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Culture - Festivals

Jazz à Juan : à 80 ans, une première « exaltante » pour Paul Anka

Jazz à Juan : à 80 ans, une première « exaltante » pour Paul Anka

Bain de foule pour Paul Anka lors de son concert au Forum de Beyrouth, en 2009. Photo Wassim Daou

« Chanter là où tant de grands musiciens ont joué, c’est exaltant » : Paul Anka, le créateur d’origine libanaise de My Way, a attendu ses 80 ans pour enfin se produire à Juan (Alpes-Maritimes), où sont aussi programmés George Benson, Herbie Hancock ou encore Gilberto Gil.

« J’ai une très longue relation avec la France, et les Français et leur musique. Venir enfin à Juan-les-Pins, ce sera un moment intense », a confié la star nord-américaine dans un entretien depuis Los Angeles. « Je connais beaucoup de festivals dans le monde. Juan figure certainement dans le top 3 », a ajouté l’auteur de Diana ou Destiny qui, en 1969, a adapté Comme d’habitude de Claude François, repris ensuite par Frank Sinatra.

Ce natif d’Ottawa (Canada) qui a vécu tout près, en Italie, dans les années 50, mais n’est « jamais venu à Juan, même en spectateur », succédera en effet le 8 juillet dans la Pinède Gould à des monstres tels Charles Migus, Miles Davis ou Ray Charles. Paul Anka avait donné son premier concert au Liban le 7 mars 1998 au Beirut Hall, à Sin el-Fil. Ce jour-là, celui qui aimait se présenter comme « Boulos Aanka » s’était dit « enchanté à la perspective de fouler le sol de (ses) ancêtres et de rencontrer pour la première fois le public libanais ». Il avait ajouté qu’il ne manquerait pas « d’aller (se) recueillir sur les tombes familiales à Kfar Michki dans la Békaa-Ouest ». Lors d’un second concert au Forum de Beyrouth fin juillet 2009, il avait avoué que sa fameuse chanson Diana était dédiée en 1957 à une certaine Diana Ayoub qui lui avait brisé le cœur.

« Proche de Charles Aznavour, Gilbert Bécaud, Johnny Hallyday » et Michel Legrand, « l’un des plus grands auteurs », mais aussi de Michel Colombier, compositeur et arrangeur (de Gainsbourg ou Polnareff), « avec qui j’ai travaillé sur plusieurs albums », Paul Anka, qui ne choisira son répertoire « qu’une semaine avant » son concert à Juan, a cependant une petite idée de ce qu’il souhaite réserver au public.

Paul Anka lors de son concert au Forum de Beyrouth, en 2009. Photo Wassim Daou

« My Way »

« Je vais chanter des classiques, My Way, bien sûr, du jazz ainsi qu’un hommage à Sammy Davis Junior, cher au public français, et quelques-uns des premiers succès qui m’ont permis de venir en France très jeune, comme Diana et Destiny », a ajouté le Canadien qui « parlait français à la maison » avec ses parents francophones nés au Liban et en Syrie.

Plus occupé que jamais, Paul Anka, qui confie encore être « amoureux » des films de Claude Chabrol et de Roger Vadim, « termine un nouvel album, une émission de télévision qui sera diffusée dans quatre ou cinq mois, et la préproduction d’un documentaire sur ma vie que va réaliser une société de production ».

Figure incontournable du jazz, initié par Wes Montgomery, guitariste de Miles Davis en 1967, sur l’album Miles in the Sky, George Benson rend de son côté le 6 juillet une dixième visite à Juan depuis sa première apparition en 1964.

Stakhanoviste de la scène avec une centaine de concerts par an, l’auteur du mythique Give Me the Night reste sur un album-hommage à deux récents disparus, Chuck Berry et Fats Domino, paru en 2019.

Aujourd’hui âgé de 79 ans, le guitariste de Pittsburgh aura comme d’habitude dans sa loge, selon une source proche, du rôti de bœuf, du jambon et de la pastèque, du jus de cerise et de canneberge, mais aussi « une bouteille de champagne brut rosé de la plus haute qualité ».

Pour sa 61e édition, le Festival d’Antibes Juan-les-Pins, créé en 1960 en hommage à un célèbre Antibois d’adoption, Sidney Bechet, se veut résolument jazz avec Rhoda Scott (le 8 juillet), Diana Krall (le 17) ou encore Herbie Hancock (le 18), mais élargit aussi sa gamme avec le chanteur de soul américain John Legend (le 10) et l’Irlandais Van Morrison (le 13 juillet).

AFP avec « L’OLJ »


« Chanter là où tant de grands musiciens ont joué, c’est exaltant » : Paul Anka, le créateur d’origine libanaise de My Way, a attendu ses 80 ans pour enfin se produire à Juan (Alpes-Maritimes), où sont aussi programmés George Benson, Herbie Hancock ou encore Gilberto Gil. « J’ai une très longue relation avec la France, et les Français et leur musique. Venir...

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