Rechercher
Rechercher

Sport - Football

Les Gallois brisent le rêve ukrainien de Mondial

Émirats arabes unis, Australie et Pérou en lutte pour un des deux derniers billets qualificatifs à la Coupe du monde au Qatar.

Les Gallois brisent le rêve ukrainien de Mondial

Dimanche soir, en finale des barrages de la zone Europe pour le Mondial 2022 de football, le pays de Galles a éteint (1-0) le rêve fou de l’Ukraine de se rendre au Qatar en fin d’année (21 novembre-18 décembre). Geoff Caddick/AFP

Le rêve aura été aussi fou que la fin est cruelle : sur un but contre son camp, l’Ukraine a été battue (0-1) par le pays de Galles dimanche soir, en finale des barrages de la zone Europe pour le Mondial 2022 de football au Qatar (21 novembre-18 décembre). Portés par tout un peuple, mais aussi par l’immense élan de sympathie international pour un pays qui souffre depuis plus de trois mois des destructions et des morts causées par l’invasion russe, les bleu et jaune ne verront pas le Qatar. Au contraire du pays de Galles qui, une fois passé l’hymne adverse respecté et applaudi comme jamais, n’a pas perdu de vue l’enjeu sportif et son objectif de décrocher sa place au Mondial pour la première fois depuis 1958. Au Qatar, les Gallois rejoindront un groupe B très anglophone avec leurs voisins anglais, les États-Unis et l’Iran, pour offrir à leurs leaders historiques Gareth Bale et Aaron Ramsey une dernière aventure dans la plus belle des compétitions internationales.

En outre, qui les tenants du titre français rencontreront-ils pour leur premier match au Qatar le 22 novembre ? Après la qualification du pays de Galles pour la première Coupe du monde de l’histoire dans un pays arabe, il ne reste plus que deux billets à décrocher. Le premier reviendra au vainqueur du barrage intercontinental Asie-Amérique du Sud : derniers candidats, les Émirats arabes unis et l’Australie s’affrontent cette nuit, le vainqueur jouant ensuite sa place face au Pérou le 13 juin. L’heureux élu sera versé dans le groupe D comprenant, outre les champions du monde français, les Danois et les Tunisiens. Le dernier billet, lui, se jouera entre le Costa Rica et la Nouvelle-Zélande, qui se départageront le 14 juin pour une place dans le relevé groupe E, avec l’Espagne, l’Allemagne et le Japon. Ces trois dernières rencontres de la longue campagne de qualification pour la Coupe du monde ont lieu au Qatar.

Ligue des nations : souviens-toi, l’été dernier

Presque un an après le huitième de finale du dernier Euro remporté par l’Angleterre contre l’Allemagne (2-0) à Wembley, les deux pays se retrouvent cette nuit à Munich en Ligue des nations, en quête de certitudes à cinq mois du Mondial. La Mannschaft tenue en échec par l’Italie (1-1), les Three Lions battus en Hongrie (1-0) pour la première journée de la compétition : les deux sélections peinent à trouver de la régularité dans leurs performances, faisant – pour le moment – plus figure d’outsiders que de favoris au Qatar.

Il y a quasiment un an, leur duel de l’Euro avait été un tournant pour les deux équipes. Un « petit » tournant pour les Anglais, qui avaient commencé à réellement croire en leur chance de sacre continental en sortant leur bête noire historique, mais surtout un tournant « majeur » pour l’Allemagne qui avait dit adieu ce jour-là à Joachim Löw, avec qui elle avait écrit quelques-unes de ses plus belles pages. Les Anglais, vainqueurs sur des buts de Raheem Sterling et Harry Kane, avaient notamment survécu à quelques grosses occasions allemandes et cette victoire – la seconde seulement en phase finale d’un grand tournoi contre les Allemands depuis 1966, après un succès en poules à l’Euro 2000 – avait servi de déclic. L’Angleterre avait ensuite écrasé l’Ukraine en quarts (4-0), renversé le Danemark en demies (2-1 après prolongation), avant de buter sur l’Italie en finale (1-1 après prolongation, 3-2 aux tirs au but).

