La Coupe du monde 2022 de football attend ses ultimes participants : les trois derniers billets pour le Mondial vont être attribués début juin via des barrages organisés en Europe et au Qatar, qui pourraient permettre à l’Ukraine, ébranlée par la guerre, d’arracher une qualification hautement symbolique.
D’ici au 14 juin, cinq matches de barrages vont s’enchaîner pour décerner ces trois tickets pour le tournoi final au Qatar (21 novembre-18 décembre). Deux rencontres en zone Europe puis une en zone Asie, suivies de deux barrages intercontinentaux impliquant notamment le vainqueur de ce duel asiatique. En Europe, les autres barrages ont déjà eu lieu en mars, avec notamment l’élimination de l’Italie, championne d’Europe en titre, mais celui impliquant les Ukrainiens avait dû être reporté, un mois seulement après le début de l’offensive russe en Ukraine.
Depuis, la Zbirna (surnom de la sélection ukrainienne) a pu organiser un stage en Slovénie pour se préparer à affronter l’Écosse, avec une demi-finale de barrage prévue demain mercredi dans la nuit à Glasgow sur match unique. En cas de succès, les Ukrainiens brigueront une place au Mondial sur une nouvelle rencontre couperet : une finale de barrages programmée dimanche prochain dans la nuit à Cardiff, face au pays de Galles. « Avant ce match contre l’Écosse, nous devons rejeter toute pensée parasite », a commenté l’expérimenté gardien ukrainien Andriy Pyatov, âgé de 37 ans. « Mais nous lisons les nouvelles, nous appelons nos familles et amis et nous connaissons la situation dans le pays. C’est pourquoi les choses sont différentes, jour après jour. Parfois, c’est normal, parfois, on est soucieux, parce que les roquettes continuent de voler », a-t-il ajouté, cité sur le site internet de sa fédération.
L’équipe qui sortira victorieuse de ces ultimes barrages en zone Europe sera versée dans le groupe B à la Coupe du monde, avec l’Angleterre, les États-Unis et l’Iran. La confrontation entre l’Australie et les Émirats arabes unis, dans la nuit du mardi 7 juin à Doha (Qatar), doit déterminer l’identité de l’équipe de la zone Asie qualifiée pour un barrage intercontinental six jours plus tard contre le cinquième de la zone sud-américaine, à savoir le Pérou, le 13 juin. L’équipe de France, championne du monde en titre, suivra tout particulièrement cet enchaînement de matches : Australiens, Émiratis ou Péruviens seront les premiers adversaires des Bleus en novembre au Qatar, versés dans le groupe D avec également le Danemark et la Tunisie. Enfin, le 14 juin, le Costa Rica, quart-de-finaliste surprise au Mondial 2014, défiera la Nouvelle-Zélande pour le gain de l’ultime billet qualificatif, complétant le plateau de 32 nations appelées à se disputer le titre suprême. Ticos ou Kiwis (surnoms respectivement des Costaricains et des Néo-Zélandais) iront rejoindre le groupe E du Mondial, une poule particulièrement relevée où figurent l’Espagne, l’Allemagne et le Japon.
Les 29 équipes déjà qualifiées
Vingt-neuf des 32 tickets pour le prochain Mondial ont déjà trouvé preneur avant le début des barrages demain.
– Zone Afrique : Ghana, Sénégal, Tunisie, Maroc, Cameroun.
– Zone Amérique du Sud : Brésil, Argentine, Équateur, Uruguay.
– Zone Amérique du Nord et centrale : Canada, États-Unis, Mexique.
– Zone Asie : Qatar (pays hôte), Iran, Corée du Sud, Japon, Arabie saoudite.
– Zone Europe : Danemark, Allemagne, France, Belgique, Croatie, Espagne, Serbie, Angleterre, Suisse, Pays-Bas, Pologne, Portugal.
Source : AFP

