfugiés syriens chaque mois.

- Il a ajouté mercredi que le rapatriement sera "sûr et digne", soulignant que "des abris seront créés pour les personnes déplacées dans leurs villages en Syrie".

- Le ministre sortant a également indiqué que "le HCR n'a pas accepté un certain nombre de points qui ont été mis en avant, y compris la demande de suspension des paiements des aides", estimant que la position du HCR est "politique."

- "Le HCR ne fait actuellement pas partie des négociations tripartites sur les retours ou toute forme de planification des retours au Liban", a déclaré un porte-parole de l'agence dans le communiqué publié hier, ajoutant que l'organisme onusien "continue d'appeler le gouvernement libanais à respecter le droit fondamental de tous les réfugiés à un retour volontaire, sûr et digne, ainsi que le principe de non-refoulement."

- Des groupes de défense des droits, tels qu'Amnesty International et Human Rights Watch, ont déclaré que la Syrie n'était pas "sûre pour le retour", détaillant les abus que les Syriens risquent en rentrant dans leur pays, dans des rapports en 2021. Ces rapports ont corroboré le fait que, bien que les conflits aient diminué, "les arrestations arbitraires, la détention, la torture et les mauvais traitements, les disparitions involontaires ou forcées, le viol et la mort" sont toujours monnaie courante en Syrie.


Le ministre libanais sortant des Déplacés, Issam Charafeddine, a confirmé mercredi que "le Liban suivra le plan de retour des réfugiés syriens dans leur pays, quelle que soit la position du HCR", après que l'agence des Nations unies pour les réfugiés a déclaré qu'elle ne faisait partie d'aucune négociation visant à rapatrier les réfugiés dans leur pays d'origine en proie aux...