Mais depuis, la sélection de Gareth Southgate semble tâtonner. Il y a bien eu des succès faciles contre Andorre (4-0 et 5-0), l’Albanie (5-0) ou Saint-Marin (10-0) en éliminatoires pour le Mondial, mais l’animation offensive est souvent défaillante contre des adversaires plus relevés, comme en Hongrie. Les nuls contre ce même adversaire à Wembley (1-1) ou en Pologne (1-1), avaient été du même acabit que le match raté de samedi dernier. Gareth Southgate a admis après le match ses propres incertitudes : « Lors de ces quatre matches (de Ligue des nations), on doit essayer de trouver l’équilibre entre voir de nouvelles choses, tester des joueurs et essayer de gagner. Peut-être qu’aujourd’hui, je n’ai pas trouvé le bon équilibre. »

Le stade de Munich, où les Three Lions avaient infligé un cinglant 5-1 aux Allemands, en éliminatoires pour le Mondial, inspirera-t-il les attaquants anglais ? Ils trouveront en tout cas face à eux des Allemands invaincus depuis dix matches et l’arrivée de Hansi Flick sur leur banc, après l’Euro. L’ancien adjoint de Joachim Löw peut même se targuer d’avoir établi un nouveau record pour les débuts d’un sélectionneur de la Mannschaft avec huit victoires consécutives et deux matches nuls. Si cette série a rendu à l’Allemagne une certaine confiance après l’élimination de l’Euro, elle ne dit cependant rien du niveau réel des quadruples champions du monde. Les huit victoires ont été acquises contre des adversaires de second niveau. Et les confrontations avec des pays du top 10 du classement FIFA ont démontré les carences du onze de Flick : 1-1 contre les Pays-Bas en mars, et 1-1 samedi dernier contre une Italie inexpérimentée avec six néophytes. Ce match nul en Italie, a reconnu Flick, « n’était pas au niveau de nos ambitions ». « Il nous a manqué de l’intensité, de la coordination, également en défense (...). Nous avons plus de qualité que cela, il nous a manqué aussi de la précision », a souligné le technicien, qui s’appuie sur une forte ossature du Bayern Munich, avec le capitaine Manuel Neuer et l’inusable Thomas Müller.

Malgré leurs échecs lors des deux derniers grands tournois (élimination au 1er tour au Mondial 2018 et en 8es de finale à l’Euro), les Allemands continuent de croire en leurs chances pour le titre mondial. Avec des matches contre ses adversaires en finales des Mondiaux de 1982 avec l’Italie, de 1966 avec l’Angleterre et de 1954 avec la Hongrie, la Mannschaft est renvoyée à son prestigieux passé pendant ce 1er tour de la Ligue des nations, qui dira si elle est enfin capable de se hisser au niveau de ses ambitions.

Espagne et Portugal

L’Espagne sur le gong ! Après son nul (1-1) contre le Portugal jeudi dernier, la Roja a arraché un nul inespéré (2-2) à Prague contre la République tchèque dimanche soir, pour la 2e journée de la Ligue des nations, et pointe à la 3e place du groupe B. De son côté, le Portugal a étrillé la Suisse (4-0) à Lisbonne, dans un match où Cristiano Ronaldo s’est offert un doublé après une longue disette en sélection. À l’issue de cette 2e journée, c’est le Portugal qui prend la tête de ce très relevé groupe B avec 4 points, le même total que la République tchèque. Jeudi soir, le Portugal recevra les Tchèques dans le cadre de la 3e journée, de nouveau au stade José Alvalade, alors que dans le même temps, l’Espagne affrontera la Suisse à Genève.

Source : AFP

Le rêve aura été aussi fou que la fin est cruelle : sur un but contre son camp, l’Ukraine a été battue (0-1) par le pays de Galles dimanche soir, en finale des barrages de la zone Europe pour le Mondial 2022 de football au Qatar (21 novembre-18 décembre). Portés par tout un peuple, mais aussi par l’immense élan de sympathie international pour un pays qui souffre depuis plus de trois mois des destructions et des morts causées par l’invasion russe, les bleu et jaune ne verront pas le Qatar. Au contraire du pays de Galles qui, une fois passé l’hymne adverse respecté et applaudi comme jamais, n’a pas perdu de vue l’enjeu sportif et son objectif de décrocher sa place au Mondial pour la première fois depuis 1958. Au Qatar, les Gallois rejoindront un groupe B très anglophone avec leurs voisins anglais, les...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut