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Économie - Crise

La BM prolonge d’un an son programme d’aide au Liban

La BM prolonge d’un an son programme d’aide au Liban

Si la situation continue à se détériorer, la Banque mondiale estime que le PIB réel du Liban se contractera de 6 % cette année. Photo M.A.

Il y a une dizaine de jours, la Banque mondiale publiait un rapport de 84 pages dans lequel elle dressait un bilan de son programme d’aide au Liban intitulé « Cadre de partenariat pays » (CPF), allant de 2017 à 2022. L’institution internationale y a également annoncé sa prolongation d’un an, en raison des nombreuses crises que traverse le pays (économique, financière et sanitaire).

Durant ces années de crises, les objectifs de la BM ont été modifiés, la poussant à annuler certains projets « sous-performants » et à allouer ses ressources à d’autres priorités « nouvellement identifiées », notamment une aide en équipements et en vaccins fournie aux hôpitaux du pays pour lutter contre le Covid-19 ; un programme de transfert d’argent aux familles les plus pauvres (depuis mars 2022) ; un soutien aux PME touchées par la pandémie et explosion meurtrière au port de Beyrouth le 4 août 2020, qui a ravagé plus de la moitié de la capitale. Le CPF œuvre ainsi à être plus centré sur les personnes, la Banque mondiale ayant décidé de s’orienter plutôt vers un nombre restreint de secteurs d’aide « qui bénéficient directement aux plus pauvres et aux plus vulnérables ».

Trois scénarios d’ici à octobre

Les résultats du programme ont, eux, été « modestes sur plusieurs fronts en raison des défis de gouvernance et de l’inaction politique délibérée de la classe politique ». Ce n’est pas la première fois que la BM qualifie l’inaction des politiciens de « délibérée », allant jusqu’à intituler son rapport sur le Liban en décembre 2020 de « Dépression délibérée ». Le directeur régional pour le Moyen-Orient de la Banque mondiale, Saroj Kumar Jha, a enfoncé le clou dans le communiqué de presse publié en marge de ce rapport : « Malgré les premiers avertissements, le Liban a perdu un temps précieux et de nombreuses opportunités pour adopter une voie de réforme de son système économique et financier. Le coût de l’inaction est colossal, non seulement sur la vie quotidienne des citoyens mais aussi sur l’avenir du peuple libanais. »

Dans son rapport, la BM estime que jusqu’à octobre, date de l’élection

présidentielle, le Liban pourrait passer dans trois scénarios différents : un blocage politique, un consensus minimal ou un changement politique. Dans le premier cas, la situation continuera à se détériorer. Dans le deuxième, certaines décisions pourraient être prises et mises en place, mais les réformes les plus importantes ne seront pas incluses. Enfin, dans le dernier cas, les groupes « émergents », qui ne sont pas nommés, parviennent à « augmenter leur influence politique », sans plus de détails.

Si la situation continue à se détériorer, la Banque mondiale a estimé que le PIB réel se contractera de 6 % cette année.

Il y a une dizaine de jours, la Banque mondiale publiait un rapport de 84 pages dans lequel elle dressait un bilan de son programme d’aide au Liban intitulé « Cadre de partenariat pays » (CPF), allant de 2017 à 2022. L’institution internationale y a également annoncé sa prolongation d’un an, en raison des nombreuses crises que traverse le pays (économique, financière et sanitaire). Durant ces années de crises, les objectifs de la BM ont été modifiés, la poussant à annuler certains projets « sous-performants » et à allouer ses ressources à d’autres priorités « nouvellement identifiées », notamment une aide en équipements et en vaccins fournie aux hôpitaux du pays pour lutter contre le Covid-19 ; un programme de transfert d’argent aux familles les plus pauvres (depuis mars...
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