Tous les carburants ont affiché des prix en hausse hier matin au Liban, selon le barème publié par le ministère de l’Énergie et de l’Eau. Les 20 litres d’essence à 95 et 98 octane coûtent désormais 462 000 et 472 000 livres, soit une hausse respective de 8 000 livres et 9 000 livres. La même quantité de diesel voit son prix bondir de 30 000 livres pour atteindre 521 000 livres. La bonbonne de gaz domestique se vend, elle, à 329 000 livres après une hausse de 15 000 livres. Enfin, le prix en dollar du kilolitre de mazout utilisé par les propriétaires de générateurs privés est passé à 1 007 dollars, alors qu’il était à 993 dollars il y a 10 jours, en sus des traditionnels 325 000 livres de frais de transport par kilolitre.
Commentant ces nouveaux prix, le porte-parole des propriétaires de stations-service au Liban, Georges Brax, a affirmé que cette hausse est due au recul des exportations pétrolières russes, qui a atteint 7,5 % depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février dernier. Il explique également que la situation sécuritaire instable en Libye a conduit à la fermeture de deux raffineries essentielles. Ainsi, le prix du baril avoisine les 114 dollars sur les cours mondiaux, alors qu’il gravitait autour de 100 dollars la semaine dernière, a-t-il ajouté. Les prix des carburants augmentent donc au Liban malgré la baisse du taux de change dollar/livre sur la plateforme Sayrafa de la Banque du Liban, adopté pour assurer 100 % du coût des importations de carburants. Selon le syndicaliste, le dollar se vendait, lors de la mise en place du nouveau barème, à 22 200 livres contre 22 250 au préalable.

